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Monographie


Dictionnaire / Encyclopédie


Collectif


Article


Revue / Périodique


Thèse

3. Possibilités manipulatoires de la sphère

      3.1. Vous pouvez la faire tourner dans tous les sens

      3.2. Vous pouvez la zoomer et la dézoomer

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Nuage de mots-clés associé à : Loi
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    NOTICES

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    Monographie

    Dernières pensées

    Henri POINCARÉ
    Éditeur : Flammarion - 1963


    Monographie

    L’Épistémologie

    Antoinette VIRIEUX-REYMOND
    Éditeur : Presses Universitaires de France - 1966


    Monographie

    Scientific discovery. Computational explorations of the creative processes

    Herbert Alexander SIMON, Pat LANGLEY, Gary L. BRADSHAW, Jan M. ZYTKOW
    Éditeur : The MIT Press - 1987


    Monographie

    Les Fondements de l’arithmétique. Recherche logico-mathématique sur le concept de nombre

    Gottlob FREGE
    Éditeur : Seuil - 1970


    Collectif

    La Querelle du déterminisme. Philosophie de la science d’aujourd’hui

    Sous la direction de Krzysztof POMIAN
    Éditeur : Gallimard - 1990


    Monographie

    Un univers différent

    Robert B. LAUGHLIN
    Éditeur : Fayard - 2005


    Monographie

    Lois et symétrie

    Bastiaan C. VAN FRAASSEN
    Éditeur : Vrin - 1994


    Monographie

    Cause, loi, hasard en biologie

    Michel DELSOL
    Éditeur : Vrin - 1985


    Monographie

    Que peut la philosophie des sciences ?

    Anne-Françoise SCHMID
    Éditeur : Pétra - 2001


    Monographie

    Laws and Symmetry

    Bastiaan C. VAN FRAASSEN
    Éditeur : Oxford University Press - 1989


    Article

    Loi et causalité

    Michel GUTSATZ

    Sous la direction de Isabelle STENGERS
    Dans D’une science à l’autre : des concepts nomades - 1987


    Article

    Thérapie systémique, prédictibilité et hasard. De la loi à l’événement

    Mony ELKAÏM

    Sous la direction de Ilya PRIGOGINE, Jacques REVEL
    Dans L’Homme devant l’incertain - 2001


    Article

    Sur l’épistémologie du hasard dans les sciences sociales. Invariance des lois et vérification des prédictions

    Benoît B. MANDELBROT

    Sous la direction de Jean PIAGET
    Dans Logique et connaissance scientifique - 1967


    Article

    Loi, histoire ... et désertion

    Ilya PRIGOGINE

    Sous la direction de Krzysztof POMIAN
    Dans La Querelle du déterminisme. Philosophie de la science d’aujourd’hui - 1990


    Article

    Schlick et les lois de la nature : instrumentalisme ou réalisme ?

    Delphine CHAPUIS-SCHMITZ

    Sous la direction de Thierry MARTIN
    Dans Le Tout et les parties dans les systèmes naturels : écologie, biologie, médecine, astronomie, physique et chimie - 2007


    Article

    Biologie des systèmes et recherche des lois générales

    Evelyn Fox KELLER

    Sous la direction de Jean-Jacques KUPIEC, Franck VARENNE, Marc SILBERSTEIN, Guillaume LECOINTRE
    Dans Matière première. Revue d’épistémologie et d’études matérialistes - 2008


    Article

    Conventions et lois de la science d’après Angèle Kremer-Marietti

    Hamdi MLIKA

    Sous la direction de Abdelkader BACHTA
    Dans Épistémologie et philosophie des sciences - 2010


    Article

    The Operationalization of General Hypotheses versus the Discovery of Empirical Laws in Psychology

    Stéphane VAUTIER

    Sous la direction de Gerhard HEINZMANN, Michel BASTIT
    Dans Philosophia Scientiae. Travaux d'histoire et de philosophie des sciences - 2011


    Monographie

    Expliquer la vie : De l'âme à la molécule

    André PICHOT
    Éditeur : Éditions Quae - 2011


    Monographie

    Berkeley et la chimie : Une philosophie pour la chimie au XVIIIe siècle

    Luc PETERSCHMITT
    Éditeur : Classiques Garnier - 2011


    Article

    L'ordre de la nature

    Ali BENMAKHLOUF

    Sous la direction de Michel WEBER, Guillaume DURAND
    Dans Les principes de la connaissance naturelle d’Alfred North Whitehead - 2007


    Monographie

    La Physiologie des Lumières  : Empirisme, modèles et théories

    François DUCHESNEAU
    Éditeur : Martinus Nijhoff - 1982


    Monographie

    La Physiologie des Lumières : Empirisme, modèles et théories

    François DUCHESNEAU
    Éditeur : Classiques Garnier - 2012


    Monographie

    La Géométrisation de la physique

    Georges LOCHAK
    Éditeur : Flammarion - 2013


    Article

    Deterministic Chance

    Luke GLYNN

    Sous la direction de Steven FRENCH, Michela MASSIMI
    Dans The British Journal for the Philosophy of Science - 2010


    Collectif

    Problèmes théoriques et pratiques en biologie évolutionnaire : 4e conférence Duhem de la SPS

    Jean GAYON, Isabelle OLIVIERI
    Sous la direction de Thierry MARTIN
    Éditeur : Presses Universitaires de Franche-Comté - 2015


    Monographie

    Les Degrés de l'organique et l'Homme : Introduction à l'anthropologie philosophique

    Helmuth PLESSNER
    Éditeur : Gallimard - 2017


    MONOGRAPHIE

    Dernières pensées

    • Pages : 220
    • Collection : Nouvelle Bibliothèque scientifique
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : 4e édition
    • Ville : Paris
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 26-09-2015

    Résumé :

    Français

    Réunis sous le titre Dernières pensées, les articles et conférences (extraits de diverses revues) qui forment ce recueil constituent le quatrième volume des ouvrages de philosophie scientifique de Henri Poincaré. Écrits durant les dernières années de sa vie, entre 1909 et 1912, seuls neuf textes composaient alors la première édition. Lors de la seconde édition de 1926, quelques autres textes plus anciens y ont été insérés sous forme d’un «Appendice» en fin de volume. – «La Logique de l’Infini» (texte de juillet 1909), Revue de Métaphysique et de Morale, 17e année, juillet 1909, pp. 461-482; – «La Morale et la Science», Foi et Vie, 13e année, 1er juin 1910, pp. 323-329; Questions du Temps présent, Paris, 1910, pp. 49-69; et Revue de Jean Finot, Paris, vol. 86, 1er juin 1910, pp. 289-302. – «L’évolution des lois», Scientia, Rivista di scienza, Bologne, vol. 9, IV, 1911, pp. 275-292; – «Le rapport de la Matière et de l’Éther», Journal de Physique Théorique et Appliquée, 5e série, t. 2, 1912, pp. 347-360; – «La Logique de l’Infini» (texte du 3 mai 1912), Scientia, vol. 12, n° XXIV, 1912, pp. 1-11; – «L’Espace et le Temps», Ibid., vol. 12, n° XXV, 1912, pp. 159-170; – «L’hypothèse des Quanta«, Revue scientifique, Revue Rose, 50e année, 1re semaine, 24 février 1912, pp. 225-232; – «L’union pour l’éducation morale», Le Parthénon, 2e année, vol. 12, n° du 5 juillet 1912, pp. 545-549; – «Pourquoi l’espace a trois dimensions», Revue de Métaphysique et de Morale, 20e année, n° 4, juillet 1912, pp. 483-504. – Appendice : «Les fondements de la Géométrie», Journal des Savants, mai 1902, pp. 252-271; – «Cournot et les principes du calcul infinitésimal», Revue de Métaphysique et de Morale, 13e année, 1905, pp. 293-306; – «Le libre examen en matière scientifique», Revue de l’Université de Bruxelles, décembre 1909 [non paginé]; «Le démon d’Arrhénius», extrait du volume Hommage à Louis Ollivier, Paris, 26 septembre 1911, in 4 jesus, pp. 281-287. M.-M. V.

     

    MONOGRAPHIE

    L’Épistémologie

    • Pages : 144
    • Collection : Initiation philosophique
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    • Ville : Paris
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 26-09-2015

    Résumé :

    Français

    L’objet de cette courte étude est de circonscrire le domaine d’investigation propre à l’épistémologie, de saisir l’essentiel des méthodes auxquelles les sciences ont recours et de voir sur quels principes elles s’appuient. Ces méthodes (axiomatique, inductive et déductive, expérimentale) ne sont pas pour autant exemptes de défaut. En ce sens, tout jugement est appréciatif : à chaque nouveau jugement, la raison doit manifester le triple pouvoir d’appréciation, de coordination et de déduction qui la définit, aussi loin que les automatismes et les formalisations puissent être poussés. – Avant-propos. – Chapitre I. L’épistémologie; – II. Invariants et structures formelles; – III. Établissement des faits et des théories scientifiques (Méthodes de recherche du fait scientifique); – IV. Principes, lois, heuristique et progrès scientifiques; – V. Introduction à l’épistémologie contemporaine. – Conclusion. M.-M. V.

     

    MONOGRAPHIE

    Scientific discovery. Computational explorations of the creative processes

    • Pages : IV-357
    •  
    • Support : Print
    • Edition : Original
    • Ville : Cambridge, Mass.
    •  
    • ISBN : 0-262-62052-9
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 30-09-2015

    Résumé :

    Anglais

    This book examines the nature of scientific research : reviews the arguments for and against a normative theory of discovery; describes the evolution of the BACON programs, which discover quantitative empirical laws and invent new concepts; presents programs that discover laws in qualitative and quantitative data; and ties the results together, suggesting how a combined and extended program might find research problems, divise new instruments, and invent appropriate problem representations. Numerous prominent historical exemples of discoveries in physics and chemistry are used as tests for the programs and anchor the discussion concretely in the history of science. – I. Introduction to the theory of scientific discovery : 1, What is scientific discovery ?; 2, On the possibility of a normative theory of discovery; – II. The Bacon programs : 3, Discovering quantitative empirical laws; 4, Intrinsic properties and common divisors; 5, Symmetry and conservation; – III. Qualitative laws and models : 6, Discovering qualitative laws; 7, Constructing componential models; 8, Formulating structural models; – IV. Putting the picture together : 9, An integrated view of law discovery; 10, Discovering problems and representations; 11, Envoi. M.-M. V.

     

    MONOGRAPHIE

    Les Fondements de l’arithmétique. Recherche logico-mathématique sur le concept de nombre

    • Année : 1970
    • Éditeur : Seuil
    • Pages : 235
    • Collection : L’Ordre philosophique
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Traduction de l’allemand
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 2-02-002736-4
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 05-10-2015

    Résumé :

    Français

    Ce texte de 1884 a connu une deuxième édition en 1934 (Breslau), et une troisième en 1950 (Oxford), accompagnée de la traduction anglaise de J. L. Austin. – Les Fondements de l’arithmétique sont aujourd’hui encore un ouvrage capital. La première définition logique du nombre cardinal y est donnée. Pour ce faire, Frege élabore une théorie extensionnelle du concept, ce qui implique, au plan philosophique, une critique minutieuse de l’empirisme, de l’abstraction au sens classique et du criticisme kantien. Le raisonnement s’articule du même coup à une théorie générale des fonctions qui constitue un progrès analogue à celui qu’accomplissait Dedekind à la même époque, au plan mathématique, sous le titre de théorie des applications, et qui ébauchait la substance d’une théorie «naïve» des ensembles. – Introduction. – Chap. 1, «Opinions de quelques auteurs sur la nature des propositions arithmétiques» : 1, Les formules numériques sont-elles démontrables ?; 2, Les lois de l’arithmétique sont-elles des vérités inductives ?; 3, Les lois de l’arithmétique sont-elles synthétiques a priori ou analytiques ?. – Chap. 2, «Opinions de quelques auteurs sur le concept de nombre cardinal» : 1, Le nombre cardinal serait-il une propriété des choses externes ?; 2, Le nombre serait-il subjectif ?; 3, Le nombre cardinal serait-il un ensemble ?. – Chap. 3, «Quelques opinions sur l’unité et sur l’un» : 1, Le terme «un», en tant que numéral, exprime-t-il une propriété des objets ?; 2, Les unités sont-elles identiques entre elles ?; 3, Divers auteurs ont tenté de résoudre cette difficulté; 4, Solution de la difficulté. – Chap. 4, «Le concept de nombre cardinal» : 1, Chaque nombre est un objet indépendant; 2, Qu’il faut déterminer le sens de l’identité numérique si l’on veut obtenir le concept de nombre cardinal; 3, Achèvement et confirmation de notre définition; 4, Les nombres cardinaux infinis. – Chap. 5, «Conclusion» : Les autres nombres. M.-M. V.

     

    COLLECTIF

    La Querelle du déterminisme. Philosophie de la science d’aujourd’hui

    • Pages : 290
    • Collection : Le Débat. Histoire-Politique-Société
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 2-07-071937-5
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 14-10-2015

    Résumé :

    Français

    Depuis les Grecs, la problématique du déterminisme s’est présentée sous quatre formes : – la plus ancienne met au centre les influences astrales dans leurs rapports aux événements sublunaires et aux affaires humaines, – lui succède une focalisation sur la Providence et la prédestination, face aux futurs contingents et au libre-arbitre, puis aux nécessités de la nature, – à cette dernière se superposent une méditation et une recherche sur Dieu, sur les forces et leurs relations réciproques, sur leurs relations avec les âmes et les corps, – enfin, une dernière approche se concentre sur la prévision humaine du comportement futur des individus et des ensembles (ensembles d’hommes, de molécules, d’événements), sur ce qui rend une telle prévision possible et sur ses limites. Le passage d’une forme de déterminisme à une autre va toujours de pair avec un réaménagement du savoir dans son ensemble, et avec l’apparition de nouveaux modèles de théorie et de pratique intellectuelle. Ce rôle de modèles a successivement appartenu à l’astrologie, à la théologie chrétienne, à la physique identifiée à la mécanique et enfin aux applications de la statistique : aux sciences sociales, à la thermodynamique et à la génétique évolutionniste en tant que discipline biologique fondamentale. L’avènement de cette dernière forme de déterminisme résulte d’un renversement de la perspective temporelle, qui de passéiste devient futurocentrique. À cet égard, l’exposé de Laplace doit son importance au fait qu’il s’inscrit à l’aube de cette nouvelle période au cours de laquelle le problème du déterminisme acquiert progressivement une place centrale dans le champ intellectuel. Les controverses au sujet du déterminisme ont donc une signification générale : elles mettent en évidence les fractures des soubassements mêmes du système des savoirs. M.-M. V.

     

    MONOGRAPHIE

    Un univers différent

    • Année : 2005
    • Éditeur : Fayard
    • Pages : 315
    • Collection : Le Temps des sciences
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Traduction de l’américain
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 2-213-62555-7
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 17-10-2015

    Résumé :

    Français

    Professeur de physique à l’Université de Stanford (Ca) depuis 1985, l’A. a été colauréat du prix Nobel de physique pour son travail sur l’effet Hall quantique fractionnaire. – Partant du principe «more is different» (i.e. l’accumulation quantitative devient changement qualitatif), l’ouvrage développe l’idée que les réalités physiques qui nous entourent sont d’abord régies par de puissants principes d’organisation – les lois organisationnelles de l’univers –, et non réduites à ce qui se passe au niveau de l’infiniment petit. L’apparition de ces lois physiques ne résulte pas d’une évolution logique et prévisible des règles microscopiques, mais plutôt d’une rupture qui les met hors jeu, l’émergence soudaine d’ “autre chose” : les grands systèmes ont des propriétés collectives qui disparaissent complètement dès que l’échantillon est trop réduit. On comprend l’utilité de ce point de vue pour éclairer les rapports complexes entre mécanique quantique et physique newtonienne. Le rôle des réalités émergentes dans l’expérimentation sur le monde quantique prend ainsi tout son sens : l’émergence implique en effet qu’une démarche réductionniste ne peut fournir la clé de l’univers, pas plus que ce dernier ne saurait être compris par la pure logique mathématique. La loi physique ne peut être découverte que par l’expérience. – 1. La loi de la frontière; 2. Vivre dans l’incertitude; 3. Mont Newton; 4. Eau, glace et vapeur; 5. Le chat de Schrödinger; 6. L’ordinateur quantique; 7. Vin Klitzing; 8. Trouvé pendant le dîner; 9. La famille nucléaire; 10. Le tissu de l’espace-temps; 11. Le carnaval des babioles; 12. Le Côté Obscur de la Protection; 13. Principes de vie; 14. Guerriers des étoiles; 15. Table de pique-nique au soleil; 16. L’ère de l’émergence. M.-M. V.

     

    MONOGRAPHIE

    Lois et symétrie

    • Année : 1994
    • Éditeur : Vrin
    • Pages : 520
    • Collection : Mathesis
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Traduction de l’anglais
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 2-7116-1218-X
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 20-10-2015

    Résumé :

    Français

    Cet ouvrage est la première tentative philosophique majeure pour reformuler le problème de la connaissance rationnelle dans une autre perspective que celle du consensus tacite de “loi de la Nature”, jusqu’alors prévalent dans la tradition philosophique rationaliste. Posant le caractère irréductible du probabilisme dans la science actuelle, l’A. suggère de faire l’économie du concept de lois de la Nature au profit d’une nouvelle conception de la connaissance et de la formation de l’opinion et des croyances. L’argumentation utilise les ressources de la logique, de l’épistémologie de la physique et de l’histoire de la philosophie pour tracer une voie intermédiaire entre les résurgences actuelles du relativisme sceptique et de ce que Kant appelait la métaphysique dogmatique. – Le livre est organisé selon deux mouvements, – un mouvement critique, et – un mouvement constructif. Chacun se divise selon deux directions, – la critique de la métaphysique, et – la critique de la théorie de la connaissance. – Chap. I, Introduction. – Partie I, «Y a-t-il des lois de la Nature ?» : Chap.II, Qu’est-ce que les lois de la Nature ?; Chap.III, La science idéalisée : la notion de loi chez David Lewis; Chap.IV, Nécessité. Le hasard et les mondes; Chap.V, Universalité. Les fondations naturalistes de la loi. – Partie II, «La croyance peut être rationnelle sans les lois» : Chap.VI, L’inférence à la meilleure explication : le salut par les lois ?; Chap.VII, Vers une nouvelle théorie de la connaissance et de l’opinion; Chap.VIII, Manifeste pour le cas où il n’y aurait pas de lois. – Partie III, «Les symétries comme guides des théories» : Chap.IX, Introduction à l’approche sémantique; Chap.X, Arguments de symétrie dans les sciences et dans la métaphysique; Chap.XI, Les symétries dans la science moderne. – Partie IV, «Les symétries et l’illusion de la probabilité logique» : Chap.XII, Les symétries de la probabilité; Chap.XIII, Les symétries de la cinématique des probabilités. M.-M. V.

     

    MONOGRAPHIE

    Cause, loi, hasard en biologie

    • Année : 1985
    • Éditeur : Vrin
    • Pages : VII-241
    • Collection : Science-Histoire-Philosophie
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 2-7116-9268-X
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 20-10-2015

    Résumé :

    Français

    Issu d’un cours professé à l’Institut Catholique de Lyon, à l’École Pratique des Hautes Études et à l’Université Laval de Québec, cet ouvrage, qui «aurait pu s’intituler : Introduction aux sciences naturelles», est consacré à l’étude des rapports existant entre le hasard et les faits évolutifs, sans prétendre apporter d’éléments nouveaux aux analyses épistémologiques. Philosophe et naturaliste, l’A. entend rappeler certaines idées très classiques en méthodologie des sciences, modernisant ses commentaires par des exemples récents, et préciser ainsi les définitions des concepts d’origine philosophique que l’on utilise couramment aujourd’hui dans les disciplines scientifiques. – La Première Partie («Rappels préliminaires») propose, pour des raisons d’ordre sémantique, une revue de quelques données générales sur les relations entre la science et la philosophie et sur les caractères propres des êtres vivants : Chap. I, Science et philosophie. Essai de définition. Relations entre les deux disciplines; Chap. II, Qu’est-ce qu’un Être Vivant ?. – La Seconde Partie analyse et définit les concepts épistémologiques de «Cause, Loi, Hasard, Fonction en Biologie» : Chap. I, Distinguer, Classer, Créer des Catégories; Chap. II, Diviser les éléments; Chap. III, Décrire les éléments. Essai de synthèse; Chap. IV, Concepts de Cause et de Loi dans les Sciences naturelles; Chap. V, Hasards, événements aléatoires et probabilités en biologie. – Conclusion : Tout est loi sans la nature. M.-M. V.

     

    MONOGRAPHIE

    Que peut la philosophie des sciences ?

    • Année : 2001
    • Éditeur : Pétra
    • Pages : 286
    • Collection : Transphilosophiques
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 2-84743-000-8
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 27-10-2015

    Résumé :

    Français

    Le but de l’ouvrage nest pas de faire une histoire des philosophies des sciences ou des épistémologies actuelles, mais de fournir les instruments permettant de les comprendre et d’en faire usage. Il s’agit de mettre en lumière les distinctions nécessaires pour construire la philosophie des sciences telle que nous la connaissons, mais aussi de percevoir les limites d’une telle philosophie et d’identifier les problèmes principaux auxquels elle se heurte dans son traitement des sciences actuelles. L’examen porte d’abord sur les conditions des mises en relation possibles des deux notions fondamentales classiques qui entrent dans le concept de science, i.e. les catégories de “concept” et d’ “expérience”. Comment ces notions ont-elles pu donner lieu à l’idée de loi scientifique et comment celle-ci a-t-elle pu être critiquée ? Comment la notion d’expérience s’est-elle modifiée jusqu’à devenir un accompagnement complexe de la démarche scientifique, bien plus qu’un aboutissement décisionnel ? – Introduction. – Partie I, «Concept et expérience» : 1, Essais de définition; 2, Quelques doctrines du XXe siècle; 3, La polémique entre Poincaré et Russell sur les rapports entre l’espace géométrique et l’espace sensible. – Partie II, «Le concept de loi scientifique et sa critique» : 4, Première approximation du concept de loi à partir d’un cas ambigu : la loi de Titius-Bode; 5, Les interprétations philosophiques de la loi : universalité et nécessité; 6, Les enjeux actuels du concept de loi scientifique. – Partie III, «Les fonctions de l’expérience dans le science moderne» : 7, La place de l’expérience dans la pensée philosophique et scientifique (éléments); 8, La multiplicité des fonctions de l’expérience; 9, La question de l’experimentum crucis; 10, Expérience réelle et expérience de pensée. – Synthèse : 11, Les concepts classiques dans la pratique actuelle de la science. – Conclusion : Comment les critères ont séparé l’homme de la science. M.-M. V.

     

    MONOGRAPHIE

    Laws and Symmetry

    • Pages : XV-395
    •  
    • Support : Print
    • Edition : Original
    • Ville : Oxford
    •  
    • ISBN : 0198248601
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 20-11-2015

    Résumé :

     

    ARTICLE

    Loi et causalité

    • Pages : 68 à 87
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Mots-clés :

    Résumé :

     

    ARTICLE

    Thérapie systémique, prédictibilité et hasard. De la loi à l’événement

    • Pages : 223 à 236
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Résumé :

     

    ARTICLE

    Sur l’épistémologie du hasard dans les sciences sociales. Invariance des lois et vérification des prédictions

    • Pages : 1097 à 1113
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    ARTICLE

    Loi, histoire ... et désertion

    • Pages : 102 à 112
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Mots-clés :

    Résumé :

     

    ARTICLE

    Schlick et les lois de la nature : instrumentalisme ou réalisme ?

    • Pages : 211 à 220
    •  
    •  
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Résumé :

    Français

    Cet article a pour but de montrer que Schlick propose une véritable alternative à l’instrumentalisme en ce qui concerne les lois de la nature, qu’il défend sur ce point une forme de réalisme scientifique, et que son réalisme est compatible avec la version non stricte du vérificationnisme qu’il soutient. La conception des lois ainsi proposée permet d’apporter une réponse au problème de l’explication en sciences, ainsi qu’à celui des exceptions.

     

    ARTICLE

    Biologie des systèmes et recherche des lois générales

    • Pages : 109 à 124
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Résumé :

    Français

    La question essentielle de la formalisation opportune est ici remise en perspective de façon déterminante dans le cas de la biologie, au moyen d’une approche à la fois historique et épistémologique. L’occasion pour l’auteur d’exprimer ses doutes sur la transposabilité des notions et des traitements formels de la complexité en usage en physique (théorie des systèmes dynamiques, notions associées d’émergence) aux formes biologiques de complexité. – [Traduit de l’anglais par Édouard Guinet].

     

    ARTICLE

    Conventions et lois de la science d’après Angèle Kremer-Marietti

    • Pages : 23 à 49
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 27-02-2015

    Résumé :

    Français

    Analyse de la réponse donnée par la philosophe française à la question de la nature des arguments dits conventionnalistes du point de vue de leur rapport aux lois de la science. L’auteur tente de montrer comment le type de conventionnalisme qu’elle tolère est celui qui remonte à Poincaré, mais aussi, en un certain sens, à Wittgenstein, dans la mesure où il est lié au libre choix des concepts et des systèmes de signes, par delà toute théorie réaliste rigide. L'auteur insiste sur le fait que la philosophie des sciences d’Angèle Kremer-Marietti ne redéploie aucun concept substantiel de la vérité de la science et de son objectivité. Les arguments conventionnalistes interviennent précisément dans sa philosophie des sciences pour renforcer une certaine coupure entre la conception traditionnelle de l’objectivité et le recours aux conventions: les conventions veulent dire avant tout des stipulations qui dépendent de notre langage, un langage que nous créons et contrôlons librement.

     

    ARTICLE

    The Operationalization of General Hypotheses versus the Discovery of Empirical Laws in Psychology

    • Pages : 105 à 122
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    •  
    • Institution : Laboratoire d'Histoire et de philosophie des sciences - Archives H. Poincaré
    •  
    • Date de création : 27-10-2011
    • Dernière mise à jour : 18-11-2011

    Résumé :

    Français

    L’enseignement de la méthodologie scientifique en Psychologie confère un rôle paradigmatique à l’opérationnalisation des « hypothèses générales » : une idée sans rapport précis à l’observation concrète se traduit par la tentative de rejeter une hypothèse statistique nulle au profit d’une hypothèse alternative, dite de recherche, qui opérationnalise l’idée générale. Cette démarche s’avère particulièrement inadaptée à la découverte de lois empiriques. Une loi empirique est définie comme un trou nomothétique émergeant d’un référentiel de la forme Omega x M(X)×M(Y), où Omega est un ensemble d’événements ou d’objets datés dont certains états dans l’ensemble M(Y) sont par hypothèse impossibles étant données certaines conditions initiales décrites dans l’ensemble M(X). Cette approche permet de préciser le regard que l’historien des connaissances peut porter sur les avancées descriptives et nomothétiques de la Psychologie empirique contemporaine. (Auteur)

    Anglais

    Psychology students learn to operationalise ‘general hypotheses’ as a paradigm of scientific Psychology: relatively vague ideas result in an attempt to reject the null hypothesis in favour of an alternative hypothesis, a so-called research hypothesis, which operationalises the general idea. Such a practice turns out to be particularly at odds with the discovery of empirical laws. An empirical law is defined as a nomothetic gap emerging from a reference system of the form Omega ×M(X)×M(Y), where Omega is a set of events or dated objects for which some states in the set M(Y) are hypothetically impossible given some initial conditions depicted in the set M(X). This approach allows the knowledge historian to carefully scrutinise descriptive and nomothetic advances in contemporary empirical Psychology. I wish to express my thanks to Nadine Matto

     

    MONOGRAPHIE

    Expliquer la vie

    De l'âme à la molécule

    • Pages : 1213
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    • Ville : Versailles
    •  
    • ISBN : 978-2-7592-1662-8
    •  
    • Date de création : 30-11-2011
    • Dernière mise à jour : 08-05-2021

    Résumé :

    Français

    Suite à l’Histoire de la notion de vie, qui avait pour objectif de présenter les grandes théories qui ont traversé l’histoire de la biologie, l’ouvrage suivant se donne pour objet l’évolution de leurs principes explicatifs, c’est-à-dire la dynamique qui permet de les relier les unes aux autres. Quelle est la nature des lois qui régissent les êtres vivants ? Quelles relations entretiennent-elles avec les lois de la physique ? L’ouvrage est articulé en quatre parties thématiques structurées par quatre grands problèmes interdépendants dont l’auteur montre qu’ils coexistent ensemble d’une façon plus ou moins prégnante tout au long de l’histoire de la biologie : 1° celui de la spécificité des lois biologiques ; 2° celui des principes d’organisation de l’être vivant ; 3° celui de leur temporalité ; enfin 4° le problème de l’unité élémentaire à partir de laquelle se construit l’explication biologique. Dans un premier temps, l’auteur s’attache à décrire la construction progressive des principes explicatifs de la science en général, d’Aristote à Descartes: il expose donc la préhistoire de la biologie en tant que telle, c’est-à-dire l’évolution de la théorie du vivant d’une pseudo biologie d’inspiration animiste à une protobiologie dont les principes d’explication sont ceux de la physique naissante, mécanique galiléo-cartésienne puis physique newtonienne (Chap.1 : « Animisme et mécanisme »). L’émergence de la chimie au XVIIIe siècle infléchit dès lors la réflexion en direction du problème de l’organisation interne des êtres vivants : l’être vivant est-il une machine mécanique ou une machine chimique ? (Chap. 2 : « Mécanisme et chimie ») Il faut attendre le XIXe siècle, c’est-à-dire la pensée d’une évolution des espèces et l’idée d’hérédité, pour que le phénomène du temps soit pris en considération dans l’étude des êtres vivants (Chap. 3 : « Forme et temps »). Dès lors le lent développement de la théorie cellulaire - depuis ses premiers balbutiements dans la Micrographia de Hooke jusqu’aux critiques de Haeckel et la découverte des molécules - va progressivement déplacer l’application des principes d’explication d’une échelle macroscopique à une échelle microscopique, et transformer la chimie biologique en biologie moléculaire (Chap. 4 : « Cellules et molécules »). – Notes ; Bibliographie, pp. 1147-1208 ; Sommaire, pp. 1209-1213.

    F. F.

     

    MONOGRAPHIE

    Berkeley et la chimie

    Une philosophie pour la chimie au XVIIIe siècle

    • Pages : 303
    • Collection : Histoire et philosophie des sciences
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Originale
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 978-2-8124-0266-1
    •  
    • Date de création : 08-02-2012
    • Dernière mise à jour : 08-11-2018

    Résumé :

    Français

    Quelle philosophie de la chimie Berkeley a-t-il proposé dans sa Siris, ouvrage dont une éminente spécialiste a pu dire qu'il représentait aux yeux du philosophe irlandais le « couronnement » de son oeuvre ? (Cf. G. Brykman, Berkeley, philosophie et apologétique, Paris, Vrin, 1984 ; citée p. 11) Dans un premier temps, l'auteur cherche à déterminer le statut du discours de Berkeley dans son dernier ouvrage, dont les considérations sur la chimie (sections 36 à 47) ont pour but de présenter l'usage et les vertus de l'eau de goudron, qu'il estime être une panacée. L'auteur distingue ainsi deux usages de la chimie dans le discours de Berkeley. D'une part un usage « à titre de raison probable pour donner des raisons en faveur de l'eau de goudron » (p. 49) – usage présent dans les sections 36 à 47 de la Siris –, cela grâce à des principes chimiques qu'il ne découvre pas dans une pratique expérimentale de laboratoire, mais dans un corpus de textes de chimistes du début du XVIIIe siècle (Homberg, Boerhaave, Newton), donc à partir de doctrines et d'observations qu'il n'a pas faites lui-même. D'autre part un usage – présent dans les sections 120 à 130 de la Siris – consistant à se référer à certains systèmes de pensées antiques (Héraclite, Plotin) à la lumière des concepts de la chimie qui lui est contemporaine, de sorte à pouvoir élaborer un discours à portée cosmologique qui ne relève pas de la science, mais de la philosophie chimique, et dont la thèse centrale est de soutenir que le feu peut être « considéré comme l'esprit animal de ce monde visible. » (Berkeley dans la première lettre à Prior, cité p. 48) On comprend le recours à ce double usage dès lors que l'on sait que « la visée de la Siris est essentiellement apologétique » (p. 50) : « le but de la partie chimique de la Siris est de montrer que la considération adéquate de la chimie conduit effectivement à Dieu, c'est-à-dire qu'elle doit nous conduire à nous détourner de la chimie elle-même.» (p. 55) C'est donc la science chimique, et non la mécanique, qui pour Berkeley sert à prouver la Providence de Dieu. Or les objets de la chimie étant des corps, le problème posé par sa philosophie de la chimie consiste à savoir comment cette science peut être compatible avec son ontologie immatérialiste. Peut-on concilier une ontologie qui n'admet que des corps passifs (Berkeley) et une théorie chimique qui admet l'activité de certains corps (Newton) ? La solution proposée par Berkeley consiste d'une part « à récuser la causalité au nom de la légalité et à concevoir l'explication comme subsomption sous une règle. » (p. 105) ; d'autre part à récuser toute réduction des lois chimiques à des lois mécaniques, dans la mesure où le degré de généralité des secondes est beaucoup plus grand que celui des premières. En effet la mécanique a affaire aux lois générales du mouvement, tandis que la chimie s'occupe de mouvements particuliers ; la première postule un principe unique d'explication – l'attraction universelle –, tandis que la seconde étudie des corps soumis à une diversité d'attractions et de répulsions : « Dire que les lois sont diverses doit s'entendre de manière radicale : chaque classe ou type d'objet est soumis à des lois qui lui sont propres. (…) il faut bien trouver une manière de nommer les divers mouvements, afin de ne pas (…) croire illusoirement qu'il y a des lois générales. La chimie que promeut Berkeley est donc une chimie des mouvements. » (p. 117) Par conséquent, les lois que donne à connaître la chimie sont selon lui des lois particulières, ce qui signifie que la chimie a pour véritable objet le singulier. – Partie 1 : « Berkeley et la philosophie chimique » ; Partie 2 : « La théorie chimique selon Berkeley : chimie et apologétique » ; Conclusion générale, pp. 273-282 ; Bibliographie, pp. 283-294 ; Index des noms, pp. 295-296 ; Index des notions, pp. 297-299.

    F. F.

     

    ARTICLE

    L'ordre de la nature

    • Pages : 11 à 19
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Originale
    •  
    •  
    • Date de création : 18-10-2012
    • Dernière mise à jour : 03-03-2015

    Résumé :

    Français

    Cet article étudie la manière dont la philosophie de l'organisme de Whitehead pense les rapports entre l'ordre et le désordre dans la genèse de l'individu et le développement des sociétés. – Notes, p. 19. F. F.

     

    MONOGRAPHIE

    La Physiologie des Lumières 

    Empirisme, modèles et théories

    • Pages : XXI-611
    • Collection : Archives internationales d'histoire des idées
    • Nombre de volumes : 1
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Originale
    • Ville : La Haye
    •  
    • ISBN : 90-247-2500-3
    •  
    • Date de création : 09-11-2012
    • Dernière mise à jour : 09-11-2012

    MONOGRAPHIE

    La Physiologie des Lumières

    Empirisme, modèles et théories

    • Pages : 739
    • Collection : Histoire et philosophie des sciences
    • Nombre de volumes : 1
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Nouvelle édition
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 978-2-8124-0783-3
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 09-11-2012
    • Dernière mise à jour : 29-06-2015

    Résumé :

    Français

    Cet ouvrage est la réédition d'un texte paru chez Martinus Nijhoff à La Haye en 1982. Il pose le problème épistémologique de la formation des théories scientifiques à partir de la naissance de la physiologie, science des phénomènes vitaux. Il s'agit pour l'auteur d'identifier le moment historique pendant lequel se forme le concept d'organisme, coeur de la physiologie naissante, et d'étudier l'évolution de la théorie physiologique de l'organisme d'Albrecht von Haller (1708-1777) à Xavier Bichat (1771-1802). La première partie examine les positions épistémologiques pré-hallériennes sur l'ordre des phénomènes caractéristiques du vivant : la mise en évidence par Georg Ernst Stahl (1660-1734) de l'insuffisance des modèles mécanistes pour rendre compte de la physiologie (chapitre I) ; la médecine rationnelle de Friedrich Hoffmann (1660-1742) comme cadre épistémologique d'une science physiologique, que l'auteur étudie à travers l'examen des thèses physiologiques contenues dans la Medicina rationalis systematica parue entre 1718 et 1741 (chapitre II) ; la théorie leibnizienne du vivant (chapitre III). La seconde partie porte sur la physiologie entendue non pas comme une théorie systématique, mais comme une discipline empirique : l'auteur étudie le passage de la doctrine de Hermann Boerhaave (1668-1738) et Giorgio Baglivi (1668-1707) à celle de Haller et la formation progressive d'un concept de structure organique (chapitre IV), puis analyse la théorie physiologique de Haller (chapitre V) – plus particulièrement sa doctrine de l'irritabilité et de la sensibilité dans la Dissertation de 1752 et ses implications dans les Elementa physiologiae corporis humanis (1757-1766). Enfin, il propose une analyse comparative des modèles de Robert Whytt (1714-1766) et Haller sur l'explication physiologique des fonctions (chapitre VI), examine les doctrines de Maupertuis, Buffon et Haller sur le problème de la production et du développement des structures organiques hiérarchisées (chapitre VII) et présente la critique hallérienne de l'épigenèse (chapitre VIII) pour montrer comment la théorie physiologique « requiert une structure minimale suffisamment complexe et intégrée ». La troisième partie expose les positions épistémologiques post-hallériennes : les doctrines de Théophile de Bordeu (1722-1776) et Paul Joseph Barthez (1734-1806) représentatives de la physiologie vitaliste française (chapitre IX), et la théorie analytique de l'organisme de Bichat (chapitre X). Cette analyse des modèles de l'être vivant à l'époque des Lumières nous présente ainsi le long et dur chemin menant à la naissance de la biologie au XIXe siècle. – Conclusion, pp. 685-698 ; Bibliographie, pp. 699-719 ; Index des noms propres, pp. 721-726 ; Index des notions, pp. 727-735 ; Table des matières, pp. 737-739.

    F. F.

     

    MONOGRAPHIE

    La Géométrisation de la physique

    • Pages : 272
    • Collection : Champs Sciences
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : 2e édition française
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 978-2-0813-0326-3
    •  
    • Date de création : 23-05-2013
    • Dernière mise à jour : 01-06-2021

    Résumé :

    Français

    Ce livre a pour objet la longue histoire des transformations qui lient la physique à la géométrie. La géométrisation de la physique s'origine chez les Grecs, dont les efforts ont permis de léguer, à travers l'astronomie – premier domaine d'observation dans lequel s'est développée une théorie mathématique – quatre idées directrices : 1° soumettre l'appréhension des phénomènes à un ordre mathématique 2° dégager un principe au fondement de cet ordre 3° fixer l'idéal d'intelligibilité à partir des critères de simplicité et de clarté 4° intégrer l'effort descriptif d'observation dans une dynamique prédictive (chapitre I). C'est le perfectionnement de ces idées qui permettra à la science moderne de se constituer à l'époque de la Renaissance. Dès lors l'auteur présente les trois grands moments de la géométrisation de la physique à la Renaissance (chapitre II) : 1° le soutien de la thèse héliocentriste de Copernic par Galilée et Kepler 2° le rôle décisif de Galilée dans la victoire du système de Copernic 3° la révolution géométrique accomplie par Kepler grâce à la détermination de la forme des trajectoires planétaires (ellipses) et des lois qui régissent le mouvement des planètes autour du Soleil (loi des orbites, loi des aires, loi des périodes). Les Principes mathématiques de la philosophie naturelle de Newton (1687) – les « Principia » – marquent l'apogée de cette approche exclusivement géométrique (euclidienne) de la physique, et la Mécanique analytique de Lagrange (1788), le début de la physique mathématique moderne, dans la mesure où elle exprime le premier grand effort de dépassement des méthodes élémentaires de la géométrie euclidienne en développant des méthodes algébriques et analytiques en physique (chapitre III). Or ce développement des méthodes algébriques a ouvert la voie à une géométrisation de la mécanique dans des espaces abstraits. La suite de l'ouvrage présente l'histoire de cette nouvelle géométrisation de la physique, sous forme de chapitres thématiques indépendants : le premier porte sur le principe de Fermat, dans la mesure où il permet de constituer une optique géométrique, d'ouvrir la voie aux principes extrémaux (chapitre IV) et d'annoncer la découverte des géométries non euclidiennes, celles-ci permettant par exemple de décrire les propriétés de l'espace-temps courbe en relativité générale (chapitre V). Le chapitre VI présente la notion d'espace abstrait (engendrée suite aux travaux initiés par Lagrange, Hamilton et Jacobi) visant à déterminer l'évolution des systèmes physiques à des échelles macroscopiques (espaces des phases) ou microscopiques (espace des configurations, espace des impulsions, espaces de Hilbert, etc.) (chapitre VII). Dès lors, l'auteur montre comment la symétrie, via la théorie des groupes, a investi la physique, dans la mesure où les structures de groupe permettent d'éclairer la nature de nombreux phénomènes physiques, tant à l'échelle microscopique qu'à l'échelle macroscopique (chapitres VIII, IX, X, XI) : la théorie des groupes mettant en évidence l'invariance des lois de la physique par rapport à des groupes de transformations. – Bibliographie, pp. 259-264 ; Index des noms, pp. 265-268. – Chapitre I : « La géométrisation de la physique » ; chapitre II : « Les trois grands moments de la géométrisation de la physique à la Renaissance » ; chapitre III : « L'apogée et le déclin du règne de la géométrie euclidienne en physique » ; chapitre IV : « Les principes extrémaux » ; chapitre V : « L'espace non euclidien » ; chapitre VI : « Les espaces abstraits » ; chapitre VII : « La mécanique quantique et la géométrie » ; chapitre VIII : « Comment la symétrie a émergé de la physique » ; chapitre IX : « Les groupes prennent le pouvoir » ; chapitre X : « Quand la physique émane des groupes » ; chapitre XI : « Le retour des épicycles » ; Conclusion, pp . 251-257. - 1re édition : Paris, Flammarion, 1994.

    F. F.

     

    ARTICLE

    Deterministic Chance

    • Pages : 51 à 80
    •  
    • Support : Document électronique
    • Edition : Original
    •  
    • DOI : 10.1093/bjps/axp020
    •  
    • Date de création : 14-01-2015
    • Dernière mise à jour : 23-09-2015

    Résumé :

    Anglais

    The author argues that there are non-trivial objective chances (that is, objective chances other than 0 and 1) even in deterministic worlds. The argument is straightforward. I observe that there are probabilistic special scientific laws even in deterministic worlds. These laws project non-trivial probabilities for the events that they concern. And these probabilities play the chance role and so should be regarded as chances as opposed, for example, to epistemic probabilities or credences. The supposition of non-trivial deterministic chances might seem to land us in contradiction. The fundamental laws of deterministic worlds project trivial probabilities for the very same events that are assigned non-trivial probabilities by the special scientific laws. Glynn argues that any appearance of tension is dissolved by recognition of the level-relativity of chances. There is therefore no obstacle to accepting non-trivial chance-role-playing deterministic probabilities as genuine chances. – 1. Introduction; – 2. Schaffer's Incompatibilist Argument : 2.1 Chance and credence; 2.2 Chance and possibility; 2.3 Chance and laws; – 3. Special Scientific Laws : 3.1 Probabilistic special scientific laws in deterministic worlds; 3.2 Lewis's Humean analysis of laws; 3.3 Special scientific laws and the law role; – 4. Deterministic Chance : 4.1 Chance and laws again; 4.2 Chance and credence again; 4.3 Chance and possibility again; – 5. Chance and Causation; – 6. Conclusion. – Appendix: Times, Levels, and Chance Setups. M.-M. V.

     

    COLLECTIF

    Problèmes théoriques et pratiques en biologie évolutionnaire

    4e conférence Duhem de la SPS

    • Pages : 113
    • Collection : Sciences : concepts et problèmes
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Originale
    • Ville : Besançon
    •  
    • ISBN : 978-2-84867-508-4
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 13-01-2016
    • Dernière mise à jour : 13-01-2016

    Résumé :

    Français

    Quels problèmes philosophiques posent les développements contemporains de la biologie évolutionnaire, à la fois du point de vue théorique et pratique ? Telle est la question abordée dans ce petit ouvrage issu de la 4ème conférence Duhem de la Société de philosophie des sciences. Le philosophe de la biologie Jean Gayon s’attèle à l’analyse du statut épistémologique des théories biologiques, en focalisant son attention sur la théorie de l’évolution dont il discute le statut de théorie. Les commentaires de deux philosophes des sciences, Jean-Sébastien Bolduc et Christian Sachse, se concentrent sur le concept de loi en biologie et sur la valeur unificatrice de la théorie de l’évolution. La biologiste de l’évolution Isabelle Olivieri s’éloigne de cette perspective théorique pour s’interroger sur les applications pratiques de la biologie évolutionnaire et sur leurs conséquences éthiques, en particulier dans le domaine des sciences sociales, en psychologie et en médecine. Les commentaires de deux philosophes des sciences, Marc Kirsch et Olivier Morin, se concentrent sur les problèmes épistémologiques et éthiques associés au passage de la biologie évolutionnaire à ses applications pratiques, ces dernières n’étant idéologiquement neutres que rarement. Cet ouvrage fournit ainsi deux analyses complémentaires d’un certain nombre de problèmes essentiels posés aux philosophes par la biologie évolutionnaire. – Table des matières, p. 7 ; Les auteurs, pp. 9-10 ; Préface de Thierry Martin, pp. 11-12 ; « De la portée des théories biologiques », par Jean Gayon, pp. 13-41 ; Commentaires et réponses, pp. 42-52 ; « Applications de la biologie évolutionnaire et quelques problèmes éthiques associés », par Isabelle Olivieri, pp. 53-78 ; Commentaires et réponses, pp. 79-93 ; Bibliographie, pp. 95-107 ; Index des noms, pp. 109-113. F. M.

    Anglais

    What are the philosophical issues raised by contemporary developments of evolutionary biology, both from a theoretical and a practical point of view? This booklet, published out of the 4th Duhem conference of the Société de philosophie des sciences, deals with this question. The philosopher of biology Jean Gayon analyses the epistemological status of biological theories focusing attention on the evolutionary theory and its status as a theory. Two philosophers of science, Jean-Sébastien Bolduc and Christian Sachse, comment Gayon’s talk and discuss more specifically the concept of law in biology and the unifying value of evolutionary theory. The evolutionary biologist Isabelle Olivieri shifts from a purely theoretical-approach and investigates the practical applications of evolutionary biology and their ethical consequences, in particular in the domain of social sciences, in psychology, and in medicine. The comments from two philosophers of science, Marck Kirsch and Olivier Morin, focus on the epistemological and ethical problems regarding the transition from evolutionary biology to its practical applications, the latter being rarely ideologically neutral. This booklet thus provides two complementary analyses of several essential problems for philosophers in evolutionary biology. – Table of contents, 7 ; Authors, 9-10 ; Preface by Thierry Martin, 11-12 ; « De la portée des théories biologiques », by Jean Gayon, 13-41 ; Comments and answers, 42-52 ; « Applications de la biologie évolutionnaire et quelques problèmes éthiques associés », by Isabelle Olivieri, 53-78 ; Comments and answers, 79-93 ; Bibliography, 95-107 ; Index, 109-113. F. M.

     

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    MONOGRAPHIE

    Les Degrés de l'organique et l'Homme

    Introduction à l'anthropologie philosophique

    • Pages : 541
    • Collection : Bibliothèque de philosophie
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    • Support : Document imprimé
    • Ville : Paris
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    • ISBN : 978-2-07-076378-8
    • URL : Lien externe
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    • Date de création : 22-01-2019
    • Dernière mise à jour : 22-01-2019

    Résumé :

    Français

    Paru en langue allemande en 1928, il aura fallu attendre 89 ans avant de pouvoir lire en français ce grand texte de philosophie anthropologique cristallisant les prémisses et les fondements de ce que sera la pensée du XXe siècle autour de la question du vivant. Écrivant au carrefour des sciences humaines et des sciences naturelles, Plessner s'inscrit dans la mouvance anthropologique qui eut pour objectif de penser le propre de l'homme sur un fondement biologique en tant qu'il est membre du règne vivant. Elle anima des auteurs comme Kant, Husserl et Heidegger en Allemagne ; Merleau-Ponty, Canguilhem, ou encore Sartre en France. Si Plessner cherche à connaître le propre de l'homme, il souhaite en premier lieu savoir ce qui marque la différence entre le vivant et le non-vivant. Chercher à connaître ce qui sépare le vivant de l'inanimé revient fatalement à mobiliser la biologie comme fondement de cette séparation. Aussi écrira-t-il que «sans philosophie de la nature, pas de philosophie de l’homme» (p. 98). Cette recherche du fondement naturel du propre de l'homme conduit logiquement à rapprocher l'existence humaine de l'existence végétale et animale. Ainsi, qu'est-ce qui différencie le vivant du non-vivant ? A Plessner de répondre : la positionnalité. La positionnalité est définie par Plessner comme étant le modal essentiel au vivant duquel découlent des formes particulières, c'est-à-dire comme ce à partir de quoi le vivant se singularise. Il semble donc pertinent, pour celui qui voudrait saisir les degrés de structuration du biologique par l'organique qui se font jour parmi le vivant, de repérer les différentes formes de positionnalité vivante. Plessner en dégage trois, ce qui semble être une récurrence de la philosophie anthropologique, Merleau-Ponty, Heidegger, et Aristote lui-même, ayant déjà divisé le règne vivant en trois strates plus ou moins dialectiques. Au végétal convient la forme « ouverte », à l'animal la forme « close », et à l'humain la forme « excentrique ». Dans le cas de la positionnalité «ouverte», le végétal ne vit pas activement sa positionnalité. Le végétal est entièrement ouvert sur son environnement, tant et si bien que son corps lui-même fait partie de son environnement. L'animal est concerné par la forme « close ». Il s'agit là d'un degré supérieur dans l'organisation de la structure du vivant, puisque l'animal, contrairement au végétal, n'est pas simplement un corps objectif (Körper), mais il est également dans un corps (Leib), ou, pour le dire avec Merleau-Ponty, il est son corps. C'est véritablement un être individuel qui agit - et non pas simplement ré-agit, comme le fait la plante - sur et avec son environnement. La relation au milieu animal est alors dialectique. Alors que le végétal en vient à ne posséder aucun point de vue sur son environnement par le fait de les posséder tous, l'animal adopte un point de vue clos sur le monde, sa positionnalité étant centrique ; l'animal constitue un monde à son image au centre duquel il agit (Umwelt). Enfin, la positionnalité de l'homme est dite « excentrique », c'est-à-dire que, contrairement à celle de l'animal, elle parvient à se désengager d'elle-même. Si la plante est entièrement ouverte sur son environnement, l'animal parvient à se retirer des impératifs environnementaux immédiats pour s'édifier un milieu propre au sein duquel il est en mesure de se conduire selon sa complexion propre. Mais malgré cette aptitude à se centrer sur lui-même, l'animal ne se vit pas comme un centre de décisions autonome. L'homme, au contraire, parvient à se vivre comme centre, et, par là même, il est capable de se dé-centrer de lui-même. L'homme est en mesure de penser sa condition, et cette réflexivité est marquée par un écart de soi par rapport à soi, par l'entremise du monde. Cela revient à dire que l'homme, et l'homme seul, est concerné par cette situation, est à la fois un corps objectif et un corps propre, quand l'animal n'est qu'un corps propre et le végétal, un corps objectif. La corporéité humaine est essentiellement équivoque vis-à-vis d'elle-même. Toujours incarné, l'homme tend à quitter son corps pour aller au-delà de lui lorsqu'il adopte une position « méta » sur son existence. Cette condition n'est pas ontologiquement distincte de celle de l'animal. Elle découle d'une structuration originale au même ancrage charnel, à ceci près que l'homme paraît être originairement destiné à s’excentrer vers les autres, ceci pour mieux se connaître ensuite. Pour le dire plus justement, la connaissance de soi étant dépendante de l'expérience des autres selon Plessner, l'excentricité est la condition nécessaire de la connaissance de soi. Achevant son ouvrage sur la question de l'homme, Plessner dégage finalement trois lois anthropologiques découlant de la positionnalité «excentrique» humaine. La première, la loi de « l'artificialité naturelle », souligne la connexion entre nature et culture présente chez l'homme (p. 468). Plessner écrit que l'homme est « par nature […] un être d'artifice » (p. 470). L'homme n'est ni un pur déterminisme organique, ni une pure contingence sociale ; il est à mi-chemin entre les deux, il est un corps objectif qui est toujours déjà socialisé. La deuxième loi, Plessner l'appelle la loi de « l'immédiateté médiatisée » (p. 484). Par là, il veut montrer le caractère dual du rapport entre l'homme et le monde. L'homme n'est jamais dans une relation univoque vis-à-vis du monde, il est toujours entraîné à se réifier au cours de ses échanges avec les autres ce qui l'amène à être spectateur de lui-même. Mais il est également rattaché au monde par une immédiateté existentielle, dans la mesure où c'est lui qui ouvre un champ de significations sur le monde par ses représentations, et où c'est lui qui est alors en mesure de réifier les autres. La troisième et dernière loi est celle du « lieu d'implantation utopique » (p. 509). Cette loi cherche à montrer l'absolu incertitude du lieu de vie humaine. Ne pouvant se réduire à sa dimension organique, l'existence humaine est un projet inexorable auquel la mort seule peut mettre fin. Vouloir rechercher le lieu d'où l'homme est originaire ne peut donc être qu'utopique, dans la mesure où, d'une part, l'homme n'en a pas encore fini avec son héritage naturel, ce dernier demeurant un animal parmi d'autres animaux ; et dans la mesure où d'autre part, il a déjà dépassé (aufheben) sa condition naturelle par une expressivité culturelle sans précédente.

    G. H.

     
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