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MONOGRAPHIE

Science et Technique. Études d’Histoire et d’Épistémologie. I. Aube de la cosmologie et de l’épistémologie scientifique

  • Pages : 257
  • Nombre de volumes : 3
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  • Support : Document imprimé
  • Edition : Original
  • Ville : Paris
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  • ISBN : 2-9520588-2-2
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  • Date de création : 04-01-2011
  • Dernière mise à jour : 31-10-2015

Résumé :

Français

Ce volume, premier d’une suite annoncée de deux autres tomes, se donne pour objet un retour aux sources des spéculations sur la nature et aux réflexions humaines initiales sur les phénomènes naturels des présocratiques, ainsi qu’aux premières constructions intellectuelles de systèmes de description et d’explication des mouvements célestes par les astronomes babyloniens. Prenant pour référence les seules civilisations de l’Orient Ancien de la Mésopotamie, de l’Égypte et de la Grèce, l’ouvrage est structuré en deux Parties : – la Première («Débuts des spéculations cosmologiques et des enquêtes astronomiques») traite des premières réflexions sur le cosmos et la formation de l’univers. Les présocratiques sont considérés comme les précurseurs de la spéculation sur la nature, sur les causes du mouvement et les structures de la matière, base de la formation de l’univers. Premiers physiciens ou théoriciens de la nature, les Milésiens s’attachent aux questions relatives à la formation du monde et au principe de base qui unifie ses éléments épars pour créer l’ordre et la stabilité du cosmos. À la suite de Thalès, premier physicien à émettre des réflexions sur la nature de cette substance première, d’autres Milésiens (Anaximandre et Anaximène notamment) poursuivent ce questionnement. Outre le problème de la substance première et unique, celui du changement et de la génération des choses, de leurs parties et du Tout est posé pour la première fois par Héraclite et Parménide. L’examen de la doctrine des Pythagoriciens permet de relever leurs principaux apports dans l’étude des phénomènes naturels. Avec Leucippe et Démocrite surviennent d’autres réponses à la question du changement et de la génération des choses et des mouvements. Des questions philosophiques, inspirées par l’observation du réel comme la question de l’infini d’Anaxagore, sont abordées par les présocratiques. Les Éléates, et les premiers parmi eux Parménide et son disciple Zénon, s’intéressent au problème du mouvement et de la stabilité. La description est complétée par un aperçu général sur la cosmologie de Platon et d’Aristote concernant le mouvement des corps célestes et terrestres. Sont enfin présentés les principaux apports des Mésopotamiens dans le domaine de l’astronomie, notamment leur invention du zodiaque pour repérer et calculer les trajectoires des astres dans le ciel. – La Partie II («Rôle heuristique et portée épistémologique de l’uniformité de la nature») s’attache à montrer comment l’observation des phénomènes célestes a donné naissance à la géométrie dans l’espace. L’esprit des enquêtes astronomiques suggère, de façon analogique, l’idée de recension et de consignation des choses dans des listes classant les objets en genres et espèces. La nécessité d’un tel système de consignation et de nomination des choses est à l’origine de l’invention de l’écriture cunéiforme, pictographique et idéographique, jusqu’à l’écriture alphabétique et phonétique. Des rudiments de langues commencent ainsi à se former, pour exprimer la diversité du monde naturel mais aussi, dès les sophistes, élaborer les règles logiques et formelles du langage. Nommer les choses ne suffit pas : il faut les quantifier et les dénombrer, d’où l’apparition d’un système numérique et mathématique pour représenter quantitativement la diversité qui caractérise le monde naturel. Les mouvements célestes, quant à eux, parviennent à être représentés abstraitement et schématiquement par des figures et des lignes. L’éclosion d’une nouvelle discipline scientifique, avec la géométrisation de l’espace, ouvre des perspectives encore inexplorées par l’astronomie, notamment sur la question de la complexité des mouvements des astres et la mesure de leurs trajectoires. – Bibliogr. pp. 248-251 ; – Index des noms pp. 252-254. M.-M. V.

 

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Dernière mise à jour : Lundi 06 décembre 2021