Partant de l’analogie proposée par Aristote dans sa Génération des animaux (II, 4, 740b) entre l’action de l’âme nutritive dans le processus de génération et l’action d’un artisan, Gelber affirme que le chaud et le froid, ou plutôt les « mouvements » dont ils sont porteurs, constituent les « instruments » de cette âme (et non sa nature elle-même), lui permettant de réaliser ses fonctions. L’examen de l’embryologie aristotélicienne permet de mettre en évidence le rôle détaillé qu’y jouent ces mouvements et de faire émerger la nécessité d’en faire les « agents intermédiaires » de l’âme nutritive ; ainsi, par exemple, le principe mâle confère sa forme à l’embryon par l’intermédiaire du sperme et du mouvement contenu en lui. Cette dissociation entre l’âme et ses outils permet finalement de rendre compte du fait que, quoique la forme humaine soit unique, les traits individuels sont transmis par la matière, leur part déterminée de chaud et de froid, et leurs mouvements spécifiques.

L. M.

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  • Pages : 243 à 259
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  • Date de création : 14-03-2022

Résumé :

Français

Partant de l’analogie proposée par Aristote dans sa Génération des animaux (II, 4, 740b) entre l’action de l’âme nutritive dans le processus de génération et l’action d’un artisan, Gelber affirme que le chaud et le froid, ou plutôt les « mouvements » dont ils sont porteurs, constituent les « instruments » de cette âme (et non sa nature elle-même), lui permettant de réaliser ses fonctions. L’examen de l’embryologie aristotélicienne permet de mettre en évidence le rôle détaillé qu’y jouent ces mouvements et de faire émerger la nécessité d’en faire les « agents intermédiaires » de l’âme nutritive ; ainsi, par exemple, le principe mâle confère sa forme à l’embryon par l’intermédiaire du sperme et du mouvement contenu en lui. Cette dissociation entre l’âme et ses outils permet finalement de rendre compte du fait que, quoique la forme humaine soit unique, les traits individuels sont transmis par la matière, leur part déterminée de chaud et de froid, et leurs mouvements spécifiques.

L. M.

 

Résumé :

Français

Partant de l’analogie proposée par Aristote dans sa Génération des animaux (II, 4, 740b) entre l’action de l’âme nutritive dans le processus de génération et l’action d’un artisan, Gelber affirme que le chaud et le froid, ou plutôt les « mouvements » dont ils sont porteurs, constituent les « instruments » de cette âme (et non sa nature elle-même), lui permettant de réaliser ses fonctions. L’examen de l’embryologie aristotélicienne permet de mettre en évidence le rôle détaillé qu’y jouent ces mouvements et de faire émerger la nécessité d’en faire les « agents intermédiaires » de l’âme nutritive ; ainsi, par exemple, le principe mâle confère sa forme à l’embryon par l’intermédiaire du sperme et du mouvement contenu en lui. Cette dissociation entre l’âme et ses outils permet finalement de rendre compte du fait que, quoique la forme humaine soit unique, les traits individuels sont transmis par la matière, leur part déterminée de chaud et de froid, et leurs mouvements spécifiques.

L. M.

 
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