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MONOGRAPHIE

Philosophie de la biologie

Enjeux et perspectives

  • Pages : VIII-225
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  • Support : Document imprimé
  • Edition : Originale
  • Ville : Lausanne
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  • ISBN : 978-2-88074-926-2
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  • Date de création : 02-12-2011
  • Dernière mise à jour : 02-03-2015

Résumé :

Français

L'objectif de cet ouvrage est de présenter les problèmes que soulève la théorie de l'évolution et les concepts qu'elle mobilise dans la mesure où comme l'écrit l'auteur « le caractère historique et théorique de la biologie évolutionnaire la rapproche davantage de la philosophie que d'autres disciplines biologiques » (p. 1). Après un premier chapitre historique proprement introductif rappelant les antécédents théoriques et le contexte de formation de la théorie de l'évolution (chap.1: « Darwin et la théorie de l'évolution »), l'auteur expose la notion d'évolution biologique (chap. 2 : « L'évolution biologique ») puis les concepts, mécanismes et facteurs qui permettent de l'expliquer : en particulier 1° le concept de fitness, qui désigne la capacité de survie et de reproduction d'un organisme vivant (chap. 3 : « Le concept de fitness (valeur sélective) ») ; 2° les mécanismes de la sélection naturelle et de la dérive génétique (chap. 4 : « La dérive génétique et l'adaptationnisme ») ; enfin 3° les facteurs environnementaux pertinents à l'origine de la détermination des degrés de fitness des organismes (chap. 5 : « L'environnement, la niche et les ressources »). Dès lors l'auteur est conduit à aborder la question des unités et des niveaux sur lesquels la sélection naturelle opère. La réponse à cette question (chap. 6 : « L'unité de sélection ») est formulée à travers l'analyse du phénomène biologique dit de l'altruisme - « comportement d'un individu consistant à augmenter le niveau de fitness d'autrui au dépend de son propre niveau de fitness » (p. 59) -, et l'examen des deux perspectives adoptées face au paradoxe qu'il implique : d'une part la perspective géno-centrée selon laquelle « seuls les gènes sont de véritables unités capables de se répliquer » (p. 60), d'autre part la perspective du groupe. Suit une tentative de définition du vivant à partir de trois critères qui participent de la théorie explicative de l'évolution : la réplication, la variance et l'héritabilité (chap. 7 : « La définition du vivant »). Dès lors l'auteur présente l'arbre de la vie, dans la mesure où il permet de se faire une représentation des liens unissant tous les êtres vivants au cours du temps, et donc une image globale de la théorie de l'évolution (chap. 8 : « L'arbre de la vie et les espèces biologiques »). L'objet du neuvième chapitre est de discuter deux conceptions de la fonction biologique : les conceptions étiologique et systémique (chap. 9 : « La fonction biologique »). Le chapitre 10 porte sur les modèles d'explication scientifique (nomologique-déductif, unificationniste, statistique, causal et mécaniste) et étudie leur application à plusieurs phénomènes biologiques. Ce qui conduit l'auteur au chapitre 11 à s'interroger sur les relations entre les propriétés biologiques et les propriétés physiques : les premières sont-elles réductibles aux secondes ? En effet « y a-t-il une différence ontologique entre un gène (décrit et expliqué par la génétique) et la configuration d'atomes de la séquence d'ADN qui lui correspond (décrite et expliquée par la physique)? » (p. 129) Le chapitre 12 « porte sur la réalisation multiple des types de propriétés biologiques » (p. 5). Le chapitre 13 présente la théorie neutraliste de l'évolution, selon laquelle les changements évolutionnaires au niveau moléculaire résultent de la dérive génétique, et non de la sélection naturelle. À ce moment de l'ouvrage (chap. 14 : « La réduction fonctionnelle de la biologie par des sous-concepts ») l'auteur défend une position qui lui permet d'échapper au dilemme auquel l'a conduit sa réflexion au chapitre 12 concernant la relation entre physique et biologie. Les chapitres 15 (« La génétique classique : étude de cas de réduction ontologique ») et 16 (« La génétique classique : étude de cas de réduction épistémologique ») ont pour fonction d'illustrer la position théorique défendue par l'auteur, à travers l'exemple de la réductibilité de la génétique classique à la génétique moléculaire. – Notes ; Bibliographie, pp. 197-225.

F. F.

 

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