L’article porte sur l’analogie que propose la Génération des animaux (736b37-737a1) d’Aristote entre la nature qui se trouve dans le pneuma et l’« élément des astres ». Celle-ci est éclairée à la fois par le contexte immédiat du passage et par les réflexions du traité Du ciel sur le « premier corps » céleste. L’objectif est de montrer que seuls ces deux cas admettent, dans la philosophie aristotélicienne, la possibilité d’un mouvement animé qui ne présuppose pas la présence effective d’une âme. Thein propose de concevoir ce pneuma comme une âme en puissance, qui intervient dans les premiers moments de la formation des corps. Il s’agirait d’un principe susceptible de conférer la forme animée à un corps, mais qui ne serait pas une âme actualisée. En ménageant une telle place dans sa physique, Aristote parvient finalement à reconnaître l’animation du « premier corps »céleste tout en lui refusant la possession d’une âme (ce qui reviendrait à l’hypothèse platonicienne de l’âme du monde).

L. M.

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ARTICLE

Aristotle on the Nature in the Pneuma and the First Body

  • Pages : 182 à 201
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  • Date de création : 14-03-2022
  • Dernière mise à jour : 14-03-2022

Résumé :

Français


L’article porte sur l’analogie que propose la Génération des animaux (736b37-737a1) d’Aristote entre la nature qui se trouve dans le pneuma et l’« élément des astres ». Celle-ci est éclairée à la fois par le contexte immédiat du passage et par les réflexions du traité Du ciel sur le « premier corps » céleste. L’objectif est de montrer que seuls ces deux cas admettent, dans la philosophie aristotélicienne, la possibilité d’un mouvement animé qui ne présuppose pas la présence effective d’une âme. Thein propose de concevoir ce pneuma comme une âme en puissance, qui intervient dans les premiers moments de la formation des corps. Il s’agirait d’un principe susceptible de conférer la forme animée à un corps, mais qui ne serait pas une âme actualisée. En ménageant une telle place dans sa physique, Aristote parvient finalement à reconnaître l’animation du « premier corps »céleste tout en lui refusant la possession d’une âme (ce qui reviendrait à l’hypothèse platonicienne de l’âme du monde).

L. M.

 

Résumé :

Français


L’article porte sur l’analogie que propose la Génération des animaux (736b37-737a1) d’Aristote entre la nature qui se trouve dans le pneuma et l’« élément des astres ». Celle-ci est éclairée à la fois par le contexte immédiat du passage et par les réflexions du traité Du ciel sur le « premier corps » céleste. L’objectif est de montrer que seuls ces deux cas admettent, dans la philosophie aristotélicienne, la possibilité d’un mouvement animé qui ne présuppose pas la présence effective d’une âme. Thein propose de concevoir ce pneuma comme une âme en puissance, qui intervient dans les premiers moments de la formation des corps. Il s’agirait d’un principe susceptible de conférer la forme animée à un corps, mais qui ne serait pas une âme actualisée. En ménageant une telle place dans sa physique, Aristote parvient finalement à reconnaître l’animation du « premier corps »céleste tout en lui refusant la possession d’une âme (ce qui reviendrait à l’hypothèse platonicienne de l’âme du monde).

L. M.

 
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