Macfarlane propose ici une analyse de ce qu’il nomme un « pneuma pathologique » chez Aristote, qui partage avec le pneuma connaturel le fait d’être généré par le corps lui-même (et notamment par la coction produite par la nutrition), mais se distingue de lui en ce qu’il favorise les maladies plutôt que les fonctions vitales. Aristote affirme en effet que dans certaines conditions, et notamment des déséquilibres entre le chaud et le froid ou un défaut de ventilation, les exhalaisons produites par la chaleur interne perturbent les actions du pneuma connaturel (et troublent par exemple la digestion ou la perception, auxquelles préside ce dernier). L’analyse permet non seulement depréciser la distinction, établie au sein de la biologie aristotélicienne, entre le pneuma connaturel et l’air extérieur respiré, mais encore de replacer ces réflexions dans le contexte plus général des écrits philosophiques ou médicaux qui se sont également penchés sur la puissance pathologique du pneuma.

L. M.

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The Pathological Role of Pneuma in Aristotle

  • Pages : 310 à 330
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  • Date de création : 14-03-2022

Résumé :

Français

Macfarlane propose ici une analyse de ce qu’il nomme un « pneuma pathologique » chez Aristote, qui partage avec le pneuma connaturel le fait d’être généré par le corps lui-même (et notamment par la coction produite par la nutrition), mais se distingue de lui en ce qu’il favorise les maladies plutôt que les fonctions vitales. Aristote affirme en effet que dans certaines conditions, et notamment des déséquilibres entre le chaud et le froid ou un défaut de ventilation, les exhalaisons produites par la chaleur interne perturbent les actions du pneuma connaturel (et troublent par exemple la digestion ou la perception, auxquelles préside ce dernier). L’analyse permet non seulement depréciser la distinction, établie au sein de la biologie aristotélicienne, entre le pneuma connaturel et l’air extérieur respiré, mais encore de replacer ces réflexions dans le contexte plus général des écrits philosophiques ou médicaux qui se sont également penchés sur la puissance pathologique du pneuma.

L. M.

 

Résumé :

Français

Macfarlane propose ici une analyse de ce qu’il nomme un « pneuma pathologique » chez Aristote, qui partage avec le pneuma connaturel le fait d’être généré par le corps lui-même (et notamment par la coction produite par la nutrition), mais se distingue de lui en ce qu’il favorise les maladies plutôt que les fonctions vitales. Aristote affirme en effet que dans certaines conditions, et notamment des déséquilibres entre le chaud et le froid ou un défaut de ventilation, les exhalaisons produites par la chaleur interne perturbent les actions du pneuma connaturel (et troublent par exemple la digestion ou la perception, auxquelles préside ce dernier). L’analyse permet non seulement depréciser la distinction, établie au sein de la biologie aristotélicienne, entre le pneuma connaturel et l’air extérieur respiré, mais encore de replacer ces réflexions dans le contexte plus général des écrits philosophiques ou médicaux qui se sont également penchés sur la puissance pathologique du pneuma.

L. M.

 
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