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MONOGRAPHIE

La linea e il circolo

Studio logico-philosophico sull’analogia

  • Pages : XXXVII-889
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  • Edition : Réédition
  • Ville : Macerata
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  • ISBN : 9788874620821
  • URL : Lien externe
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  • Date de création : 18-11-2020
  • Dernière mise à jour : 18-11-2020

Résumé :

Français

« Entre la pratique et la théorie de l’analogie l’écart est immense » (p. 9). Il est dû au primat d’une rationalité logique reposant sur les principes d’identité et de tiers exclu, qui non seulement n’est pas en mesure de rendre compte des opérations analogiques mais tend à les réprimer. Il s’agit donc d’interroger les raisons du refoulement de la rationalité analogique (perspective « archéologique ») et de déterminer les conditions de sa validité, en tant que type d’inférence et pratique herméneutique (perspective «critique»). L’analogie ne saurait être définie analytiquement ; il faut partir de ses usages. C’est l’objet de la première partie, « Topique : les lieux de l’analogie » (p. 32-309), en sept chapitres (« L’archéologie », «La théonymie», « Le langage », « Le discours », « La symptomatologie », « La proportion » et «L’inclusion»). Ceci établi, la seconde partie « Logistique : le calcul analogique » (p. 310-546), s’efforce de dégager la structure de l’inférence analogique, en sept chapitres également («L’exemplification et la preuve», « La symétrie », « La logique modale et l’analogie », « L’enthymème », « Les figures inductives », « Les figures hypothétiques », « Les figures rhétoriques »). La troisième partie « Herméneutique. L’interprétation analogique » (p. 547-810) considère l’analogie à l’aune de sa capacité à donner sens à l’expérience, toujours en sept chapitres (« La sympathie », « Les analogies de l’expérience », « La typologie », « La théorie des Idées », « La fonction de l’analogie », « La subjectivité de l’analogie », «Au-delà de l’analogie»).

L’ouvrage est sans équivalent pour ce qui regarde la variété et l’ampleur des perspectives et des ressources sur les opérations analogiques. Il est très technique, mobilise de larges pans de l’histoire des sciences et de la philosophie (les dix auteurs les plus cités sont, dans l’ordre décroissant : Aristote, Platon, Kant, puis Descartes, Hegel, Carnap, Leibniz, Russel, Galilée et Freud) et dialogue avec de nombreux contemporains (tels E. Bloch, H. Blumenberg, M. Foucault, M. Heidegger, A. Koestler, K. Lewin, J. Piaget, P. Ricoeur et W. O. Quine). Pour se faire une première idée des enjeux on pourra, après l’« Introduction » (p. 9-29), commencer par le § 69, qui résume « les principes qui règlent les deux pôles extrêmes de la rationalité formelle ou “pure” : la logique et l’analogie » : « tout ou rien » vs « gradation continue » ; «contradiction exclusive» vs « contradiction inclusive » ; « identité élémentaire » vs « identité fonctionnelle » ; « extensionalité » vs « intensionalité » ; « extensivité » vs « intensivité » ; « discrétion » vs « continuité » ; « finitude » vs « infinitude » (p. 374-375). Ces oppositions ne sont pas dichotomiques (contradictoires) mais polaires (contraires): entre les pôles opposés se distribuent toutes les positions possibles, de sorte que l'on peut passer de l'un à l'autre par degré. L’analogie est la voie pour surmonter le « chiasme ontologique » en quoi s’enferre une rationalité exclusivement logique : l’univocité logique s’acquiert au prix de l’équivocité ontologique (nominalisme), l’univocité ontologique, au prix de l’équivocité logique (réalisme). « La thèse intermédiaire – celle de l’analogia entis – (…) est la thèse générale du présent travail » (p. 352). Elle ne se limite pas à la figure que lui a donné la métaphysique scolastique mais se retrouve sous diverses formes dans les « réalismes “critiques” » – c’est-à-dire aussi «“en crise”» (p. 352). Actualiser l’analogia entis, c’est notamment signifier que la raison analogique ne se limite pas à l’établissement d’isomorphismes, qu’ils soient structurels ou fonctionnels (p. 685), mais se déploie dans ce que la tradition a nommé analogie d’attribution et donc dans des rapports de participation (p. 16, 655). La théorie platonicienne des idées, «formulée de manière critique», devient la «méta-théorie» (p. 658) des efforts pour surmonter (analogiquement) les dualismes de la logique et de l’expérience, de la forme et du contenu. - Archeologia di un'archeologia (par Giorgio Agamben), p. IX ; Avertissement (de l'éditeur), p. XXXVII ; Préface (de l'auteur), p. 3 ; Appendice (par Stefano Besoli et Roberto Brigati) , p. 811 ; Bibliographie des écrits de Enzo Melandri, p. 841 ; Index des noms, p. 861.

M. A.

 

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Dernière mise à jour : Samedi 23 octobre 2021