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Monographie


Dictionnaire / Encyclopédie


Collectif


Article


Revue / Périodique


Thèse

3. Possibilités manipulatoires de la sphère

      3.1. Vous pouvez la faire tourner dans tous les sens

      3.2. Vous pouvez la zoomer et la dézoomer

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Nuage de mots-clés associé à : Chimie
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    NOTICES

    Liste des références bibliographiques indexées

    Monographie

    L’Origine de la vie

    Joseph Harold RUSH
    Éditeur : Payot - 1959


    Monographie

    Le Pluralisme cohérent de la chimie moderne

    Gaston BACHELARD
    Éditeur : Vrin - 1973


    Collectif

    Rapports sur la science et la technologie : Les Mathématiques dans le monde scientifique contemporain

    Sous la direction de Jean-Christophe YOCCOZ
    Éditeur : Lavoisier - 2005


    Monographie

    Matière à penser. Essais d’histoire et de philosophie de la chimie

    Bernadette BENSAUDE-VINCENT
    Éditeur : Presses Universitaires de Paris Ouest - 2008


    Article

    Astronomie, mathématiques, chimie et musique dans le Timée de Platon

    Dominique PROUST

    Sous la direction de Michel CAZENAVE
    Dans De la science à la philosophie : y a-t-il une unité de la connaissance ? - 2005


    Article

    Hasards et réactions chimiques de non-équilibre

    Dilip KONDEPUDI, Thomas BUHSE

    Sous la direction de Ilya PRIGOGINE, Jacques REVEL
    Dans L’Homme devant l’incertain - 2001


    Article

    À quel point les réactions génétiquement déterminées sont-elles reproductibles ?

    Werner ARBER

    Sous la direction de Ilya PRIGOGINE, Jacques REVEL
    Dans L’Homme devant l’incertain - 2001


    Article

    Mathématiques et sciences chimiques

    Mireille DEFRANCESCHI, Denis GRATIAS, Hervé TOULHOAT, Christian VIDAL

    Sous la direction de Jean-Christophe YOCCOZ
    Dans Rapports sur la science et la technologie - 2005


    Article

    Le mixte : un défi au tout comme somme des parties

    Bernadette BENSAUDE-VINCENT

    Sous la direction de Thierry MARTIN
    Dans Le Tout et les parties dans les systèmes naturels : écologie, biologie, médecine, astronomie, physique et chimie - 2007


    Article

    Matérialisme, mécanisme et réduction dans la postérité de Descartes

    François PÉPIN

    Sous la direction de François ATHANÉ, Marc SILBERSTEIN, Édouard GUINET
    Dans Matière première. Revue d’épistémologie et d’études matérialistes - 2007


    Article

    Philosophy of Chemistry

    Bernadette BENSAUDE-VINCENT

    Sous la direction de Jean GAYON, Anastasios BRENNER
    Dans French Studies in the Philosophy of Science. Contemporary Research in France - 2009


    Article

    Théorie, formalisation et constitution du langage spécialisé de la chimie

    Pierre LASZLO

    Sous la direction de Claude GRIGNON, Claude KORDON
    Dans Sciences de l’homme et sciences de la nature. Essais d’épistémologie comparée - 2009


    Article

    Alkahest and Fire: Debating Matter, Chymistry, and Natural History at the Early Parisian Academy of Sciences

    Victor D. BOANTZA

    Sous la direction de Charles T. WOLFE, Ofer GAL
    Dans The Body as Object and Instrument of Knowledge. Embodied Empiricism in Early Modern Science - 2010


    Article

    Émile Meyerson, chimiste philosophe

    Bernadette BENSAUDE-VINCENT

    Sous la direction de Eva TELKES-KLEIN, Elhanan YAKIRA
    Dans L’Histoire et la philosophie des sciences à la lumière de l’œuvre d’Émile Meyerson (1859-1933) - 2010


    Article

    Spencer et les origines de la vie. La double induction comme méthode

    Stéphane TIRARD

    Sous la direction de Daniel BECQUEMONT
    Dans Penser Spencer - 2011


    Monographie

    Expliquer la vie : De l'âme à la molécule

    André PICHOT
    Éditeur : Éditions Quae - 2011


    Monographie

    Berkeley et la chimie : Une philosophie pour la chimie au XVIIIe siècle

    Luc PETERSCHMITT
    Éditeur : Classiques Garnier - 2011


    Collectif

    Les matérialismes et la chimie : Perspectives philosophiques, historiques et scientifiques

    Sous la direction de François PÉPIN
    Éditeur : Éditions Matériologiques - 2012


    Article

    Quelle perspective chimique pour le matérialisme?

    François PÉPIN

    Sous la direction de François PÉPIN
    Dans Les matérialismes et la chimie - 2012


    Article

    L'opposition de la matière et de la forme... et son dépassement

    Joachim SCHUMMER

    Sous la direction de François PÉPIN
    Dans Les matérialismes et la chimie - 2012


    Article

    Les chimistes et l'hétérogène

    Jean-Pierre LLORED

    Sous la direction de François PÉPIN
    Dans Les matérialismes et la chimie - 2012


    Article

    Matière, matérialisme et statut du vivant : Entretien avec deux chimistes

    François PÉPIN, François HENN, Laurent BOITEAU

    Sous la direction de François PÉPIN
    Dans Les matérialismes et la chimie - 2012


    Monographie

    Aux limites de la physique : Les paradoxes quantiques

    François ROTHEN
    Éditeur : Presses polytechniques et universitaires romandes - 2013


    Monographie

    Matières et matérialismes : Études d’histoire et de philosophie des sciences

    Yvette CONRY
    Éditeur : L’Harmattan - 2013


    Article

    Le problème de l’authenticité des sources pour l’histoire de la chimie ancienne

    Bernard JOLY

    Dans Méthode et histoire - 2013


    Monographie

    Diderot et la chimie : Science, pensée et écriture

    Fumie KAWAMURA
    Éditeur : Classiques Garnier - 2013


    Monographie

    Le Pluralisme cohérent de la chimie moderne

    Gaston BACHELARD
    Éditeur : Vrin - 1932


    Article

    Biologie et chimie : une longue histoire de relations parfois difficiles

    Michel MORANGE

    Sous la direction de Thierry HOQUET, Francesca MERLIN
    Dans Précis de philosophie de la biologie - 2014


    MONOGRAPHIE

    L’Origine de la vie

    • Année : 1959
    • Éditeur : Payot
    • Pages : 249
    • Collection : Bibliothèque scientifique
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Traduction de l’anglais
    • Ville : Paris
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 28-09-2015

    Résumé :

    Français

    Loin d’être résolu dans un mécanisme précis, le problème de l’origine de la vie est du moins nettement circonscrit. Et c’est tout ce qui le circonscrit que l’auteur expose dans le présent ouvrage, incluant dans son sujet la cosmogonie du système solaire, la géochimie, la biochimie, l’évolution, jusqu’à la pensée et au destin de l’homme. – Chap. I, Qu’est-ce que la vie ?; – II, Les commencements; – III, La terre avant l’apparition de la vie; – IV, D’où vint la vie ?; – V, Le chimisme de la matière vivante; – VI, Le commencement de la vie; – VII, Le triomphe; – VIII, La vie dans l’Univers; – IX, La naissance de l’esprit. M.-M. V.

     

    MONOGRAPHIE

    Le Pluralisme cohérent de la chimie moderne

    • Année : 1973
    • Éditeur : Vrin
    • Pages : 235
    • Collection : Bibliothèque des Textes Philosophiques
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : 2e édition
    • Ville : Paris
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 30-09-2015

    Résumé :

    Français

    Bien plus qu’une simple histoire de la chimie, cet ouvrage de Gaston Bachelard se propose de développer, à l’occasion des progrès de la chimie moderne, une lecture philosophique de cette évolution, autour d’une idée articulant dialectiquement deux directions distinctes : « la pensée du chimiste semble osciller entre le pluralisme d’une part et la réduction de la pluralité d’autre part ». C’est dire que Bachelard se propose ici de caractériser le soubassement philosophique de la pensée épistémologique promue par la récente évolution de la chimie moderne. Si la découverte scientifique est liée, dans le cas de la chimie, à la mise au jour de nouvelles substances, et ainsi au développement d’un pluralisme des substances, la tâche du philosophe consiste dès lors à montrer que « derrière tout pluralisme on peut reconnaître un système de cohérence ». C’est cette thèse majeure que déploie cet ouvrage dans une progression qui, du problème philosophique du divers, mène, en passant par une analyse détaillée de l’apport considérable de Mendéléiev à la chimie moderne, à l’idée philosophique d’une harmonie substantielle. – Introduction : Le problème philosophique du divers. – Livre I : Analogie immédiate et analogie chimique; Pureté et composition; La classification des composés; La classification linéaire des éléments. – Livre II : La classification des éléments d’après Mendéléeff; L’essai de synthèse de Lothar Meyer; La genèse des éléments d’après Crookes; La formation de la notion de nombre atomique; L’isotopie; Le caractère électrique des atomes; Le modèle cinétique. Sa valeur axiomatique. – Livre III : Du repérage à la mesure. De la mesure à l’harmonie mathématique dans les problèmes de l’analyse spectrale; La description quantique. – Conclusion : Le problème philosophique de l’harmonie substantielle. M.-M. V.

     

    COLLECTIF

    Rapports sur la science et la technologie

    Les Mathématiques dans le monde scientifique contemporain

    • Pages : XXVI-329
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    • Ville : Paris
    •  
    • Institution : Académie des Sciences
    • ISBN : 2-7430-0825-3
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 21-10-2015

    Résumé :

    Français

    Ce volume a pour objet d’étudier les interactions entre les mathématiques et l’ensemble des autres disciplines, en cherchant à déterminer comment cette approche et ce langage communs conduisent toutes les sciences à collaborer entre elles, et en même temps comment les questions soulevées par les autres sciences ouvrent des champs de recherche aux mathématiciens eux-mêmes. Le présent rapport n’examine donc pas les mathématiques pour elles-mêmes, mais la manière dont elles participent au monde scientifique contemporain. Sans viser l’exhaustivité, la démarche choisie met l’accent sur certains secteurs représentatifs, afin de donner une image fidèle d’un ensemble riche et varié : sont ainsi décrites les interactions des mathématiques avec la physique (Partie I), la chimie (Partie II), les sciences de la vie (Partie III), l’informatique (Partie IV), l’économie (Partie V). Au terme de ce panorama, il apparait, au niveau de la société (Partie VI), qu’un nouveau schéma d’organisation de la recherche est possible, qui passerait par un autre regard sur le rôle des mathématiques. L’ouvrage se termine sur un ensemble de “Recommandations”, qui soulignent notamment la nécessité de faciliter la pratique des mathématiques dans des disciplines qui n’y avaient pas naturellement recours. M.-M. V.

     

    MONOGRAPHIE

    Matière à penser. Essais d’histoire et de philosophie de la chimie

    • Pages : 255
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    • Ville : Nanterre
    •  
    • ISBN : 978-2-84016-031-1
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 05-11-2015

    Résumé :

    Français

    Donner un aperçu de la multiplicité des problèmes philosophiques soulevés par la chimie est une première exigence de ce recueil (conférences inédites prononcées au cours des quinze dernières années) qui conduira à traiter non seulement de théories de la matière mais aussi du corps du chimiste, de son statut social. La deuxième exigence est d’envisager la chimie dans la longue durée de son histoire, avec une restriction d’ordre spatial : les éléments d’histoire mobilisés dans ce recueil sont bornés au cas de la France et ne prétendent en rien donner une image globale du développement de la discipline. Une dernière exigence consistera à montrer qu’une réflexion philosophique sur la chimie ne saurait faire abstraction des problèmes actuels de société auxquels sont confrontés quotidiennement les chimistes. – Partie I, Entre science et art : – «Chimique ou naturel ?», conférence donnée devant l’Union des Industries Chimiques, novembre 2004; – «Qu’est-ce que la matière aux yeux des chimistes», conférence donnée en mars 2006 à Louvain-la-Neuve, dans le cycle de conférences «Éléments d’histoire de la chimie», dir. Brigitte Van Tiggelen et Bernard Mahieu pour Memosciences; – «L’énigme du mixte», communication donnée au premier congrès de la Société de philosophie des sciences, Le Tout et les parties dans les systèmes naturels, dir. Thierry Martin, Paris : Vuibert, 2007; – «Le corps refoulé des chimistes», communication donnée à la Maison française d’Oxford, dans le cadre d’un meeting sur la thématique «Corps-Esprit-Machine», 23 mai 1997; – «Stratégie de classification», cours d’agrégation donné à l’ENS Paris en 2005. – Partie II, L’histoire et ses clichés : – «Newton et la chimie française au XVIIIe siècle», traduction actualisée d’une conférence prononcée en septembre 1998 au workshop Newton’s Legacy organisé par la Sloan Foundation à Pines Lodge, Minnesota; – «Lavoisier, disciple de Condillac», inédit; – «Lavoisier par documents et monuments. Deux cents ans de commémorations», intervention donnée au séminaire d’histoire des sciences de Claire Salomon Bayet à l’Université Paris I, en 1995; voir aussi l’article : «Between history and memory : Centennial and bicentennial images of Lavoisier», Isis, n° 87, 1996, p. 487-499; – «“Pur” et “appliqué” : une invention à dépasser», Culture technique, n° 23, «La chimie, ses industries et ses hommes», juin 1991, p. 16-31; – «Une science sous influence positiviste ?», reprise d’un article «Le positivisme fait-il obstacle au progrès scientifique ?», in : Despy-Meyer Andrée et Devriese Didier (dir.), Positivismes, Philosophie, Sociologie, Histoire, Sciences, Turnout : Brepols, 1999, p. 217-246.

     

    ARTICLE

    Astronomie, mathématiques, chimie et musique dans le Timée de Platon

    • Pages : 308 à 328
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 05-06-2011

    ARTICLE

    Hasards et réactions chimiques de non-équilibre

    • Pages : 77 à 91
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Mots-clés :

    Résumé :

     

    ARTICLE

    À quel point les réactions génétiquement déterminées sont-elles reproductibles ?

    • Pages : 93 à 101
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Résumé :

     

    ARTICLE

    Mathématiques et sciences chimiques

    • Pages : 67 à 99
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Résumé :

     

    ARTICLE

    Le mixte : un défi au tout comme somme des parties

    • Pages : 157 à 165
    •  
    •  
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Résumé :

    Français

    Au fil des siècles, les chimistes ont plusieurs fois affronté l’énigme du mixte telle que posée par Aristote : comment se peut-il qu’en combinant deux éléments A et B on obtienne un corps qui présente des propriétés totalement différentes de celles des ingrédients. Il y a donc une forme d’émergence propre à la chimie. Puis la notion de mixte est tombée en désuétude au profit d’une claire distinction entre combinaison et mélange au début du XIXe siècle. En 1902, dans Le mixte et la combinaison chimique Pierre Duhem osait cependant proclamer l’actualité de la définition aristotélicienne du « vrai mixte ». Son attitude n’est-elle que l’expression de son hostilité à l’interprétation atomiste et structurale des combinaisons ? On suggère au contraire que la notion de mixte permet de dégager une ontologie propre à la chimie et demeure pertinente même quand on adopte des conceptions atomistes.

     

    ARTICLE

    Matérialisme, mécanisme et réduction dans la postérité de Descartes

    • Pages : 117 à 145
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Résumé :

    Français

    Réduction et émergence appartiennent à la formulation contemporaine de problèmes concernant les rapports entre sciences. Pourtant, le mécanisme comme modèle d’intelligibilité a une histoire ancienne qui peut nous éclairer. Mais il faut avoir une représentation claire de la diversité des mécanismes et des ambiguïtés que recèle cette notion. Cela appelle d’autres distinctions, relatives à la catégorie de nécessité, afin de préciser les conditions exactes d’un traitement scientifique de l’immanence naturelle. Le mécanisme, sous ses différentes formes, ne semble pas absolument requis. Dès lors, le problème des relations interthéoriques entre sciences peut être abordé à partir d’un point de vue décalé, plus historique et soucieux des pratiques scientifiques spécifiques. Le cas de la chimie semble permettre la discussion de l’idée de dérivation à partir d’un socle initial posé comme fondamental.

     

    ARTICLE

    Philosophy of Chemistry

    • Pages : 165 à 186
    •  
    •  
    • DOI : 10.1007/978-1-4020-9368-5_7
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 22-02-2015

    Mots-clés :

    Résumé :

    Anglais

    The notion of “philosophy of chemistry” challenges the singular in the phrase “philosophy of science”, which is the standard term for the discipline in the English language. This linguistic peculiarity has undoubtedly favored the tacit equation science = physics that has characterized mainstream philosophy of science during the course of the 20th century. The hegemony of physics has had profound consequences that have subsequently become identifiable. One of them is the increasing gap between philosophical reflection and science in action. As Joachim Schummer has pointed out: “Had those philosophers without prejudice gone into the laboratories, then they would have stumbled on chemistry almost everywhere”. For there is a striking contrast between the philosophers’ neglect of chemistry and the quantitative data, which show that chemistry is by far the largest scientific discipline in terms of the number of publications indexed by the major journals of abstracts. Thus, philosophers have virtually ignored the major part of scientific activity choosing instead to focus on theoretical physics, which seemed more appropriate in light of the “linguistic turn”.

     

    ARTICLE

    Théorie, formalisation et constitution du langage spécialisé de la chimie

    • Pages : 39 à 57
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Résumé :

    Français

    Sur les règles terminologiques et la nomenclature qui donnent à la chimie une langue universelle, un langage symbolique propre lui permettant de surmonter la domination de la physique et des mathématiques.

     

    ARTICLE

    Alkahest and Fire: Debating Matter, Chymistry, and Natural History at the Early Parisian Academy of Sciences

    • Pages : 75 à 92
    •  
    •  
    • DOI : 10.1007/978-90-481-3686-5_5
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 25-02-2015

    Résumé :

    Anglais

    Samuel Cottereau Duclos (1598–1685) established the chymical research program at the newly inaugurated Parisian Academy of Sciences (est. 1666). While in the years following his election Duclos enjoyed an unmatched level of activity and influence among academicians, during the 1670s, his institutional status and authority had dwindled considerably. The origins of this decline are examined in light of Duclos’ preference of solution chymistry over traditional distillation analysis, highlighted by his research into alkahest. The assessment reveals metaphysical contentions within the Academy concerning the nature of matter and the scope chymical analysis. A crucial turning point in these disputes is signaled by Duclos’ confrontation with Denis Dodart, defender of distillation, over the direction of the ‘Natural History of Plants’ project. In epistemological and philosophical contexts, an examination of the debate illustrates the interplay between conflicting perceptions employed in negotiating distinctions such as physical/chymical and organic/mechanic. The different approaches to plants’ constitution, or ‘inner’ natures, depict the interrelationship between empiricism and natural history. – A version of this paper was presented at The Three Societies Meeting in Oxford, July 2008.

     

    ARTICLE

    Émile Meyerson, chimiste philosophe

    • Pages : 67 à 90
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Résumé :

    Français

    Cet article montre comment la chimie constitue un lieu de passage vers l’histoire et la philosophie des sciences – comme Meyerson le reconnaît d’ailleurs lui-même, puis tente de repérer et dégager les thèmes empruntés à la chimie qui ont façonné la philosophie et la méthode de Meyerson.

     

    ARTICLE

    Spencer et les origines de la vie. La double induction comme méthode

    • Pages : 81 à 95
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    •  
    •  
    • Date de création : 28-10-2011
    • Dernière mise à jour : 02-03-2015

    Résumé :

    Français

    L'auteur analyse la position de Spencer face au problème des origines de la vie dans les éditions successives des Principes de biologie et les textes qui lui sont adjoints progressivement. Il montre comment l'avènement de la théorie de l'évolution dans la seconde moitié du XIXe siècle implique une reformulation du problème en question qui favorise le développement de l'abiogenèse évolutive, contre la théorie des générations spontanées. F. F.

     

    MONOGRAPHIE

    Expliquer la vie

    De l'âme à la molécule

    • Pages : 1213
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    • Ville : Versailles
    •  
    • ISBN : 978-2-7592-1662-8
    •  
    • Date de création : 30-11-2011
    • Dernière mise à jour : 08-05-2021

    Résumé :

    Français

    Suite à l’Histoire de la notion de vie, qui avait pour objectif de présenter les grandes théories qui ont traversé l’histoire de la biologie, l’ouvrage suivant se donne pour objet l’évolution de leurs principes explicatifs, c’est-à-dire la dynamique qui permet de les relier les unes aux autres. Quelle est la nature des lois qui régissent les êtres vivants ? Quelles relations entretiennent-elles avec les lois de la physique ? L’ouvrage est articulé en quatre parties thématiques structurées par quatre grands problèmes interdépendants dont l’auteur montre qu’ils coexistent ensemble d’une façon plus ou moins prégnante tout au long de l’histoire de la biologie : 1° celui de la spécificité des lois biologiques ; 2° celui des principes d’organisation de l’être vivant ; 3° celui de leur temporalité ; enfin 4° le problème de l’unité élémentaire à partir de laquelle se construit l’explication biologique. Dans un premier temps, l’auteur s’attache à décrire la construction progressive des principes explicatifs de la science en général, d’Aristote à Descartes: il expose donc la préhistoire de la biologie en tant que telle, c’est-à-dire l’évolution de la théorie du vivant d’une pseudo biologie d’inspiration animiste à une protobiologie dont les principes d’explication sont ceux de la physique naissante, mécanique galiléo-cartésienne puis physique newtonienne (Chap.1 : « Animisme et mécanisme »). L’émergence de la chimie au XVIIIe siècle infléchit dès lors la réflexion en direction du problème de l’organisation interne des êtres vivants : l’être vivant est-il une machine mécanique ou une machine chimique ? (Chap. 2 : « Mécanisme et chimie ») Il faut attendre le XIXe siècle, c’est-à-dire la pensée d’une évolution des espèces et l’idée d’hérédité, pour que le phénomène du temps soit pris en considération dans l’étude des êtres vivants (Chap. 3 : « Forme et temps »). Dès lors le lent développement de la théorie cellulaire - depuis ses premiers balbutiements dans la Micrographia de Hooke jusqu’aux critiques de Haeckel et la découverte des molécules - va progressivement déplacer l’application des principes d’explication d’une échelle macroscopique à une échelle microscopique, et transformer la chimie biologique en biologie moléculaire (Chap. 4 : « Cellules et molécules »). – Notes ; Bibliographie, pp. 1147-1208 ; Sommaire, pp. 1209-1213.

    F. F.

     

    MONOGRAPHIE

    Berkeley et la chimie

    Une philosophie pour la chimie au XVIIIe siècle

    • Pages : 303
    • Collection : Histoire et philosophie des sciences
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Originale
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 978-2-8124-0266-1
    •  
    • Date de création : 08-02-2012
    • Dernière mise à jour : 08-11-2018

    Résumé :

    Français

    Quelle philosophie de la chimie Berkeley a-t-il proposé dans sa Siris, ouvrage dont une éminente spécialiste a pu dire qu'il représentait aux yeux du philosophe irlandais le « couronnement » de son oeuvre ? (Cf. G. Brykman, Berkeley, philosophie et apologétique, Paris, Vrin, 1984 ; citée p. 11) Dans un premier temps, l'auteur cherche à déterminer le statut du discours de Berkeley dans son dernier ouvrage, dont les considérations sur la chimie (sections 36 à 47) ont pour but de présenter l'usage et les vertus de l'eau de goudron, qu'il estime être une panacée. L'auteur distingue ainsi deux usages de la chimie dans le discours de Berkeley. D'une part un usage « à titre de raison probable pour donner des raisons en faveur de l'eau de goudron » (p. 49) – usage présent dans les sections 36 à 47 de la Siris –, cela grâce à des principes chimiques qu'il ne découvre pas dans une pratique expérimentale de laboratoire, mais dans un corpus de textes de chimistes du début du XVIIIe siècle (Homberg, Boerhaave, Newton), donc à partir de doctrines et d'observations qu'il n'a pas faites lui-même. D'autre part un usage – présent dans les sections 120 à 130 de la Siris – consistant à se référer à certains systèmes de pensées antiques (Héraclite, Plotin) à la lumière des concepts de la chimie qui lui est contemporaine, de sorte à pouvoir élaborer un discours à portée cosmologique qui ne relève pas de la science, mais de la philosophie chimique, et dont la thèse centrale est de soutenir que le feu peut être « considéré comme l'esprit animal de ce monde visible. » (Berkeley dans la première lettre à Prior, cité p. 48) On comprend le recours à ce double usage dès lors que l'on sait que « la visée de la Siris est essentiellement apologétique » (p. 50) : « le but de la partie chimique de la Siris est de montrer que la considération adéquate de la chimie conduit effectivement à Dieu, c'est-à-dire qu'elle doit nous conduire à nous détourner de la chimie elle-même.» (p. 55) C'est donc la science chimique, et non la mécanique, qui pour Berkeley sert à prouver la Providence de Dieu. Or les objets de la chimie étant des corps, le problème posé par sa philosophie de la chimie consiste à savoir comment cette science peut être compatible avec son ontologie immatérialiste. Peut-on concilier une ontologie qui n'admet que des corps passifs (Berkeley) et une théorie chimique qui admet l'activité de certains corps (Newton) ? La solution proposée par Berkeley consiste d'une part « à récuser la causalité au nom de la légalité et à concevoir l'explication comme subsomption sous une règle. » (p. 105) ; d'autre part à récuser toute réduction des lois chimiques à des lois mécaniques, dans la mesure où le degré de généralité des secondes est beaucoup plus grand que celui des premières. En effet la mécanique a affaire aux lois générales du mouvement, tandis que la chimie s'occupe de mouvements particuliers ; la première postule un principe unique d'explication – l'attraction universelle –, tandis que la seconde étudie des corps soumis à une diversité d'attractions et de répulsions : « Dire que les lois sont diverses doit s'entendre de manière radicale : chaque classe ou type d'objet est soumis à des lois qui lui sont propres. (…) il faut bien trouver une manière de nommer les divers mouvements, afin de ne pas (…) croire illusoirement qu'il y a des lois générales. La chimie que promeut Berkeley est donc une chimie des mouvements. » (p. 117) Par conséquent, les lois que donne à connaître la chimie sont selon lui des lois particulières, ce qui signifie que la chimie a pour véritable objet le singulier. – Partie 1 : « Berkeley et la philosophie chimique » ; Partie 2 : « La théorie chimique selon Berkeley : chimie et apologétique » ; Conclusion générale, pp. 273-282 ; Bibliographie, pp. 283-294 ; Index des noms, pp. 295-296 ; Index des notions, pp. 297-299.

    F. F.

     

    COLLECTIF

    Les matérialismes et la chimie

    Perspectives philosophiques, historiques et scientifiques

    • Pages : 234
    • Collection : Sciences & Philosophie
    •  
    • Support : Document électronique
    • Edition : Originale
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 978-2-919694-14-3
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 08-10-2012
    • Dernière mise à jour : 11-12-2015

    Résumé :

    Français

    Existe-t-il des approches chimiques permettant d'appréhender les problèmes matérialistes ? Si oui, quels modèles théoriques la chimie peut-elle dès lors offrir au matérialisme ? Dans l'histoire et la philosophie des sciences, comme dans l'histoire du matérialisme, la chimie a longtemps fait figure de discipline subalterne, et a donc grandement été occultée, avant de faire l'objet d'une attention sérieuse dans le matérialisme contemporain, notamment chez Bachelard, ou dans la philosophie marxiste. Comment expliquer une telle occultation  multiséculaire ? Tel est l'un des enjeux de cet ouvrage collectif, dont l'ambition est d'examiner la fécondité des rapports entre le matérialisme et la chimie, de sorte à parvenir à la description d'un véritable « matérialisme chimique », entendu comme « travail sur les matières et leurs relations ». F. F.

     

    ARTICLE

    Quelle perspective chimique pour le matérialisme?

    • Pages : 9 à 38
    •  
    • Support : Document électronique
    • Edition : Original
    •  
    •  
    • Date de création : 08-10-2012
    • Dernière mise à jour : 02-03-2015

    Résumé :

    Français

    Malgré son rapport intime à la matérialité, la chimie ne semble pas avoir occupé la place qu’elle méritait dans l’histoire du matérialisme. Pourtant, si elle a été délaissée par l’historiographie du matérialisme, plusieurs matérialistes ont exploité ses possibilités. Cet intérêt relativement méconnu et souvent refoulé invite à se demander quelles perspectives originales la chimie offre à la réflexion matérialiste. Plusieurs pistes indiquent que, loin d’être simplement une science d’appoint confirmant une philosophie ou une épistémologie construites par ailleurs, la chimie déplace les questions classiques : la pluralité des matières, le jeu serré entre théorie et pratique, l’accent sur l’hétérogène et la prise en compte d’une division sociale du travail intellectuel sont autant de thèmes chimiques qui ouvrent de nouvelles voies à la pensée matérialiste. Il s’agit donc moins d’affirmer que la chimie serait par nature matérialiste, que de montrer en quoi la chimie et son épistémologie posent d’une manière originale les problèmes intéressant la philosophie matérialiste. F. P.

    Anglais

    Although it can be defined as a science of materials, chemistry appears not to have been given the place it deserves in the history of materialism. And yet, despite the historiography of materialism’s oversight, several materialists did exploit chemistry’s potential. This unrecognized interest in chemistry begs the question : what are the novel perspectives chemistry offers to materialism ? Several ideas suggest that, far from simply being a secondary science reinforcing a philosophy or an epistemology framed beforehand, chemistry shifts the classical questions. Alternative materialist viewpoints are revealed by chemical themes, such as the plurality of materials, the interplay between theory and practice, the emphasis upon heterogeneity, and the taking into account of a social division of intellectual work. Rather than stating that chemistry should be materialist by nature, the idea is to show how chemistry and its epistemology pose a novel framework on those issues of interest to materialist philosophy. F. P.

     

    ARTICLE

    L'opposition de la matière et de la forme... et son dépassement

    • Pages : 87 à 111
    •  
    • Support : Document électronique
    • Edition : Originale
    •  
    •  
    • Date de création : 08-10-2012
    • Dernière mise à jour : 02-03-2015

    Résumé :

    Français

    L'auteur défend l’idée que la matière et la forme naissent, parmi bien d’autres, de deux perspectives épistémiques sur le monde, qu'il appelle la perspective de la matière et celle de la forme. Une fois transformées en catégories ontologiques, ces perspectives tendent à s’exclure l’une l’autre tels des principes opposés constituant le socle de deux philosophies opposées. Ce chapitre commence par donner un aperçu historique de la manière dont la perspective de la forme a pris le dessus dans la tradition philosophique, ce qui eut peu ou pas d’impact sur des sciences comme la chimie, excepté qu’elles furent totalement négligées philosophiquement. Est alors proposée une brève reconstruction philosophique de la perspective de la matière telle qu’elle a été développée en chimie afin d’étudier et de classer systématiquement le monde matériel. Ce chapitre aborde ensuite les approches philosophiques de la forme en chimie théorique et montre leur utilité et leurs limites, avant d’insister d’une manière complémentaire sur les limites de la philosophie de la matière en chimie. La conclusion propose des leçons générales sur ce que la philosophie (des sciences) peut apprendre de (la philosophie de) la chimie et de sa manière plus souple et féconde de combiner les perspectives de la matière et de la forme. J. S.

    Anglais

    In this chapter the author argues that matter and form arise from two, among many other, epistemic perspectives on the world, which he calls stuff and form perspectives. Once these perspectives are transformed into ontological categories, they tend to exclude each other as opposing principles that form the basis of opposing philosophies. It first provides a brief historical sketch of how the form perspective took over in mainstream philosophy, which had little to no impact on sciences like chemistry other than the total philosophical neglect. Then it gives a brief philosophical reconstruction of the neglected stuff perspective as it has been developed in chemistry in order to systematically investigate and classify the material world. Next the author deals with form philosophical approaches in theoretical chemistry and point out both their usefulness and limits, before complementary emphasizes the limits of stuff philosophy in chemistry. He concludes with some general lessons of what philosophy (of science) can learn from (philosophy of) chemistry and its more relaxed and productive way of combining stuff and form perspectives. J. S.

     

    ARTICLE

    Les chimistes et l'hétérogène

    • Pages : 113 à 140
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    • Support : Document électronique
    • Edition : Originale
    •  
    •  
    • Date de création : 08-10-2012
    • Dernière mise à jour : 02-03-2015

    Résumé :

    Français

    Ce texte explore la façon dont les chimistes contemporains mettent en oeuvre l’hétérogénéité des corps chimiques en vue de produire sélectivement de nouveaux composés ayant des caractérisations inédites. La première partie insiste sur la démarche d’individuation d’un corps chimique et sa définition en termes d’opérations, c’est-à-dire d’actes chimiques. La deuxième partie s’intéresse plus particulièrement à l’émergence de caractérisations inédites selon les circonstances. Ce faisant, l’émergence en chimie est caractérisée comme un problème d’articulation entre ce que nous connaissons d’un corps chimique (molécule ou matériau) en tant qu’entité, ce qu’il contient et le milieu dans lequel il se situe et se répand, et sur lequel il agit. La troisième partie évoque cette dépendance de la caractérisation des corps à des interactions. Tout en se référant aux travaux de Diderot, du second Wittgenstein ou de Dagognet, l'auteur souligne le rôle des interfaces en lien avec l’étude des caractérisations émergentes. Il prolonge cette réflexion en explorant, dans une quatrième partie, comment les chimistes contemporains démultiplient l’hétérogénéité de la matière en utilisant de nouveaux instruments et procédés à une échelle d’action toujours plus réduite, avant de terminer sur la façon dont les modèles quantiques sont utilisés par les chimistes pour expliquer et prévoir la réactivité chimique. J.-P. L.

    Anglais

    This text explores how current chemists selectively implement the heterogeneity of the chemical bodies in order to produce new bodies displaying novel characterizations. The first part insists on the step of individuation of a chemical body and on its definition in terms of operations and chemical acts. The second part of the chapter mainly focused on the emergence of new characterizations depending on the circumstances involved. In so doing, emergence is immediately characterized in chemistry as a problem of articulation between what we know of a chemical body (molecule or material) as an entity, its ingredients or parts, and the medium in which the entity is located and upon which it acts. The third part stresses the dependence of the characterization of the bodies on interactions. While referring to Diderot, the later Wittgenstein or Dagognet, the author underlines the role of the interfaces as regards the study of the emergent characterizations. In a fourth part, he shows how contemporary chemists increase the heterogeneity of matter by using new instruments and processes at an increasingly finer-grained scale of intervention, before concluding by studying how the quantum models are used by chemists in order to explain and envisage chemical reactivity. J.-P. L.

     

    ARTICLE

    Matière, matérialisme et statut du vivant

    Entretien avec deux chimistes

    • Pages : 141 à 178
    •  
    • Support : Document électronique
    • Edition : Originale
    •  
    •  
    • Date de création : 08-10-2012
    • Dernière mise à jour : 02-03-2015

    Résumé :

    Français

    Cet article-entretien expose les points de vue de deux chercheurs physico-chimistes, l’un spécialiste des matériaux, l’autre de chimie prébiotique (émergence du vivant), interrogés par un philosophe sur leurs représentations actuelles de la matière et du matérialisme. Les notions d’élément chimique, de composé moléculaire, de matière, etc., y sont abordés par le biais des approches duales : micro vs macroscopique, comportements individuels vs collectifs, réductionnisme vs empirisme, et inanimé vs vivant. Après une brève présentation des intervenants, l’entretien aborde quatre thèmes principaux : 1) qu’est-ce que la matière pour un chimiste contemporain ; 2) quelles relations le chimiste entretient-il avec la philosophie, notamment matérialiste ; 3) comment le chimiste envisage-t-il le vivant ; et 4) la chimie et les questions d’origines (du vivant, de la terre). Les réponses proposées suggèrent que, malgré plusieurs évolutions conceptuelles fondamentales aux XIXe et XXe siècles (atomisme, mécanique quantique, biochimie, etc.), la chimie reste une science autonome (avec sa propre épistémologie, voire sa propre ontologie), et que le chimiste du XXIe siècle ressemble encore beaucoup à ceux des siècles précédents. s. n.

    Anglais

    In this interview, two physical chemists, one involved in the field of materials, the other in prebiotic chemistry (origins of life), answer a philosopher’s questions about their thoughts regarding Matter and materialism. Concepts such as chemical element, molecular compound, matter…, are addressed through dual approaches : micro vs macroscopic, individual vs collective behaviour, reductionism vs empirism, and inanimate vs living. Following a brief introduction related to the authors’ curriculum, the paper is divided in four main topics : 1) what does Matter mean for a contemporary chemist ; 2) what kind of relationships occur between the chemists and philosophy, e.g. materialism ; 3) How do chemists consider the specificity of life ; and 4) What about the link between chemistry and origins (of earth and of life). Answers suggest that, in spite of fundamental concepts developped from the XIXth-XXth centuries (atomism, quantum mechanics, biochemistry…), the chemist’s minds did not deeply change in respect of Matter. In summary, chemistry remains an independent science (holding its own epistemology and ontology) and XXIth century’s chemists keep thinking about Matter like their fellows from past centuries. s. n.

     

    MONOGRAPHIE

    Aux limites de la physique

    Les paradoxes quantiques

    • Pages : XIV-286
    • Collection : Focus Science
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Originale
    • Ville : Lausanne
    •  
    • ISBN : 78-2-88074-967-5
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 26-06-2013
    • Dernière mise à jour : 01-06-2021

    Résumé :

    Français

    L'intention de cet ouvrage est de guider le lecteur dans le monde de la physique quantique et de comprendre la constitution progressive de cette nouvelle branche de la physique dans l'histoire des problèmes rencontrés par la physique moderne. L'ouvrage s'étend des premiers pas de la physique quantique au début du XXe siècle jusqu'à ses application les plus récentes, notamment dans le domaine de la sécurité informatique. Pour ce faire, il est divisé en quatre grandes parties. La première est consacrée aux prémisses et à la genèse de la discipline, depuis les débats sur la nature de la lumière aux XVIIe et XVIIIe siècles (controverses sur la dualité onde/corpuscule, expérience des fentes de Young) en passant par le développement de l'électromagnétisme au XIXe siècle (invention du concept de champ), la manière dont celui-ci a permis de déterminer la structure et la place de la lumière dans l'ensemble des phénomènes physiques (la lumière se révélant être une variété d'onde électromagnétique), son rapport à la thermodynamique, et la façon dont il a conduit à la découverte de la forme exacte du spectre du corps noir par Planck en 1900, marquant ainsi la naissance de la physique quantique, c'est-à-dire l'amorce des découvertes successives qui scandent la genèse de sa formation : découverte du noyau atomique par Thomson et Rutherford en 1911, élaboration du modèle de l'atome d'hydrogène par Bohr, hypothèse de De Broglie sur la coexistence de propriétés ondulatoires et particulaires concernant l'électron, découverte par Schrödinger de l'équation de mouvement à laquelle obéit l'onde accompagnant l'électron de l'atome d'hydrogène. La seconde partie est consacrée à la rupture introduite par la physique quantique dans l'appréhension des phénomènes physiques : la nécessité d'avoir recours aux probabilités pour déterminer les lois de la nature. Il examine ainsi le concept d'état quantique, le principe de superposition, le principe de Heisenberg et son apport majeur à la chimie dans la mesure où la compréhension du mécanisme des orbitales électroniques a permis de constituer la chimie théorique comme une science à part radicalement autonome. La troisième partie revient sur la controverse qui a opposé les membres de l'école de Copenhague et les rédacteurs de l'article EPR (Einstein, Podolsky, Rosen), convaincus que la théorie quantique n'était pas invalide, mais incomplète. Elle se poursuit sur une présentation de l'expérience d'Aspect (venant renforcer l'hypothèse d'une théorie quantique incomplète énoncée par Einstein), les propriétés de polarisation et d'intrication. Enfin, la quatrième partie porte sur une application industrielle de la physique quantique : la cryptographie quantique. – Partie 1 : « La genèse de la physique quantique » ; Partie 2 : « Le hasard et l'incompatibilité » ; Partie 3 : « Dieu pratique-t-il la télépathie ? » ; Partie 4 : « Une retombée de la physique des quanta : la cryptographie quantique » ; Annexes, pp. 245-265 ; Glossaire, pp. 267-281 ; Bibliographie, pp. 283-286.

    F. F.

     

    MONOGRAPHIE

    Matières et matérialismes

    Études d’histoire et de philosophie des sciences

    • Pages : 280
    • Collection : Commentaires philosophiques
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Originale
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 978-2-336-30231-7
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 09-09-2013
    • Dernière mise à jour : 01-06-2021

    Résumé :

    Français

    Cet ouvrage rassemble une série d’études d’Yvette Conry (1930-1992) – historienne et philosophe des sciences élève de Georges Canguilhem – sur les positions matérialistes, du XVIe au XIXe siècles, dans les sciences de la matière et du vivant, et sur les contextes idéologiques dans lesquelles elles sont historiquement enracinées. Il comporte : 1° une étude qui analyse l’évolution des grandes conceptions philosophiques de la matière (alchimique, mécaniste, chimique) entre le XVIe et le XVIIIe siècles ; 2° une étude sur la conception de la matière et l’atomisme de Giordano Bruno ; 3° une étude sur le statut de la matière dans la physique et la métaphysique cartésiennes ; 4° une étude sur le matérialisme de Hobbes ; 5° une étude sur les théories newtonienne, gassendiste et malebranchiste de la matière ; 6° une étude sur le matérialisme de La Mettrie ; 7° une étude sur le matérialisme allemand au XIXe siècle (Ludwig Büchner, la tradition de la thermodynamique et l’émergence du concept d’énergie) ; 8° une étude sur le renouveau du problème des rapports entre le corps et l’esprit à la lumière de la neuropathologie au XIXe siècle ; et enfin 9° une étude sur la philosophie de la nature et le matérialisme de Diderot. – Table des matières, pp. 279-280.

    F. F.

     

    ARTICLE

    Le problème de l’authenticité des sources pour l’histoire de la chimie ancienne

    • Pages : 289 à 302
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Originale
    •  
    •  
    • Date de création : 21-03-2014
    • Dernière mise à jour : 02-03-2015

    Mots-clés :

    Résumé :

    Français

    Cet article esquisse les précautions et préalables méthodologiques nécessaires à l’écriture d’une histoire des rapports de l’alchimie à la chimie à l’Âge Classique. Il vise à jeter les premiers éléments permettant une réévaluation de la place et de la signification de l’alchimie dans l’histoire grâce à une étude critique des ouvrages de Pierre Jean Fabre (1588-1658) et de ses sources.

    F. F.

     

    MONOGRAPHIE

    Diderot et la chimie

    Science, pensée et écriture

    • Pages : 585
    • Collection : L'Europe des Lumières
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Originale
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 978-2-8124-1792-4
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 25-03-2014
    • Dernière mise à jour : 30-04-2021

    Résumé :

    Français

    [Texte remanié de : Thèse de doctorat, sous la direction de Stéphane Lojkine : Littérature française : 1 vol. : Université d’Aix-Marseille : 2009 : 483 p.]. – Cette étude met au jour la prégnance et l’opérativité du schème de la fermentation dans la pensée épistémologique et la pratique littéraire de Diderot. Une première partie expose la genèse du matérialisme vitaliste de Diderot à partir de l’étude de son modèle épistémologique : la chimie. Dans une seconde partie, l’auteur montre comment Diderot substitue au modèle de la machine celui de la fermentation. Dès lors on comprend comment le philosophe français subvertit – grâce au modèle chimique – le modèle cartésien (le mécanisme) et sa procédure d’investigation (la déduction), inaugurant ainsi une nouvelle image de la pensée, un nouveau discours de la méthode : celui de la pensée analogique comme forme de raisonnement alternative à la déduction cartésienne (voir aussi à ce sujet : Jean-Marc Mandosio, Le discours de la méthode de Denis Diderot, Paris, éditions de l’éclat, coll. «Philosophie imaginaire», 2013). Une troisième partie montre comment ce modèle de la fermentation se concrétise et s’objective dans les œuvres de Diderot elles-mêmes : plus précisément dans Le Rêve de D’Alembert et Le Neveu de Rameau. – Sigles et abréviations, p. 7 ; Bibliographie, pp. 545-568 ; Index des noms, pp. 569-574 ; Index des thèmes et des articles de l’Encyclopédie, pp. 575-580 ; Table des matières, pp. 581-584.

    F. F.

     

    MONOGRAPHIE

    Le Pluralisme cohérent de la chimie moderne

    • Année : 1932
    • Éditeur : Vrin
    • Pages : 231
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    • Ville : Paris
    •  
    •  
    • Date de création : 30-09-2015
    • Dernière mise à jour : 18-10-2015

    Mots-clés :

    Résumé :

     

    ARTICLE

    Biologie et chimie

    une longue histoire de relations parfois difficiles

    • Pages : 83 à 93
    •  
    • Support : Document imprimé
    •  
    •  
    • Date de création : 18-12-2015
    • Dernière mise à jour : 18-12-2015

    Résumé :

    Français

    Quelle est la visibilité de la chimie dans les sciences du vivant ? Peut-on distinguer les explications chimiques et les explications biologiques, et si oui, de quelle nature est cette distinction ? Dès lors, quel est le statut de la biologie synthétique ? Dans quelle mesure est-elle l’héritière de la chimie de synthèse ? Son développement n’est-il pas le signe d’une nouvelle étape dans l’histoire des rapports de la biologie à la chimie ? Telles sont les grandes questions affrontées dans cet article, d’une grande érudition historique.

    F. F.

     
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