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MONOGRAPHIE

Les Raisons de la fiction : les philosophes et les mathématiques

  • Pages : 640
  • Collection : Collection U. Philosophie
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  • Support : Document imprimé
  • Edition : Original
  • Ville : Paris
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  • ISBN : 2-200-26165-9
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  • Date de création : 04-01-2011
  • Dernière mise à jour : 17-10-2015

Résumé :

Français

Cet imposant ouvrage est divisé en trois parties. «Essai de dialectique» (I) présente, après un rappel des antagonismes philosophiques sur les mathématiques, les doctrines de quelques philosophes qui ont su exprimer le jeu dialectique des mathématiciens envers ces principes : Platon (contrairement aux apparences), Aristote, Sextus Empiricus, Pascal, Bentham surtout. Il cherche à montrer de la sorte que c’est la théorie des fictions de ce dernier, rapportée à un pragmatisme fin et à un rejet de la théorie de la connaissance entendue comme reflet, qui rend le mieux compte du statut ontologique des objets mathématiques. «S’instruire philosophiquement des mathématiques» (II) développe une approche inversée de la thèse de l’auteur : l’étude de quelques événements mathématiques majeurs conduit à la nécessité d’en appeler à nouveau à la théorie des fictions de Bentham, au pragmatisme fin et à l’usage dialectique des principes philosophiques. Quant à la dernière partie, «Pour une théorie des fictions en mathématiques» (III), elle tente de montrer comment l’étude des événements mathématiques fournit à son tour des concepts, ou plutôt des schèmes, organisateurs de la pensée philosophique. Cette partie dégage enfin le thème, esquissé durant toute l’œuvre, que les mathématiques, et toute la pensée théorique, ont à voir avec le corps et les passions. Ce qui représente l’autre face de la théorie de Bentham, l’auteur s’inspirant pour sa part de la psychanalyse. – Si la première partie fournit ainsi plus particulièrement une relecture pragmatiste de l’histoire de la philosophie, avec Bentham comme point fixe, toutes permettent de côtoyer l’histoire d’événements mathématiques : naissance des probabilités (partie I), formalisation de la mesure, de l’espace, du temps, banalisation des nombres complexes (partie II), création de la machine arithmétique (partie III), par exemple. L’auteur se montre très critique envers les philosophes des sciences, historiens et épistémologues. Est-ce ce qui le conduit à passer sous silence les approches similaires, mais orientées vers le rationalisme, de ses thèses : Bachelard ou Gonseth, et surtout à ignorer totalement l’œuvre épistémologique de Piaget ?. – Bibliogr. ; Glossaire ; Index. M.-M. V.

 

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Dernière mise à jour : Jeudi 29 septembre 2022