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Monographie


Dictionnaire / Encyclopédie


Collectif


Article


Revue / Périodique


Thèse

3. Possibilités manipulatoires de la sphère

      3.1. Vous pouvez la faire tourner dans tous les sens

      3.2. Vous pouvez la zoomer et la dézoomer

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Nuage de mots-clés associé à : Sciences sociales
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    35
    NOTICES

    Liste des références bibliographiques indexées

    Monographie

    Principles of Scientific Sociology

    Walter L. WALLACE
    Éditeur : Aldine Publishing Company - 1983


    Monographie

    The Consequences of Pragmatism. Essays, 1972-1980

    Richard RORTY
    Éditeur : University of Minnesota Press - 1982


    Monographie

    Philosophie des sciences

    Bertrand SAINT-SERNIN, Daniel ANDLER, Anne FAGOT-LARGEAULT
    Éditeur : Gallimard - 2002


    Collectif

    Critique. Revue générale des publications françaises et étrangères : Sciences dures ?

    Sous la direction de Françoise BALIBAR, Élie DURING
    Éditeur : Minuit - 2002


    Collectif

    Le Modèle et l’enquête. Les usages du principe de rationalité dans les sciences sociales

    Sous la direction de Louis-André GÉRARD-VARET, Jean-Claude PASSERON
    Éditeur : Éditions de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) - 1995


    Monographie

    Introduction à la lecture de Karl Popper

    Alain BOYER
    Éditeur : Éditions Rue d’Ulm - Presses de l’École Normale Supérieure - 1994


    Collectif

    Les Nouvelles raisons du savoir : vers une prospective de la connaissance. : Colloque de Cerisy : Prospective d’un siècle à l’autre. III, Prospective de la connaissance

    Sous la direction de Thierry GAUDIN, Armand HATCHUEL
    Éditeur : Éditions de l’Aube - 2002


    Collectif

    De Zénon d’Élée à Poincaré : recueil d’études en hommage à Roshdi Rashed

    Sous la direction de Régis MORELON, Ahmad HASNAWI
    Éditeur : Peeters Publishers - 2004


    Monographie

    Philosophy of Mathematics and Natural Science : With a new introduction by Frank Wilczek

    Hermann WEYL
    Éditeur : Princeton University Press - 2009


    Monographie

    Scientific Prediction and Economics. A Philosophical and Methodological Analysis

    Wenceslao J. GONZALEZ
    Éditeur : University of Pittsburgh Press - 2010


    Collectif

    Rethinking Popper

    Sous la direction de Zuzana PARUSNIKOVÀ, Robert Sonné COHEN
    Éditeur : Springer Science+Business Media B.V. - 2009


    Article

    La sociologie du travail aujourd'hui

    Catherine PARADEISE

    Sous la direction de Thierry GAUDIN, Armand HATCHUEL
    Dans Les Nouvelles raisons du savoir : vers une prospective de la connaissance. - 2002


    Article

    Connaissance et reconnaissance au quotidien : enjeux épistémologiques et politiques

    Véronique LE GOAZIOU

    Sous la direction de Thierry GAUDIN, Armand HATCHUEL
    Dans Les Nouvelles raisons du savoir : vers une prospective de la connaissance. - 2002


    Article

    La dimension narrative commune : sciences naturelles et sciences sociales

    Mauro CERUTI

    Sous la direction de Ilya PRIGOGINE, Jacques REVEL
    Dans L’Homme devant l’incertain - 2001


    Article

    Sur l’épistémologie du hasard dans les sciences sociales. Invariance des lois et vérification des prédictions

    Benoît B. MANDELBROT

    Sous la direction de Jean PIAGET
    Dans Logique et connaissance scientifique - 1967


    Article

    Popper entre la science et les scientifiques

    Baudouin JURDANT

    Sous la direction de Renée BOUVERESSE-QUILLIOT
    Dans Karl Popper et la science d’aujourd’hui - 1989


    Article

    L’optimisation est-elle un critère de rationalité individuelle ?

    Philippe MONGIN

    Sous la direction de Louis-André GÉRARD-VARET, Jean-Claude PASSERON
    Dans Le Modèle et l’enquête. Les usages du principe de rationalité dans les sciences sociales - 1995


    Article

    Quel naturalisme pour les sciences sociales ?

    Michel de FORNEL, Cyril LEMIEUX

    Sous la direction de Michel de FORNEL, Cyril LEMIEUX
    Dans Naturalisme versus constructivisme - 2008


    Article

    Les sciences de la vie, alliées naturelles du naturalisme ? De la diversité des articulations possibles entre biologie et sciences sociales

    Dominique GUILLO

    Sous la direction de Michel de FORNEL, Cyril LEMIEUX
    Dans Naturalisme versus constructivisme - 2008


    Article

    Les formes élémentaires de la vie sociale

    Laurence KAUFMANN, Fabrice CLÉMENT

    Sous la direction de Michel de FORNEL, Cyril LEMIEUX
    Dans Naturalisme versus constructivisme - 2008


    Article

    Popper and Sen on Rationality and Economics : Two (Independent) Wrong Turns Can Be Remedied with the Same Program

    John WETTERSTEN

    Sous la direction de Zuzana PARUSNIKOVÀ, Robert Sonné COHEN
    Dans Rethinking Popper - 2009


    Article

    Introduction

    Michel PATY

    Sous la direction de Michel PATY, Danièle GHESQUIER-POURCIN, Muriel GUEDJ, Gabriel GOHAU
    Dans Énergie, science et philosophie au tournant des XIXe et XXe siècles - 2010


    Collectif

    Les sciences humaines sont-elles des sciences?

    Sous la direction de Thierry MARTIN
    Éditeur : Vuibert - 2011


    Monographie

    Scientific Essentialism

    Brian ELLIS
    Éditeur : Cambridge University Press - 2001


    Monographie

    What Functions Explain. Functional Explanation and Self-Reproducing Systems

    Peter MCLAUGHLIN
    Éditeur : Cambridge University Press - 2001


    Monographie

    Darwinism in Philosophy, Social Science and Policy

    Alexander ROSENBERG
    Éditeur : Cambridge University Press - 2000


    Monographie

    Durkheim et la philosophie : Représentation, réalité et lien social

    Giovanni PAOLETTI
    Éditeur : Classiques Garnier - 2012


    Collectif

    Épistémologie des sciences sociales

    Sous la direction de Jean-Michel BERTHELOT
    Éditeur : Presses Universitaires de France - 2012


    Monographie

    Sociologie et philosophie: libres échanges : Bourdieu, Derrida, Durkheim, Foucault, Sartre

    Louis PINTO
    Éditeur : Éditions d’Ithaque - 2014


    Monographie

    La Force du social : Enquête philosophique sur la sociologie des pratiques de Pierre Bourdieu

    Claude GAUTIER
    Éditeur : Le Cerf - 2012


    Monographie

    La fin d’un grand partage : Nature et société, de Durkheim à Descola

    Pierre CHARBONNIER
    Éditeur : CNRS Éditions - 2015


    Monographie

    Histoires d’enquêtes : Londres, Paris, Chicago (1880-1930)

    Christian TOPALOV
    Éditeur : Classiques Garnier - 2015


    Monographie

    Science and its Fabrication

    Alan Francis CHALMERS
    Éditeur : Open University Press - 1990


    Article

    Aux origines de l’épistémologie sociale : principe communautaire de l’enquête et sciences sociales

    Jean-Marie CHEVALIER

    Sous la direction de Stéphanie RUPHY, Alexandre GUAY
    Dans Science, philosophie, société - 2017


    Collectif

    Spinoza et les passions du social

    Sous la direction de Frédéric LORDON, Eva DEBRAY, Kim Sang ONG-VAN-CUNG
    Éditeur : Éditions Amsterdam - 2019


    MONOGRAPHIE

    Principles of Scientific Sociology

    • Pages : XIV-545
    •  
    • Support : Print
    • Edition : Original
    • Ville : New York
    •  
    • ISBN : 0-202-30304-7
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 30-09-2015

    Résumé :

    Anglais

    Principles of Scientific Sociology represents a major attempt to redirect the course of contemporary sociological thought. It is clear, well-organized, innovative, and original in its discussion of the context and methods of sociology conceived as a natural science. Wallace delineates the subject matter of sociology, classifies its variables, presents a logic of inquiry, and advocates the use of this logic for the acceptance or rejection of hypotheses or theories and for the solving of human problems. Social scientists, including political scientists, sociologists, anthropologists, historians, economists, social psychologists, and students of social phenomena among nonhumans, will find this work indispensable reading. Principles of Scientifc Sociology emphasizes the relationship between pure and applied sociological analysis. The essential contributions of each to the other are specified. Relationships between the substantive concepts of the sociology of humans, on the one hand, and the sociology of nonhumans, on the other, are systematized. In an attempt to put sociological analysis on a firm scientific basis, the book contains a concluding chapter focusing on central premises of natural science and their applicability to sociology. Wallace identifies the simple elements and relationships that sociological analysis requires if it is to lead to an understanding of complex social phenomena. On this basis, he considers the substantive elements and relations that comprise structural functionalism, historical materialism, symbolic interactionism, and other approaches to social data. He develops groundwork for standardizing these elements so that the contexts of different analyses may become rigorously comparable. The result is a fine, one-volume synthesis of sociological theory. M.-M. V.

     

    MONOGRAPHIE

    The Consequences of Pragmatism. Essays, 1972-1980

    • Pages : XLVII-237
    •  
    • Support : Print
    • Edition : Original
    • Ville : Minneapolis
    •  
    • ISBN : 0-8166-1063-0
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 03-10-2015

    Résumé :

    Anglais

    Rorty has collected a selection from his vast number of essays under the title Consequences of Pragmatism. Spanning the time range of his work from the early 1970s to the early 1980s, they represent Rorty's development and exposition of his views after he made the sudden turn from analytic philosophy to his anti-essentialist pragmatism. Many of the essays are meant to explain how his view contrasts with the tradition in philosophy he is arguing against, which he identifies as the Cartesian-Kantian one, as well as the analytic philosophical tradition he used to belong to. However, some of the later essays also serve to defend his views against some common criticisms. Also included are essays which compare his views with those of people working or having worked along similar 'counter-tradition' lines, such as of course his inspiration Dewey, but also Heidegger, Foucault, and Cavell. – Contents : – The world well lost; – Keeping philosophy pure; – Overcoming the tradition; – Professionalized philosophy and transcendentalist culture; – Dewey's metaphysics; – Philosophy as a kind of writing; – Is there a problem about fictional discourse?; – Nineteenth-century idealism and twentieth-century textualism; – Pragmatism, relativism, and irrationalism; – Cavell on skepticism; – Method, social science, and social hope; – Philosophy in America today. M.-M. V.

     

    MONOGRAPHIE

    Philosophie des sciences

    • Tome : N°2
    • Pages : 673-1334
    • Collection : Folio-Essais
    • Nombre de volumes : 2
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 2-07-042490-1
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 14-10-2015

    Résumé :

    Français

    Le Volume II contient le dernier chapitre de la Deuxième Partie, consacré au monde humain (Chap. VI, «L’ordre humain»). Ces trois chapitres de la 2e Partie abordent donc successivement les philosophies des sciences de la matière, des sciences du vivant et des sciences de l’homme. – La Troisième Partie, «Concepts transversaux», analyse trois notions qui jouent un rôle transversal dans de nombreuses disciplines scientifiques : – «La causalité» (Chap. VII), – «L’émergence» (Chap. VIII), – «La forme» (Chap. IX). M.-M. V.

     

    COLLECTIF

    Critique. Revue générale des publications françaises et étrangères

    Sciences dures ?

    • Volume : 661
    • Pages : 429-586
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 2-7073-1784-5
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 19-10-2015

    Résumé :

    Français

    Les treize articles de ce numéro de la revue Critique sont des commentaires d'ouvrages de réflexion sur les sciences. – La “Présentation” explique qu'on ne peut légitimement parler de science dure au sens où elle serait extérieure au fait social. Elle se demande si les scientifiques ont plus de légitimité pour tenir un discours sur les sciences que les profanes qui n'y ont accès qu'au travers de la vulgarisation. Les A. répondent avec Einstein qu'il faut regarder faire les scientifiques plutôt que de les écouter, et que ce chemin n'a pas toujours été suivi par les philosophes des sciences, en particulier anglo-saxons. La philosophie des sciences doit relever de nouveaux défis, avec l'anthropologie et la sociologie des sciences, dans le vaste champ des « science studies » et « studies of scientific knowledge » pour « mieux cerner la complexité du rapport qu'entretiennent les sciences sociales avec les sciences “dures” [...]. C'est la piste suivie par les différentes contributions de ce numéro : les sciences sont dures ou se compliquent dès qu'on en parle, mais comment ne pas en parler ? » (p. 431). M.-M. V.

     

    COLLECTIF

    Le Modèle et l’enquête. Les usages du principe de rationalité dans les sciences sociales

    Résumé :

    Français

    Le présent ouvrage est issu du séminaire commun de L.-A. Gérard-Varet et J.-C. Passeron, qui s’est tenu à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales à Marseille (Vieille-Charité) en 1988-1989, 1989-1990 et 1990-1991. – Dans le débat sur le rôle du principe de rationalité dans la connaissance des actions humaines, le choix a été fait ici de restreindre les questions posées au principe de rationalité en puisant leur formulation dans l’actualité méthodologique de la recherche. En quel sens les différentes sciences sociales usent-elles aujourd’hui du principe de rationalité pour analyser, interpréter et expliquer les conduites ? Ce principe garde-t-il quelque unité théorique dans la diversité des méthodologies qui le mettent en œuvre comme principe d’intelligibilité anthropologique, de calcul ou de prévision des décisions, de recherche des équilibres interactifs ou de formulation de l’équité sociale ? Les limites que rencontre l’application du principe de rationalité aux actions sociales, comme ses formulations récentes introduisant les notions de rationalité limitée ou procédurale, sont-elles les mêmes pour une science du «modèle» comme l’économie ou une science de l’«enquête» comme la sociologie. Plus généralement, utilise-t-on la même définition opératoire de la «rationalité» dans l’analyse d’un équilibre ou d’une conjoncture, d’un contexte ou d’une interdépendance entre variables, d’une synchronie ou d’une diachronie; dans un récit ou dans une comparaison statistique, dans une décision politique ou dans une anticipation économique, dans un calcul des moyens ou dans une supputation des fins, dans la théorie des jeux ou dans une typologie historique ? M.-M. V.

     

    Articles :

    pages 38 à 137

    Weber et Pareto : la rencontre de la rationalité dans l’analyse sociologique

    PASSERON Jean-Claude

    pages 139 à 148

    Rationalité et normes sociales : un modèle pluridisciplinaire

    ELSTER Jon

    pages 149 à 189

    Rationalité ou normes sociales : une opposition dépassée ?

    THÉVENOT Laurent

    pages 193 à 215

    Rationalisme, utilitarisme et anti-utilitarisme

    CAILLÉ Alain

    pages 217 à 241

    Économie du bien-être et utilitarisme

    ASPREMONT Claude d’

    pages 245 à 277

    Sur la capacité de la raison à discerner : rationalité substantive et rationalité procédurale d’Aristote à H.A. Simon, par Descartes et Vico

    LE MOIGNE Jean-Louis

    pages 279 à 307

    L’optimisation est-elle un critère de rationalité individuelle ?

    MONGIN Philippe

    pages 309 à 322

    Rationalité instrumentale et rationalité cognitive

    WALLISER Bernard

    pages 325 à 400

    Préférence temporelle discontinue, cycle et horizon de vie

    MASSON André

    pages 401 à 443

    Est-il rationnel de travailler pour s’épanouir ?

    MENGER Pierre-Michel

    pages 447 à 468

    Fondements stratégiques de l’équilibre en économie : coordination, rationalité individuelle et anticipations

    GÉRARD-VARET Louis-André, ASPREMONT Claude d’, DOS SANTOS FERREIRA Rodolphe

    pages 469 à 476

    Rationalité et anticipations rationnelles

    GUESNERIE Roger

    pages 479 à 526

    Quelques problèmes de rationalité posés par la théorie des jeux

    GÉRARD-VARET Louis-André

    pages 527 à 547

    À propos du rôle des singularités dans l’analyse économique. Apports de la théorie des jeux

    PONSSARD Jean-Pierre

    pages 549 à 564

    Conventions et rationalité limitée

    LIVET Pierre

    pages 567 à 580

    Les trois aspects de la rationalité économique

    GRANGER Gilles-Gaston

    MONOGRAPHIE

    Introduction à la lecture de Karl Popper

    • Pages : V-288
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 2-7288-0200-9
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 20-10-2015

    Résumé :

    Français

    Le présent recueil est structuré en deux parties. La première («L’épistémologie laïque») propose une nouvelle version, revue et corrigée, de Karl Popper : une épistémologie laïque ?, ouvrage édité aux PENS en 1978. Ce texte peut être lu comme une première introduction générale à la problématique et à la pensée de l’auteur de La Logique de la découverte scientifique, et aborde successivement les thèmes de «critère de démarcation», de «psychologisme», de «contrôle intersubjectif et communication», d’«induction, observation et hypothèse», de «passages» et d’«essentialisme». – La seconde partie («Confrontations») réunit un ensemble d’articles consacrés à différents aspects de l’épistémologie poppérienne et parus entre 1981 et 1992. Ces articles, répartis selon deux sections, ont fait l’objet de publications antérieures dans diverses revues. – Section A, Méthodologie générale : 1, «Sur le peu de méthode», Cahiers S.T.S., n° 8, CNRS, 1985; 2, «L’utopie unificatrice du Cercle de Vienne», Le Cercle de Vienne. Doctrines et controverses, dir. J. Sebestik et A. Soulez, Klincksieck, 1986; 3, «D’où viennent les idées justes?», Sciences de l’intelligence, sciences de l’artificiel, dir. J.-L. Lemoigne A. Demailly, Presses Univ. de Lyon, 1986; 4, «Le problème de Duhem», Cahiers du CREA, n° 5, 1985; 5, «La logique inductive est-elle seulement possible ?», Actes du Séminaire d’Analyse, Dép. de Mathématiques, Univ. Blaise-Pascal, Clermond-Ferrand, 1990; 6, «Déterminisme et prédiction», Cahiers du CREA, n°13, 1989 (à propos de L’Univers irrésolu de K. Popper, trad. R. Bouveresse, Hermann, 1984); 7, «L’énigme épistémologique», L’Âge de la science, n° 2 (Épistémologie), dir. P. Jacob, O. Jacob (à propos de Science and Scepticism, John Watkins, Princeton University Press, 1984). – Section B, Approches du social : 1, «Problèmes des sciences sociales», Économies et sociétés, n° 10, 1987; 2, «Les dieux sont aussi dans la machine», Milieux, 1981; 3, «Loi, rationalité et situation», inédit; 4, «Parole magique et modernité», Hermès, CNRS, décembre 1990; 5, «Sacrifice et réfutation», Violence et vérité. Autour de René Girard, Grasset, 1985; 6, «Rationalisme absolu ou rationalisme critique ?», Spinoza au XXe siècle, dir. O. Bloch, PUF, 1993. – L’Appendice présente un certain nombre de concepts clés de la méthodologie «falsificationniste» (Encyclopédie de la philosophie, Les Notions, dir. A. Jacob, PUF, 1990). M.-M. V.

     

    COLLECTIF

    Les Nouvelles raisons du savoir : vers une prospective de la connaissance.

    Colloque de Cerisy : Prospective d’un siècle à l’autre. III, Prospective de la connaissance

    • Pages : 322
    • Collection : Société et territoire. Série : Prospective du présent
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    • Ville : La Tour-d’Aigues
    •  
    • Institution : Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle
    • ISBN : 2-87678-804-7
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 29-10-2015

    Résumé :

    Français

    Actes du troisième colloque de la série «Prospective d'un siècle à l'autre», intitulé : Prospective de la connaissance, Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle, 27 mai-2 juin 2001. Ont déjà été publiés les ouvrages relatifs aux colloques : Prospective I, Pour une gouvernance démocratique ; Prospective II, Expertise, débat public : vers une intelligence collective ; ibid., 1999 et 2001. - Alors que la science du XXe siècle est au cœur d'une contestation nouvelle, les ressources consacrées à la production de savoirs et à leur transmission n'ont jamais été aussi nombreuses, «jamais l'équilibre entre les nations ou le destin de la planète n'ont semblé autant dépendre de la manière dont les connaissances sont produites et partagées» (p. 5). Comment explorer ce paradoxe et les tensions qui l'accompagnent ? De cette interrogation est née l'idée d'une «prospective de la connaissance» : prendre la mesure des nouvelles relations entre les sciences, le public et les forces économiques, afin d'en mieux cerner les conséquences et les défis. Retrouver les sources culturelles de la connaissance, redéfinir les conditions d'une politique et d'une éthique de la Science, comprendre la construction des objets de recherche, maîtriser les liens entre gestion des connaissances et action collective, interroger l'évolution des sciences sociales constituent, pour les auteurs de ces contributions, un agenda culturel et politique désormais essentiel. - Après une Introduction de A. Hatchuel sur “Les nouvelles raisons du savoir”, l'ouvrage s'articule en six sections : 1. Retrouver les sources culturelles de la connaissance : Jean-Éric Aubert, “Le statut de la connaissance et l'innovation : problématique des civilisations” ; Hélène Vérin, “Généalogie de la réduction en art. Aux sources de la rationalité moderne” ; Juliette Grange, “Politique de la science : quelques questions à partir de l'œuvre d'Auguste Comte”. - 2. Redéfinir les conditions d'une politique et d'une éthique de la science : Hubert Curien, “Une politique de la recherche est-elle faisable ?” ; Claude Kordon, “Gestion des connaissances et recherche scientifique” ; Augusto Forti, “Science, éthique et mondialisation. Pour une géoéthique de la science” ; Gérard Huber, “Panser l'homme, penser la science”. - 3. Comprendre la construction des objets de recherche : Michel Sebillotte, “Logiques de l'agir et construction des objets de connaissance. L'invention de nouveaux dispositifs de recherche” ; Pierre-Benoît Joly, “Risques collectifs et agir sociologique : l'enjeu des dispositifs de coproduction de connaissances” ; Marc E. Himbert, “Comment la métrologie fait évoluer la connaissance” ; Jean-Gabriel Ganascia, “Réalisme et animisme sont les deux mamelles du cognitivisme” ; Jocelyn de Noblet, “Extension du domaine de la forme”. - 4. Maîtriser la gestion des connaissances dans l'action collective : André Staropoli, “L'évaluation ? un préalable” ; Claude Trink, “L'impact des technologies de l'information et de la communication sur les liens entre enseignement supérieur et industrie” ; A. Hatchuel, “Gestion des connaissances et capitalisme de l'innovation. Prospective de l'agir contemporain” ; Alain Bucaille, “La gestion des connaissances dans l'entreprise”. - 5. Interroger l'évolution des sciences sociales : Catherine Paradeise, “La sociologie du travail aujourd'hui” ; Michel Gensollen, “Nouvelle économie ou crise du discours économique ?” ; Véronique Le Goaziou, “Connaissance et reconnaissance au quotidien : enjeux épistémologiques et politiques” ; Albert David, “Connaissance et sciences de gestion”. - 6. Synthèses et ouvertures : Mehdi Lahmar, “Prospective d'un siècle à l'autre, d'une génération à l'autre” ; Christine Heller del Riego, “Synthèse subjective d'une jeune scientifique” ; Thierry Gaudin, “La connaissance ne sera plus ce qu'elle était”. - Notes et Bibliogr. en fin d'articles. M.-M. V.

     

    Articles :

    pages 19 à 28

    Le statut de la connaissance et l'innovation : problématique des civilisations

    AUBERT Jean-Éric

    pages 29 à 41

    Généalogie de “la réduction en art”. Aux sources de la rationalité moderne

    VÉRIN Hélène

    pages 43 à 56

    Politique de la science : quelques questions à partir de l'œuvre d'Auguste Comte

    GRANGE Juliette

    pages 59 à 63

    Une politique de la recherche est-elle faisable ?

    CURIEN Hubert

    pages 65 à 74

    Gestion des connaissances et recherche scientifique

    KORDON Claude

    pages 75 à 79

    Science, éthique et mondialisation. Pour une géoéthique de la science

    FORTI Augusto

    pages 81 à 90

    Panser l'homme, penser la science

    HUBER Gérard

    pages 93 à 115

    Logiques de l'agir et construction des objets de connaissance. L'invention de nouveaux dispositifs de recherche

    SEBILLOTTE Michel

    pages 117 à 129

    Risques collectifs et agir sociologique : l'enjeu des dispositifs de coproduction de connaissances

    JOLY Pierre-Benoît

    pages 131 à 144

    Comment la métrologie fait évoluer la connaissance

    HIMBERT Marc E.

    pages 147 à 156

    Réalisme et animisme sont les deux mamelles du cognitivisme

    GANASCIA Jean-Gabriel

    pages 157 à 166

    Extension du domaine de la forme

    NOBLET Jocelyn de

    pages 169 à 180

    L'évaluation ? un préalable

    STAROPOLI André

    pages 181 à 188

    L'impact des technologies de l'information et de la communication sur les liens entre enseignement supérieur et industrie

    TRINK Claude

    pages 191 à 208

    Gestion des connaissances et capitalisme de l'innovation. Prospective de l'agir contemporain

    HATCHUEL Armand

    pages 209 à 217

    La gestion des connaissances dans l'entreprise

    BUCAILLE Alain

    pages 221 à 230

    La sociologie du travail aujourd'hui

    PARADEISE Catherine

    pages 231 à 241

    Nouvelle économie ou crise du discours économique ?

    GENSOLLEN Michel

    pages 243 à 249

    Connaissance et reconnaissance au quotidien : enjeux épistémologiques et politiques

    LE GOAZIOU Véronique

    pages 251 à 279

    Connaissance et sciences de gestion

    DAVID Albert

    pages 283 à 287

    Prospective d'un siècle à l'autre, d'une génération à l'autre

    LAHMAR Mehdi

    pages 289 à 307

    Synthèse subjective d'une jeune scientifique

    HELLER DEL RIEGO Christine

    pages 309 à 318

    La connaissance ne sera plus ce qu'elle était

    GAUDIN Thierry

    COLLECTIF

    De Zénon d’Élée à Poincaré : recueil d’études en hommage à Roshdi Rashed

    • Pages : XL-909
    • Collection : Les Cahiers du MIDEO
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    • Ville : Paris
    •  
    • Institution : Institut Dominicain d’Études Orientales du Caire
    • ISBN : 2-87723-807-5
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 29-10-2015

    Résumé :

    Français

    Volume de Mélanges offerts à Roshdi Rashed, philosophe, linguiste et mathématicien égyptien, dont l’œuvre s’est développée depuis trente-cinq ans entre Le Caire, Paris et Berlin, où il a enseigné la logique à la Humboldt Universität. – L’ouvrage s’ouvre sur un “Entretien de Roshdi Rashed” avec Ahmad Hasnawi, Christian Houzel et Régis Morelon, complété d’une bibliographie exhaustive de l’A. (pp. XXIX-XL). Les nombreuses communications – en français, anglais, allemand, italien – qui composent ce recueil illustrent cette pensée multiforme, comme en témoigne la structuration de l’ouvrage en six sections, chacune se voulant représentative d’une discipline : – I. «Mathématiques» : Jules Vuillemin, “Les témoignages aristotéliciens sur les arguments de Zénon d’Élée : une version double” ; Marouane Ben Miled, “Les quantités irrationnelles dans l’œuvre d’al-Karaji” ; Bijan Vahabzadeh, “ ‘Umar al-Khayyam and the Concept of Irrational Number” ; Hélène Bellosta, “L’émergence du négatif” ; Philippe Abgrall, “Al-Quhi, archimédien” ; Pascal Crozet, “Al-Sigzi et la tradition des problèmes de division des figures” ; Eberhard Knobloch, “La configuration (mécanique, géométrie, calcul) et ses bouleversements à la fin du XVIIe siècle. L’exemple de Leibniz” ; Karine Chemla, “Algorithmes et histoire de la démonstration mathématique” ; Pierre Kaplan, “L’équation de Pell-Fermat, de Fermat à nos jours et un problème de Gauss” ; Christian Houzel, “Poincaré et l’analyse diophantienne”. – II. «Astronomie» : Régis Morelon, “Une proposition de lecture de l’histoire de l’astronomie arabe” ; George Saliba, “Aristotelian Cosmology and Arabic Astronomy” ; Barbara Obrist, “L’astronomie gréco-romaine lors du passage de l’Antiquité au Moyen Âge : textes et figures” ; Graziella Federici Vescovini, “Gianfrancesco Pico della Mirandola tra astrologia e stregoneria”. – III. «Physique» : Faïza Bancel , “Le traité sur la théorie du levier d’al-Muzaffar al-Isfizari : une réécriture du Kitab fi al-qarastun de Thabit ibn Qurra ?” ; Gérard Simon, “L’expérimentation sur la réflexion et la réfraction chez Ptolémée et Ibn al-Haytham” ; Mehrnaz Katouzian-Safadi, “La cornue et l’alambic, instrument d’analyse et de preuve dans Les Doutes sur Galien de Razi” ; Michel Paty, “L’élément différentiel de temps et la causalité physique dans la dynamique de d’Alembert”. – IV. «Philologie» : Micheline Decorps-Foulquier, “Sur les rencontres entre sections dans les Coniques d’Apollonius de Perge : remarques sur le texte grec de la préface du Livre I” ; Alain Galonnier, “Boèce et les Éléments d’Euclide : quel maillon dans la chaîne des savoirs ?” ; Gad Freudenthal et Tony Lévy, “De Gérase à Bagdad : Ibn Bahriz, al-Kindi, et leur recension arabe de l’Introduction arithmétique de Nicomaque, d’après la version hébraïque de Qalonymos ben Qalonymos d’Arles” ; Abdelali Elamrani-Jamal, “Fragment d’un traité de minéralogie d’al-Kindi. Présentation, texte et traduction”. – V. «Philosophie» : Bernard Besnier, “Aristote : le lieu , le quelque part et l’être-dans” ; Ahmad Hasnawi, “Le statut catégorial du mouvement chez Avicenne : contexte grec et postérité médiévale latine” ; Shinichiro Higashi, “Entre épistémologie et métaphysique. La philosophie aristotélicienne des mathématiques au XVIe siècle” ; Pierre Pellegrin, “Scepticisme et sémiologie médicale” ; Jean Jolivet, “L’Épître sur la quantité des livres d’Aristote, par al-Kindi (une lecture)” : Hatem Zghal, “La connaissance des singuliers chez Avicenne” ; Herbert A. Davidson, “Maimonides, Aristotle, and Avicenna” ; Joël Biard, “Zabarella et le mouvement des corps simples (De l’usage d’Averroès au XVIe siècle)” ; Richard M. Frank, “Al-Ahkam in Classical As’arite Teaching” ; Anca Vasiliu, “Eikôn præter imaginem. Notes sur le vocabulaire de l’image à la fin de l’Antiquité”. – VI. «Science et société» : Sayaka Oki, “Les problèmes ‘économiques‘ et l’Académie royale des sciences de Paris (1771-1790)” ; Chikara Sasaki, “How Was the Terminology of Modern Western Mathematics Translated in Japanese ?” ; Lewis Pyenson, “Cosmopolitans Go South : Two Northern Professors in Dallas and New Orleans” ; Gilles Gaston Granger, “L’histoire des sciences est-elle une histoire ?”. – Postface par Jean Jolivet : “Roshdi Rashed philosophe”. – Notes bas de page ; – Index nomimum pp. 887-904 ; – Auteurs pp. 905-906. M.-M. V.

     

    Articles :

    pages 1 à 26

    Les témoignages aristotéliciens sur les arguments de Zénon d’Élée : une version double

    VUILLEMIN Jules

    pages 27 à 54

    Les quantités irrationnelles dans l’œuvre d’al-Karaji

    BEN MILED Marouane

    pages 55 à 63

    ’Umar al-Khayyam and the Concept of Irrational Number

    VAHABZADEH Bijan

    pages 65 à 83

    L’émergence du négatif

    BELLOSTA Hélène

    pages 85 à 118

    Al-Quhi, archimédien

    ABGRALL Philippe

    pages 119 à 159

    Al-Sigzi et la tradition des problèmes de division des figures

    CROZET Pascal

    pages 161 à 174

    La configuration (mécanique, géométrie, calcul) et ses bouleversements à la fin du XVIIe siècle. L’exemple de Leibniz

    KNOBLOCH Eberhard

    pages 175 à 204

    Algorithmes et histoire de la démonstration mathématique

    CHEMLA Karine

    pages 205 à 219

    L’équation de Pell-Fermat, de Fermat à nos jours et un problème de Gauss

    KAPLAN Pierre

    pages 221 à 236

    Poincaré et l’analyse diophantienne

    HOUZEL Christian

    pages 237 à 249

    Une proposition de lecture de l’histoire de l’astronomie arabe

    MORELON Régis

    pages 251 à 268

    Aritotelian Cosmology and Arabic Astronomy

    SALIBA George

    pages 269 à 302

    L’astronomie gréco-romaine lors du passage de l’Antiquité au Moyen Âge

    OBRIST Barbara

    pages 303 à 319

    Gianfrancesco Pico della Mirandola tra astrologia e stregoneria

    FEDERICI VESCOVINI Graziella

    pages 321 à 353

    Le traité sur la théorie du levier d’al-Muzaffar al-Isfizari : une réécriture du Kitab fi al-qarastun de Thabit ibn Qurra ?

    BANCEL Faïza

    pages 355 à 375

    L’expérimentation sur la réflexion et la réfraction chez Ptolémée et Ibn al-Haytham

    SIMON Gérard

    pages 377 à 389

    La cornue et l’alambic, instrument d’analyse et de preuve dans Les Doutes sur Galien de Razi

    KATOUZIAN-SAFADI Mehrnaz

    pages 391 à 426

    L’élément différentiel de temps et la causalité physique dans la dynamique de d’Alembert

    PATY Michel

    pages 427 à 435

    Sur les rencontres entre sections dans les Coniques d’Apollonius de Perge : remarques sur le texte grec de la préface du Livre I

    DECORPS-FOULQUIER Micheline

    pages 437 à 477

    Boèce et les Éléments d’Euclide : quel maillon dans la chaîne des savoirs ?

    GALONNIER Alain

    pages 479 à 544

    De Gérase à Bagdad : Ibn Bahriz, al-Kindi, et leur recension arabe de l’Introduction arithmétique de Nicomaque, d’après la version hébraïque de Qalonymos ben Qalonymos d’Arles

    FREUDENTHAL Gad, LÉVY Tony

    pages 545 à 559

    Fragment d’un traité de minéralogie d’al-Kindi. Présentation, texte et traduction

    ELAMRANI-JAMAL Abdelali

    pages 561 à 605

    Aristote : le lieu, le quelque part et l’être-dans

    BESNIER Bernard

    pages 607 à 622

    Le statut catégorial du mouvement chez Avicenne : contexte grec et postérité médiévale latine

    HASNAWI Ahmad

    pages 623 à 643

    Entre épistémologie et métaphysique. La philosophie aristotélicienne des mathématiques au XVIe siècle

    HIGASHI Shinichiro

    pages 645 à 664

    Scepticisme et sémiologie médicale

    PELLEGRIN Pierre

    pages 665 à 683

    L’Épître sur la quantité des livres d’Aristote, par al-Kindi (une lecture)

    JOLIVET Jean

    pages 685 à 718

    La connaissance des singuliers chez Avicenne

    ZGHAL Hatem

    pages 719 à 734

    Maimonides, Aristotle, and Avicenna

    DAVIDSON Herbert A.

    pages 735 à 751

    Zabarella et le mouvement des corps simples (de l’usage d’Averroès au XVIe siècle)

    BIARD Joël

    pages 753 à 777

    Al-Ahkam in Classical As’arite Teaching

    FRANK Richard M.

    pages 779 à 817

    Eikôn præter imaginem. Notes sur le vocabulaire de l’image à la fin de l’Antiquité

    VASILIU Anca

    pages 819 à 844

    Les problèmes “économiques” et l’Académie royale des sciences de Paris (1771-1790)

    OKI Sayaka

    pages 845 à 857

    How Was the Terminology of Modern Western Mathematics Translated into Japanese ?

    SASAKI Chikara

    pages 859 à 870

    Cosmopolitans Go South : Two Northern Professors in Dallas and New Orleans

    PYENSON Lewis

    pages 871 à 878

    L’histoire des sciences est-elle une histoire ?

    GRANGER Gilles-Gaston

    pages 879 à 885

    Roshdi Rashed, philosophe

    JOLIVET Jean

    MONOGRAPHIE

    Philosophy of Mathematics and Natural Science

    With a new introduction by Frank Wilczek

    • Pages : 336
    •  
    • Support : Print
    • Edition : Traduction de l'allemand
    • Ville : Princeton, N.J.
    •  
    • ISBN : 978-0-691-14120-6
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 01-11-2015

    Résumé :

    Anglais

    This is a re-print of a book which scholars of philosophy, mathematics, and natural science consider as one of those "classics" every one in those fields must have read and mastered. It is also of interest to social scientists, like economists, because it delves into fundamental issues with the depth of philosophical thought and the rigor of a mathematician. The book was initially published by the Princeton University Press in 1949 (thus, 60 years ago); then it was, by and large, a translation and an expansion of a previous essay : the article "Philosophie der Mathematik und Naturwissenschaft" published in 1926 as a part of R. Oldenbourg's Handbuch der Philosophie (hence, nearly 80 years ago). As Nobel Prize Frank Wilczek recalls in the Introduction, Weyl was, with Einstein and von Neumann, part of the "trinity of refugee stars" that place Princeton's Institute for Advanced Studies at the forefront of research in many a field as they embodied the grand German literary and pan-European cultural tradition and rocketed into American pragmatism. – The book is divided into two parts, dealing respectively with Mathematics and Natural Science. Even though it includes several theorems and algorithms completely new and original at the time when they were formulated (and both the book and the previous essay published), it is not a technical text written only or mostly for specialists of the two main fields (mathematics and natural science). It is for a much broader readership with its roots in the European (not solely German) literature and thought. Throughout the book , we walk into the concepts of number and continuum, of the infinite, of geometry, of space, of time, of formation of theories, of the physical picture of the world. However, Hermann Weyl reminds us that he is not holding our hands in this voyage through mathematics and science. On the contrary, we and he have as guides Decartes, Leibnitz, Hume, Kant and all the other founding fathers of pan-European culture. Also, the voyage is not toward the discovery of new math and science technicalities : the final chapter deals with law, chance and especially freedom and the last appendix with how to reconcile basic questions on the origin of life and evolution and deep beliefs, like religious beliefs. M.-M. V.

     

    MONOGRAPHIE

    Scientific Prediction and Economics. A Philosophical and Methodological Analysis

    • Pages : 400
    •  
    • Support : Print
    • Edition : Original
    • Ville : Pittsburgh, PA
    •  
    • ISBN : 978-0-8229-4324-2
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 01-11-2015

    Résumé :

    Anglais

    Economics is perhaps the most closely related of all social sciences to the “hard” sciences. It integrally employs the processes of discovery, explanation, and prediction and combines them with an extensive analysis of data. In Scientific Prediction and Economics, Wenceslao J. Gonzalez explores the theoretical difficulty of using prediction to classify economics as a science. After providing a background on the role of prediction in science as a whole, Gonzalez employs the methodological framework of the social sciences to analyze if prediction in economics renders it as a scientific discipline. He views the use of rationality and empirical approaches to assess the epistemology and methodology of economic prediction, discerns the limits of prediction in economics, and outlines the interrelationship of prediction and prescription (policy, planning, practical measures, and so forth) as the key to future developments in the discipline. Gonzalez expands upon the theories of notable philosophers of science (including Karl Popper and Imre Lakatos) and economists (including Nobel Laureates Milton Friedman, John Hicks, James Buchanan, and Herbert A. Simon), to assemble an overarching statement on the role of prediction in science generally and its philosophical-methodological application in economics specifically. M.-M. V.

     

    COLLECTIF

    Rethinking Popper

    Résumé :

    Anglais

    In September 2007, more than 100 philosophers came to Prague with the determination to approach Karl Popper’s philosophy as a source of inspiration in many areas of our intellectual endeavor. This volume is a result of that effort. Topics cover Popper’s views on rationality, scientific methodology, the evolution of knowledge and democracy; and since Popper’s philosophy has always had a strong interdisciplinary influence, part of the volume discusses the impact of his ideas in such areas as education, economics, psychology, biology, or ethics. The concept of falsification, the problem of demarcation, the ban on induction, or the role of the empirical basis, along with the provocative parallels between historicism, holism and totalitarianism, have always caused controversies. The aim of this volume is not to smooth them but show them as a challenge. In this time when the traditional role of reason in the Western thought is being undermined, Popper’s non-foundationist model of reason brings the Enlightenment message into a new perspective. Popper believed that the open society was vulnerable, due precisely to its tolerance of otherness. This is a matter of great urgency in the modern world, as cultures based on different values gain prominence. The processes related to the extending of the EU, or the increasing economic globalization also raise questions about openness and democracy. The volume’s aim is to show the vitality of critical rationalism in addressing and responding to the problems of this time and this world. M.-M. V.

     

    Articles :

    pages 5 à 19

    Experience and Perceptual Belief

    MUSGRAVE Alan

    pages 21 à 30

    Critical Rationalism and the Principle of Sufficient Reason

    ANDERSSON Gunnar

    pages 31 à 45

    Ratio Negativa — The Popperian Challenge

    PARUSNIKOVÀ Zuzana

    pages 47 à 61

    Why, and to What Extent, May a False Hypothesis Yield the Truth?

    GATTEI Stefano

    pages 63 à 70

    Proof Versus Sound Inference

    BAR-AM Nimrod

    pages 71 à 81

    A Problem for Popper's Fallibilism

    KVASZ Ladislav, ZELENÀK Eugen

    pages 81 à 89

    Why Advocate Pancritical Rationalism?

    ROWBOTTOM Darrell P., BUENO Otávio

    pages 91 à 100

    Karl Popper and Hans Albert — The Broad Scope of Critical Rationalism

    ZEMAN Vladimír

    pages 103 à 115

    Problem-Solving and the Problem of Induction

    GILLIES Donald Angus

    pages 117 à 134

    Popper's Fundamental Misdiagnosis of the Scientific Defects of Freudian Psychoanalysis

    GRÜNBAUM Adolf

    pages 135 à 154

    Popper on Refutability : Some Philosophical and Historical Questions

    ROSENDE Diego L.

    pages 155 à 160

    Popper's Thesis of the Unity of Scientific Method: Method Versus Techniques

    VERDUGO Carlos

    pages 161 à 174

    Popper's Analysis of the Problems of Induction and Demarcation and Mises' Justification of the Theoretical Social Sciences

    TOKUMARU Natsuka

    pages 175 à 184

    Popper's Theory of the Searchlight : A Historical Assessment of Its Significance

    HARK Michel ter

    pages 185 à 202

    From Group Selection to Ecological Niches.

    BIRNER Jack

    pages 205 à 215

    Popperian Individualism Today

    O'HEAR Anthony

    pages 217 à 235

    Popper's Continuing Relevance

    JARVIE Ian Charles

    pages 237 à 244

    Open Society and the European Union

    BEDNAR Miloslav

    pages 245 à 255

    Open Rationality : Making Guesses About Nature, Society and Justice

    BOYER Alain

    pages 257 à 271

    Logic and The Open Society : Revising the Place of Tarski's Theory of Truth Within Popper's Political Philosophy

    NARANIECKI Alexander J.

    pages 273 à 285

    Popper and Communitarianism: Justification and Criticism of Moral Standards

    STELZER Harald

    pages 287 à 303

    Popper's Communitarianism

    KOCHAN Jeff

    pages 305 à 320

    Re-examination of Popper's Portrayal of Socrates

    BARUCH Herzl

    pages 323 à 338

    The Moral Underpinnings of Popper's Philosophy

    KOERTGE Noretta

    pages 339 à 356

    Critical Rationalism and Ethics

    SHEARMUR Jeremy

    pages 357 à 368

    Popper's Insights into the State of Economics

    AGASSI Joseph

    pages 369 à 378

    Popper and Sen on Rationality and Economics : Two (Independent) Wrong Turns Can Be Remedied with the Same Program

    WETTERSTEN John

    pages 379 à 388

    Popperian Selectionism and Its Implications for Education, or ‘What To Do About the Myth of Learning by Instruction from Without?’

    SWANN Joanna

    pages 389 à 395

    Applying Popperian Didactics

    SEGRE Michael

    pages 397 à 416

    The Difficulties with Popper's Nontraditional Conception of Metaphysics

    AKRAMI Musa

    pages 417 à 423

    Review : Out of Error : Further Essays on Critical Rationalism

    MILLER David William

    ARTICLE

    La sociologie du travail aujourd'hui

    • Pages : 221 à 230
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    ARTICLE

    Connaissance et reconnaissance au quotidien : enjeux épistémologiques et politiques

    • Pages : 243 à 249
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    ARTICLE

    La dimension narrative commune : sciences naturelles et sciences sociales

    • Pages : 257 à 275
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Résumé :

     

    ARTICLE

    Sur l’épistémologie du hasard dans les sciences sociales. Invariance des lois et vérification des prédictions

    • Pages : 1097 à 1113
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    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    ARTICLE

    Popper entre la science et les scientifiques

    • Pages : 211 à 227
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    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 07-12-2011

    Résumé :

    Français

    I. Les situations de référence; II. Les raisons d’une certaine préférence : Le thème de la falsification; Falsifiabilité et démarcation; L’absence d’enthousiasme pour les sciences sociales; L’importance du contenu et l’idée de progrès; Le silence de Popper sur le contexte social de la science; La “société ouverte”; Le parti pris de la clarté; III. L’ambiguité des conséquences.

     

    ARTICLE

    L’optimisation est-elle un critère de rationalité individuelle ?

    • Pages : 279 à 307
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    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Résumé :

    Français

    Cet article se propose de contester non seulement l’orthodoxie optimisatrice des sciences sociales contemporaines, mais aussi l’intuition du langage ordinaire, en révoquant en doute l’implication que «le critère de l’optimisation impliquerait une notion de rationalité individuelle». – 1. Généralités; – 2. Des intransitivités raisonnables en psychologie de la décision; – 3. Rationalité et optimisation dans le contexte de la préférence révélée; – 4. La régression infinie de l’optimisation; – 5. Conclusions.

     

    ARTICLE

    Quel naturalisme pour les sciences sociales ?

    • Pages : 9 à 25
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    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 21-02-2015

    Résumé :

    Français

    Si le programme constructiviste permet de parer au manque de réflexivité de l’approche naturaliste poussée à l’extrême, il comporte trois obstacles épistémologiques majeurs : le charcutage ontologique, la déréalisation, la proximité non réfléchie avec le sens commun critique. Après avoir examiné plusieurs tentatives récentes de sortie du constructivisme, en particulier d’ordre praxéologique, on montre que le programme naturaliste ne peut se poser en alternative crédible qu’à la condition de surmonter les contradictions épistémologiques et théoriques qui l’habitent. La juxtaposition des deux approches est aussi ruineuse : elle ne fait que conforter la posture réductionniste en plaçant la diversité des phénomènes culturels aux marges de l’explication proprement dite. Seul un naturalisme non réductionniste permet de ne pas céder aux sirènes de l’innéisme ou à la fascination pour la thèse néodarwinienne d’une sélection naturelle des variantes culturelles.

    Anglais

    If the constructivist program is a useful antidote to the lack of reflexivity that characterizes the naturalistic approach to social sciences, it also raises three epistemological difficulties : an ontological gerrymandering, a form of useless abstraction and a thoughtless proximity with critical common sense. After scrutinizing several recent approaches, which attempt to overcome these difficulties, we demonstrate that the naturalistic program, in order to contitute a relevant alternative, should first resolve numerous epistemological and theoretical contradictions. We also challenge the idea that the two approaches could complement each other, showing that it only favours a reductionist version of naturalism that denies the empirical centrality of the diversity of cultural phenomena. We outline a non-reductionist version of naturalism and argue that it is the only way to avoid the pitfalls of inneism or of the neo-Darwinian idea of natural selection of cultural variants.

     

    ARTICLE

    Les sciences de la vie, alliées naturelles du naturalisme ? De la diversité des articulations possibles entre biologie et sciences sociales

    • Pages : 187 à 212
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    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 21-02-2015

    Résumé :

    Français

    Les théories qui, depuis deux siècles, se réfèrent à la biologie en sciences de l’homme sont parfois regardées comme un bloc homogène, unifié par un noyau idéologique commun. Une telle interprétation doit sans doute beaucoup à la prévalence, sur ce thème, d’un mode de critique essentiellement externe. Si cette perspective externe a incontestablement enrichi la connaissance des conditions socio-historiques de l’émergence des discours naturalistes, elle a toutefois conduit à une assez large surestimation de leur unité : ces théories diffèrent très sensiblement les unes des autres, tant par leur contenu théorique que par leur solidité. Par ailleurs, la diffusion de ce mode de critique s’est accompagnée d’une forme de désengagement relatif, de la part des sciences sociales, d’un champ d’investigation, assez largement abandonné aujourd’hui aux théories naturalistes : celui de l’articulation du biologique et du social. Or on peut attendre au moins deux bénéfices d’un intérêt accru pour l’étude de ce champ, qui doit être nettement distingué des théories naturalistes : tout d’abord, des arguments solides – en particulier des arguments internes – pour critiquer le naturalisme sommaire et ses dérives idéologiques sur le terrain même où il prospère; ensuite, la possibilité de procéder à une évaluation critique de la biologie implicite qui s’est développée dans certains pans des sciences sociales – en particulier dans certaines formes sommaires de culturalisme et de constructivisme – sans être soumise à l’expertise empirique, faute de contact et de dialogue réels avec les sciences de la vie.

    Anglais

    Social theories, which have used biology since the beginning of the nineteenth century, are often considered in the social sciences as elements of a homogeneous whole, which share a same ideological structure. Such an interpretation is the consequence of a dominating kind of critique, which is external to this subject. This external point of view has obviously increased the knowledge of the social and historical conditions of the production of naturalistic theories; but it leads to overrating their unity. Indeed, these theories are built with very different concepts and do not have the same degree of scientific value. Besides, this kind of critique was accompanied by a disengagement of the social sciences from the field of research on the relations between biological and sociological phenomena. But a study of this field, which must be clearly distinguished from the naturalistic theories, is important for two reasons : first, il could propose strong arguments – internal arguments – against the simplistic and caricatured forms of naturalism, and their sometimes tragic, ideological drifts; secondly, it could lead to the possibility of a critical evaluation of implicit biology which has spread in some parts of the social sciences – especially in some extreme forms of culturalism or constructionism – without being subjected to any empirical test, because of the lack of a real dialogue between the social sciences and biology.

     

    ARTICLE

    Les formes élémentaires de la vie sociale

    • Pages : 241 à 269
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    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 21-02-2015

    Résumé :

    Français

    Dans la plupart des réflexions méthodologiques et épistémologiques qui sont menées en sciences sociales, l’opposition entre naturalisme et constructivisme recoupe terme à terme l’opposition entre individualisme et holisme. Cet article vise à remettre en question cet a priori épistémologique en entrant, ainsi que le proposent les sciences naturalistes de l’esprit, «dans la tête» des agents sociaux. Ce «détour» par l’esprit montre que les préceptes de l’individualisme méthodologique sont loin de rendre compte du mode d’appréhension «naturel» du monde social. Au contraire, la saisie intuitive des faits sociaux mise en œuvre par les membres ordinaires se rapproche de la compréhension savante préconisée par la sociologie durkheimienne : les «sociologues naïfs» appréhendent les formes sociales, tels que les normes, les formats de relations ou les appartenances de genre ou de race, comme des faits objectifs, sinon des «choses», dont le statut expérientiel est «quasi perceptif». Grâce à cette sociologie naïve, spontanément réaliste et holiste, les individus sont à même d’anticiper le comportement de leurs semblables et d’identifier quelles sont les manières de parler et d’agir appropriées à la situation. L’enquête cognitive et développementale plaide ainsi pour une forme de naturalisme social non réductionniste, fondé aussi bien sur le caractère objectif des faits sociaux que sur les capacités et les attentes qui permettent aux agents sociaux de les détecter et de les catégoriser.

    Anglais

    In most methodological and epistemological reflections in the social sciences, the opposition between naturalism and constructivism confirms the word-to-word opposition between individualism and holism. The article questions this epistemological a priori through a study of social agents, as proposed by natural sciences. This mental «deviation» shows that the precepts of methodological individualism are far from accounting for the manner of «natural» understanding of the social world. On the contrary, the intuitive grasp of social facts applied by ordinary members comes close to the learned understanding recommended by Durkheimian sociology; «naive sociologists» grasp social forms such as norms, size of relations or belonging to gender or race, as objective facts, if not of «things», whose experience is «quasi perceptive». Thanks to this naive, spontaneously realistic and holistic sociology, individuals are given to anticipating the behaviour of their fellows and identifying ways of speaking and acting that suit the situation. The cognitive and developmental inquiry thus pleads for a form of non-reductionist naturalism, based as much on the objective character of social facts as on the capacities and expectations that allow social agents to detect and categorize them.

     

    ARTICLE

    Popper and Sen on Rationality and Economics : Two (Independent) Wrong Turns Can Be Remedied with the Same Program

    • Pages : 369 à 378
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    • DOI : 10.1007/978-1-4020-9338-8_27
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    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 21-02-2015

    Résumé :

    Anglais

    Karl Popper and Amartya Sen have developed social theories, which are very close to each other, though neither has taken notice of the other. The independent programs they propose for the development of their theories go astray, because they build on standard economic methods, albeit in different ways. A better approach for the development of each program can be found by using Popper's important, but in the methodology of the social sciences hitherto ignored discovery, that rationality is social. Important contributions of Sen to economic theory may then be developed in ways which also contribute to Popper's social theory.

     

    ARTICLE

    Introduction

    • Pages : 173 à 183
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    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Résumé :

    Français

    Présentation de cette dernière Partie, dont les différents chapitres qui la composent laissent voir des ouvertures pour l’énergie vers d’autres sciences de la nature, vers les sciences humaines et sociales, ainsi que vers des problèmes de philosophie plus généraux. Exemplaire, la pensée économique et sociale de Cournot se nourrit ainsi aussi bien de la philosophie que des sciences de la nature de son époque dans leurs configurations changeantes, où l’énergie tient une place centrale. C’est donc lui qui ouvre à juste titre cette Partie.

     

    COLLECTIF

    Les sciences humaines sont-elles des sciences?

    • Pages : VIII-180
    • Collection : Philosophie des sciences
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    • Support : Document imprimé
    • Edition : Originale
    • Ville : Paris
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    • ISBN : 978-2-7117-2234-1
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    • Date de création : 29-10-2011
    • Dernière mise à jour : 08-05-2021

    Résumé :

    Français

    Cet ouvrage regroupe certaines des contributions issues d'un colloque international tenu au Conseil Régional de Franche-Comté les 7 et 8 novembre 2007 sur le thème « La scientificité des sciences humaines ». Son projet consiste « à penser la scientificité des sciences humaines à partir de la confrontation de leurs méthodes avec celles des sciences de la nature (…) à envisager aussi la spécificité des sciences humaines et l'unité de la connaissance scientifique aujourd'hui » (p. 6), grâce à la participation de philosophes mathématiciens (D. Andler ; D. Bonnay ; M. Cozic), de sociologues philosophes (A. Bouvier ; D. Raynaud), d'un anthropologue (G. Lenclud) et d'une géographe (L. Sanders).

    F. F.

     

    MONOGRAPHIE

    Scientific Essentialism

    Résumé :

    Anglais

    Scientific Essentialism defends the view that the fundamental laws of nature depend on the essential properties of the things on which they are said to operate, and are therefore not independent of them. These laws are not imposed upon the world by God, the forces of nature or anything else, but rather are immanent in the world. Ellis argues that ours is a dynamic world consisting of more or less transient objects which are constantly interacting with each other, and whose identities depend on their roles in these processes. Natural objects must behave as they do, because to do otherwise would be contrary to their natures. The laws of nature are, therefore, metaphysically necessary, and consequently, there are necessary connections between events. Brian Ellis calls for the rejection of the theory of Humean Supervenience and an implementation of a new kind of realism in philosophical analysis. – Contents : Preface; Introduction; – Part I. Concepts: 1. Concepts of scientific essentialism; – Part II. Ontology: 2. Natural kinds; 3. Powers and dispositions; – Part III. Scientific Explanation: 4. Realism and essentialism in science; 5. Essentialism in the social sciences; – Part IV. Laws of Nature: 6. Theories of laws of nature; 7. Natural necessity; – Part V. The New Essentialism: 8. The essentialist program. – Bibliography; Index.

     

    MONOGRAPHIE

    What Functions Explain. Functional Explanation and Self-Reproducing Systems

    Résumé :

    Anglais

    This book offers an examination of functional explanation as it is used in biology and the social sciences, and focuses on the kinds of philosophical presuppositions that such explanations carry with them. It tackles such questions as: Why are some things explained functionally while others are not? What do the functional explanations tell us about how these objects are conceptualized? What do we commit ourselves to when we give and take functional explanations in the life sciences and the social sciences? McLaughlin gives a critical review of the debate on functional explanation in the philosophy of science. He discusses the history of the philosophical question of teleology, and provides a comprehensive review of the post-war literature on functional explanation. What Functions Explain provides a sophisticated and detailed Aristotelian analysis of our concept of natural functions, and offers a positive contribution to the ongoing debate on the topic. – Contents : – Acknowledgements. – Part I. Functions and Intentions: – 1. Introduction; – 2. The problem of teleology; – 3. Intentions and the functions of artifacts. – Part II. The Analysis of Functional Explanation: – 4. Basic positions in philosophy of science: Hempel and Nagel; – 5. The etiological view; – 6. The dispositional view. – Part III. Self-Reproducing Systems: – 7. Artifacts and organisms; – 8. Feedback mechanisms and their beneficiaries; – 9. Having a good; – 10. What functions explain. – Notes; – Includes bibliographical references (p. 237-254) and index.

     

    MONOGRAPHIE

    Darwinism in Philosophy, Social Science and Policy

    Résumé :

    Anglais

    A collection of essays by Alexander Rosenberg, the distinguished philosopher of science. The essays cover three broad areas related to Darwinian thought and naturalism: – the first deals with the solution of philosophical problems such as reductionism; – the second with the development of social theories; – and the third with the intersection of evolutionary biology with economics, political philosophy, and public policy. Specific papers deal with naturalistic epistemology, the limits of reductionism, the biological justification of ethics, the so-called 'trolley problem' in moral philosophy, the political philosophy of biological endowments, and the Human Genome Project and its implications for policy. Rosenberg's important writings on a variety of issues are here organized into a coherent philosophical framework which promises to be a significant and controversial contribution to scholarship in many areas. – Contents : Introduction. – 1. A field guide to recent species of naturalism; – 2. Naturalistic epistemology for eliminative materialists; – 3. Limits to biological knowledge; – 4. Reductionism redux: computing the embryo; – 5. What happens to genetics when holism runs amok?; – 6. The biological justification of ethics: a best-case scenario; – 7. Moral realism and social science; – 8; Contractarianism and the 'trolley' problem; – 9. Does evolutionary theory give comfort or inspiration to economics?; – 10. The politicial philosophy of biological endowments: some considerations; – 11. Research tactics and economic strategies: the case of the human Genome project. – Includes bibliographical references (p. 243-247) and index.

     

    MONOGRAPHIE

    Durkheim et la philosophie

    Représentation, réalité et lien social

    Résumé :

    Français

    [Texte remanié de : Thèse de doctorat, sous la direction de Philippe Steiner : Sociologie : 1 vol. : IEP Paris : 2003, 309 p.]. – Cet ouvrage a pour objet la relation de Durkheim à la philosophie, une relation complexe au coeur de sa réflexion épistémologique sur la science sociale. La première partie porte sur sa conception explicite de la philosophie : dans le premier chapitre, l'auteur étudie le rapport de Durkheim à la philosophie au moyen de paramètres internes (mentions explicites d'auteurs et d'ouvrages, fréquences de définitions, etc.), en fonction de son contexte historique (chapitre II), puis dégage sa conception de l'histoire de la philosophie (chapitre III). La seconde partie porte sur la conception implicite que Durkheim se fait de la philosophie : d'une part à travers l'étude du lexique philosophique dans lequel il pose ses problèmes, d'autre part à travers la mise au jour des outils philosophiques qu'il mobilise pour construire les modèles conceptuels au moyen desquels il pense le lien social et ses pathologies (chapitres IV et V) ; enfin, grâce à l'analyse des arguments qu'il emprunte à la tradition philosophique pour démontrer l'existence de la société (chapitre VI). Dans la troisième et dernière partie de l'ouvrage, l'auteur propose, à partir d'une relecture des Formes élémentaires de la vie religieuse (1912), une analyse du problème du rapport entre représentation et réalité suivant trois modalités différentes : la croyance (chapitre VII), le symbolisme (chapitre VIII) et l'objectivité (chapitre IX). La quatrième partie étudie les notions d'homo duplex, de monde, de conscience et de personnalité présentes dans les dernières productions du sociologue-philosophe (chapitres X et XI), mettant ainsi en évidence le dialogue ininterrompu de Durkheim avec la philosophie dans sa réflexion sociologique. – Annexe I : « Durkheim à l'École normale supérieure : lectures de jeunesse (1879-1882) ; Annexe II : « Emprunts du Livre de prêts du Lycée de Sens (1883-1884) ; Annexe III : «  Index des auteurs et des périodiques cités dans les annexes précédentes » ; Bibliographie, pp. 431-459 ; Index des noms, pp. 461-468 ; Table des tableaux, p. 469 ; Table des matières, pp. 471-474.

    F. F.

     

    COLLECTIF

    Épistémologie des sciences sociales

    • Pages : XII-593
    • Collection : Quadrige Manuels
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    • Support : Document imprimé
    • Edition : 2e édititon
    • Ville : Paris
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    • ISBN : 978-2-13-060724-3
    • URL : Lien externe
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    • Date de création : 23-01-2013
    • Dernière mise à jour : 11-12-2015

    Résumé :

    Français

    Cet ouvrage vise à cerner ce que sont les sciences sociales et la réflexivité qu'elles mettent chacune en oeuvre pour saisir leur statut épistémologique. Il est divisé en trois parties. La première (chap. 1 à 5) présente les diverses disciplines regroupées sous le genre science sociale : l'histoire, la géographie, l'économie, les sciences du langage et de la communication, la sociologie, l'ethnologie, la démographie et la psychologie sociale. La seconde (chap. 6 à 9) étudie les problématiques communes qui rendent possible leur enrichissement réciproque par le biais de la réflexion interdisciplinaire : les relations entre action et cognition, le rapport de leurs objets à l'histoire, l'opposition méthodologique entre individualisme et holisme, les types de modèles qu'elles élaborent. Enfin la troisième partie (chap. 10 et 11) tente de poser deux problèmes, le premier méthodologique (celui de leur construction au cours de programmes de recherche), le second épistémologique (celui de l'autonomie d'une philosophie des sciences sociales).

    F. F.

     

    MONOGRAPHIE

    Sociologie et philosophie: libres échanges

    Bourdieu, Derrida, Durkheim, Foucault, Sartre

    • Pages : 264
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    • Support : Document imprimé
    • Edition : Originale
    • Ville : Montreuil-sous-Bois
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    • Institution : École des Hautes Études en Sciences Sociales
    • ISBN : 978-2-916120-46-1
    • URL : Lien externe
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    • Date de création : 01-12-2014
    • Dernière mise à jour : 27-02-2015

    Résumé :

    Français

    Ce livre tente de répondre à la question : « comment penser les échanges entre sociologie et philosophie ? », en offrant des descriptions des croisements entre les deux disciplines. L’introduction indique les différentes possibilités d’articuler sociologie et philosophie. Sont passées en revue de manière plus ou moins critique la (supposée) conversion des philosophes aux sciences sociales, la recherche par les sociologues de gages philosophiques, mais aussi les usages honnêtes par les uns des références des autres. On comprend rapidement que l’auteur s’engage dans la voie de Bourdieu, à savoir une sociologie de la philosophie, qui se révèle être une philosophie négative. La première partie relève de la sociologie historique et porte sur la question des frontières disciplinaires, tout d’abord entre sociologie et psychologie autour de Durkheim, Mauss et Halbwachs, ensuite entre sociologie et philosophie autour de Bergson et Bayet. La deuxième partie relève aussi de la sociologie historique : y sont envisagées les trajectoires sociales de figures contemporaines. Il est question d’abord de la trajectoire de Sartre et de son rapport à la sociologie ; ensuite du triangle formé par Bourdieu, Foucault et Derrida, situés dans le champ philosophique d’alors et analysés selon leur réussite scolaire ; de Foucault et de son rapport à la psychologie ; enfin de Bourdieu et de sa pensée de la pratique. La troisième partie traite de différents aspects internes de la pensée de Bourdieu. En premier lieu, il est question de l’héritage de sa pensée, c’est-à-dire de la manière pratique (et non théorique) d’en hériter ; en second lieu, de ce que l’on peut apprendre de la sociologie, en ce qu’elle révèle notamment « ce qui est caché » ; en troisième lieu, de la nature de la compréhension qu’on trouve en sociologie ; en quatrième lieu, du capital selon Bourdieu et de la possibilité d’ajouter d’autres formes à celles mentionnées par lui ; en cinquième lieu, de la dimension critique de la sociologie de Bourdieu, par contraste notamment avec la sociologie de la critique développée par Boltanski. La quatrième partie est consacrée plus précisément au champ intellectuel, sur le mode de « considérations actuelles ». La reprise de la notion de sujet est ainsi abordée en partie d’un point de vue philosophique : le « je » est analysé au moyen de Wittgenstein et le rapport à soi au moyen de Descombes. L’élection de Claudine Tiercelin au Collège de France et les réactions du monde journalistique, ainsi que l’habituation à des discours philosophiques dont on ne discerne pas le sens ou l’absence de sens sont l’objet d’un deuxième et d’un troisième chapitres au sein de cette quatrième partie. – Introduction de Louis Pinto, pp. 5-14 ; Origine des textes, pp. 255-256 ; Index des noms, pp. 257-259 ; Index des notions, pp. 259-260. P. F.

    Anglais

    The book answers to the question: “how can we think the relations between sociology and philosophy”, providing some descriptions of the meetings of the two subjects. The introduction indicates the different possibilities to articulate sociology and philosophy, and lists in a more or less critical way the (supposed) conversion of the philosophers to the social sciences, the sociologists’ way to look for philosophical guarantees, but also the honest uses of philosophical and sociological references in each domain. One quickly understands that the author adopts Bourdieu’s position, namely a sociology of philosophy that turns out to be a negative philosophy. The first part of the book falls under historical sociology and is about disciplinary borders, first of all between sociology and philosophy around Durkheim, Mauss and Halbwachs; then between sociology and philosophy around Bergson and Bayet. The second part too falls under historical sociology: the author considers the social trajectories of contemporary figures. We have first Sartre’s trajectory and his relation to sociology; then the “triangle” Bourdieu-Foucault-Derrida located in the philosophical field of their time and analysed according to their academic success; Foucault and his relation to psychology; finally Bourdieu and his idea of practice. The third part is about different internal aspects in Bourdieu’s thought. What is at stake is firstly the inheritance of his thought, that’s to say the practical (non theoretical) way to inherit it; secondly what we can learn from sociology in the sense that it turns out what is “concealed”; thirdly the nature of the understanding that we find in sociology; fourthly the capital according to Bourdieu and the possibility to talk about new forms of capital in addition of these mentioned by him; finally the critical dimension of Bourdieu’s sociology, that has to be distinguished from the sociology of critics developed by Luc Boltanski. The fourth part is devoted more precisely to the intellectual field in an “actual observations” style. The concept of subject is considered in a philosophical way: the “I” is analysed with Wittgenstein, and the relation to oneself with Vincent Descombes. Claudine Tiercelin’s election to the Collège de France, the journalistic reactions to it, and the habituation to unclear philosophical talks, are considered in the two last chapters of this fourth part. – Introduction by Louis Pinto, pp. 5-14 ; Origin of the texts, pp. 255-256 ; Index nominum, pp. 257-259 ; Index rerum, pp. 259-260. P. F.

     

    MONOGRAPHIE

    La Force du social

    Enquête philosophique sur la sociologie des pratiques de Pierre Bourdieu

    • Pages : 457
    • Collection : Passages
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    • Support : Document imprimé
    • Edition : Originale
    • Ville : Paris
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    • ISBN : 978-2-204-09598-3
    • URL : Lien externe
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    • Date de création : 26-01-2015
    • Dernière mise à jour : 20-04-2021

    Résumé :

    Français

    La sociologie des pratiques n'est pas directement constituable. Elle suppose une entreprise critique et réflexive sur la démarche sociologique elle-même. Reprendre le projet kantien d'une critique de la raison, mais dans le cadre d'une sociologie des pratiques de connaissance, c'est donc mettre au jour les conditions sociales de possibilité de son usage critique. Une telle sociologie suppose la prise en compte du corps, dans sa dimension sociale et individuelle, comme substrat effectif de la faculté de connaissance positive. La sociologie critique se définit ainsi comme l'entreprise de réflexion qui vise à dégager la genèse empirique de l'instance qui rend possible la connaissance d'objets ainsi que les présupposés qui soutiennent la pratique d'un type social de sujet connaissant : le sujet savant. Dès lors il s'agit d'objectiver un objet bien particulier : le sujet connaissant en tant qu'il est engagé dans un ensemble de pratiques savantes qui déterminent une position sociale spécifique, la position scolastique, et une posture, la mise à distance (épochè). La sociologie première, selon Bourdieu, doit prendre ainsi la forme d'une théorie de la pratique théorique qui décrit la construction de la relation sujet/objet comme instauration d'un point de vue. Elle exhibe les conditions sociales à partir desquelles un point de vue distancié est rendu possible. Une telle entreprise, nous montre Claude Gautier, n'est pas d'abord épistémologique ni méthodologique, mais bien sociologique, car elle montre que les justifications épistémologiques et les critères méthodologiques de l'enquête procèdent de pratiques qui s'inscrivent dans des champs sociaux différenciés faits de rapports de forces et de conflits d'intérêts. Une distance est alors nécessaire non seulement à l'égard des préjugés communs, mais aussi des préjugés savants. L'objectivité de la sociologie première n'est donc possible qu'à la seule condition d'objectiver le modus operandi de la pratique théorique, c'est-à-dire d'objectiver l'objectivation savante elle-même. Dès lors le problème critique, transposé à l'échelle de la sociologie critique, devient celui de savoir quelles sont les conditions sociales qui font que des objets sont connus. Autrement dit le problème est de savoir comment l'épochè, c'est-à-dire la distance instituée comme condition d'observation, est devenue socialement possible et donc théoriquement pensable. La sociologie première, comme théorie des pratiques de connaissance, constitue ainsi le réquisit indispensable à l'élaboration d'une sociologie des pratiques, c'est-à-dire des conduites produites par la mise en relation entre des contraintes sociales (externes) et des dispositions individuelles (internes), puisque l'objectivation de l'objectivation savante qu'elle met en oeuvre rend possible la saisie réellement objective de son objet, car consciemment construit dans une véritable mise à distance. Cet objet est la pratique, lieu de rencontre de l'individuel et du social. Dès lors, saisir la force du social, c'est comprendre les mécanismes qui déterminent l'action agissante, celle-ci étant : 1° située dans l'interstice de l'individuel (dispositions structurées) et du social (dispositif structurant) ; 2° médiatisée par des schèmes d'action et de pensée (procédés opératoires mis en oeuvre par les individus) 3° automatisée dans des habitus (systèmes de dispositions durables intériorisés par les individus). L'habitus est ainsi le concept qui permet de penser la discontinuité entre l'individuel et le social, car il est le lieu de leur mise en relation, c'est-à-dire d'une histoire où se joue une dialectique qui interdit toute représentation univoque d'une liaison causale stricte. Il définit une position intermédiaire qui permet de dépasser l'illusion objectiviste (qui met toute la force de détermination du côté du social) et subjectiviste (qui met cette force entièrement du côté de l'individu). Dès lors saisir la logique de la pratique, c'est se donner pour objectif de comprendre comment des règles devenues communes (sous l'effet d'une généralisation) en viennent à être perçues et suivies comme des principes sociaux d'obligation, c'est-à-dire des normes induisant des conduites obéissantes, agissant donc comme des forces sociales contraignantes, puisqu'elles exercent un pouvoir sur la modalité et le contenu de l'action des agents sociaux. C'est donc l'étude de la relation entre les usages de la règle et les institutions qui la produisent qui doit permettre d'élucider l'exercice de ce pouvoir. La longue et riche enquête philosophique menée par Claude Gautier sur la sociologie des pratiques de Pierre Bourdieu montre que l'ontologie sociale qu'elle présuppose ne conduit pas à un commentaire métaphysique, mais permet de recouvrir de larges pans de l'expérience ordinaire de la vie sociale. Le parti pris ontologique, loin de conduire l'auteur à la divagation spéculative, nous montre la valeur heuristique et descriptive du schème conceptuel bourdieusien face à ce phénomène pourtant inquantifiable qu'est la « force du social ».

    F. F.

     

    MONOGRAPHIE

    La fin d’un grand partage

    Nature et société, de Durkheim à Descola

    • Pages : 314
    • Collection : CNRS Philosophie
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    • Support : Document imprimé
    • Edition : Originale
    • Ville : Paris
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    • Institution : CNRS
    • ISBN : 978-2-271-08211-4
    • URL : Lien externe
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    • Date de création : 26-02-2015
    • Dernière mise à jour : 30-04-2021

    Résumé :

    Français

    [Texte remanié de : Thèse de doctorat, sous la direction de Stéphane Haber : Philosophie : 1 vol. : Université de Franche-Comté : 2011 : 527 p.]. – Cet ouvrage s’inscrit dans la tradition des sciences sociales. Mais son parti pris méthodologique est d’écrire leur histoire philosophique, qui plus est singulière, puisqu’enrichie par une approche anthropologique, elle-même nourrie par l’étude comparative des sociétés non-modernes (i.e. sauvages). Son objectif est de mener une analyse critique approfondie du naturalisme, c’est-à-dire de la fonction épistémologique essentiellement polémique du concept de nature dans son rapport au concept de société, lorsqu’il s’agit de penser les rapports des collectifs humains à leur environnement. Dans le premier chapitre, Pierre Charbonnier retourne aux origines de cette topique, en étudiant la pensée des rapports du naturel au social dans le positivisme d’Auguste Comte, l’anthropologie d’Edward B. Tylor, la sociologie et l’anthropologie religieuses d’Émile Durkheim. Les analyses que ce dernier propose du clan et de la religion totémique, adossées à une théorie du symbolisme, révèlent en effet la façon dont le social et le naturel se trouvent ainsi co-institués. Une fois le dispositif théorique (de constitution du social dans son rapport à la nature) exemplifié dans le cadre de la problématique religieuse, il s’agit de savoir comment celui-ci a été mis en œuvre dans divers contextes ethnologiques et historiques – en Australie, Chine et Grèce anciennes, dans l’étude des sociétés eskimos, en Nouvelle-Calédonie – à partir de l’analyse des résultats des travaux respectifs de Durkheim et Marcel Mauss, Marcel Granet, Jean-Pierre Vernant et Maurice Leenhardt, pour saisir comment s’articulent catégories sociales et catégories cosmologiques (chapitre 2). Dès lors, on est conduit à comprendre comment la méthode analogique d’investigation (absolument novatrice) élaborée par l’anthropologie structurale de Claude Lévi-Strauss en est venue à subvertir la méthode référentielle des identifications totémiques, et nous a permis de comprendre que ce qui distingue historiquement pensée sauvage (i.e. la pensée des sociétés non-modernes) et pensée naturaliste (i.e. celle des sociétés modernes), c’est l’infléchissement, sous le poids de l’idée de nature, d’une logique catégorielle ordonnée par des symboles vers une logique catégorielle ordonnée par des concepts, une même rationalité étant à l’œuvre dans l’un et l’autre cas, mais produisant des ordres non congruents (chapitre 3). C’est alors à la critique de l’idéalisme résiduel de l’anthropologie structurale par les anthropologues post-structuralistes que l’auteur s’attèle, dans la mesure où l’autonomie du symbolique soutenue par Lévi-Strauss « rend impossible de concevoir la production du social au niveau de son rapport à la nature » (p. 226). À cet idéalisme, il s’agit de substituer une analyse économique comparée des systèmes sociaux (Maurice Godelier) articulée à une écologie politique comparée des civilisations (André-Georges Haudricourt) ; le croisement de ces deux perspectives (Philippe Descola) ayant conduit – sur fond de très longues controverses – à l’émergence récente d’une science sociale de la nature (chapitre 4). On croisera avec profit la lecture de cet ouvrage avec ceux de Claude Gautier (voir notice SiPS n° 3132) et Gildas Salmon (voir notice SiPS n° 2831). – Bibliographie, pp 295-304 ; Index, pp. 305-306 ; Remerciements, p. 307 ; Table des matières, pp. 309-311 ; Liste des ouvrages parus dans la collection « CNRS philosophie », pp. 313-314.

    F. F.

     

    MONOGRAPHIE

    Histoires d’enquêtes

    Londres, Paris, Chicago (1880-1930)

    Résumé :

    Français

    Ce livre est une enquête historique sur trois enquêtes sociologiques : celle dirigée par Charles Booth sur la pauvreté à Londres dans les années 1880 et 1890, celle de Maurice Halbwachs sur les loyers parisiens à la fin des années 1900, celle enfin qui se dessine dans les travaux de Robert E. Park et Ernest W. Burgess sur Chicago au milieu des années 1920. L'auteur, spécialiste de sociologie urbaine devenu historien des sciences sociales, y présente l'aboutissement d'une recherche de longue haleine dont certains résultats, publiés au cours des vingt-cinq dernières années, sont réunis, refondus et complétés dans un livre élégant et magistral. Celui-ci s'ouvre par une réflexion méthodologique qui fait la synthèse entre deux grands courants de réflexion sur l'histoire des sciences sociales nés vers les années 1980. Le premier est une critique de l'histoire « disciplinaire », c'est-à-dire du discours historique constitué sur elles-mêmes par les disciplines – celui-là même qui a conduit à construire par exemple l'image d'un Maurice Halbwachs père fondateur des études sur la mémoire, ou de « l'école » dite « de Chicago » de sociologie. Alors que cette généalogie auto-légitimante ne s'intéresse qu'aux écrits théoriques imprimés, puisque ceux-ci sont supposés représenter l'état le plus abouti de la science, Christian Topalov affirme fortement la nécessité de « sortir du tunnel » disciplinaire qui situe les œuvres dans une lignée plutôt que dans une époque, et pour cela « d'environner les œuvres avec des archives ». C'est dans les correspondances privées qui permettent « d'observer les savants hors du monde des professeurs », les papiers de travail et les documents des sociétés savantes qui éclairent les activités les plus quotidiennes de la science, que l'historien peut « reconstituer les questions qu'il doit présumer oubliées, de façon à ne pas les faire disparaître au profit des siennes ». La notion de «conversation», par laquelle l'auteur entend historiciser les discours et pratiques savantes à distance de l'histoire des idées comme de la notion de « champ » de Pierre Bourdieu, constitue sans doute un apport original de ce livre. C'est elle qui donne le titre de la première partie, dans laquelle Charles Booth est situé dans le milieu réformateur et philanthropique des élites sociales anglaises, Maurice Halbwachs dans celui des socialistes normaliens, et Park et Burgess dans l'université de Chicago. Le contexte des trois enquêtes étant posé, la suite du livre peut se lire comme une tentative pour adapter les principes des science studies à l'histoire des sciences sociales, afin de décrire sociologues et social scientists « en action ». Il s'agit de décrire, avec la précision d'un ethnologue, les différentes opérations intellectuelles et matérielles par lesquelles sont construits les « faits » scientifiques, en abordant ceux-ci dans leur matérialité : celle du livre, de la carte, de la série ou du graphique par exemple. C'est là l'objet de la deuxième partie du livre, intitulée «Observations», qui décrit notamment Halbwachs dans ses enquêtes de terrain, en rapprochant sa pratique des croquis et des photos de la tradition du voyage pittoresque. La troisième partie, « Démonstrations », porte sur la façon dont les faits, une fois constitués, se déploient dans une rhétorique scientifique destinée à convaincre, et dans le même temps à construire ou à confirmer l'existence d'un public des sciences sociales. Les choix théoriques des différents auteurs reflètent ici les valeurs de leur public : ainsi l'usage que fait Booth des chiffres, ignorant la nouvelle statistique de Bowley, témoigne de sa volonté d'être compréhensible des réformateurs philanthropes, de même que sa carte grand format de la pauvreté inscrit son effort dans la tradition des expositions universelles de la fin du XIXe siècle. Les trois enquêtes, quoique présentées dans l'ordre chronologique, ne sont pas insérées dans un récit édifiant sur l'évolution des sciences sociales, mais plutôt dans une géographie comparée de Londres, Paris et Chicago. Cet ouvrage érudit, accompagné de riches annexes et références bibliographiques, présente une histoire sociale et intellectuelle des sciences sociales dans laquelle il n'est question ni de progrès, ni de la cumulativité des sciences, mais où les sciences sont inscrites dans leur époque et dans leur terrain d'observation. – Abréviations, pp. 9-10 ; Introduction, pp. 11-47 ; Annexe I : « Les archives consultées », pp. 415-417 ; Annexe II : « Archives : références », pp. 419-422 ; Annexe III : « Les catégories de Booth », pp. 423-425 ; Annexe IV : « Quatre polygraphes et l’exploration sociale de Londres », pp. 427-431 ; Annexe V : «Inventaire des projets de recherche du département de sociologie dans le cadre du programme du Local Community Research Committee», pp. 433-438 ; Annexe VI : « Notes d’Harvey Zorbaugh : un entretien manqué avec une femme de la Gold Coast », pp. 439-440 ; Références bibliographiques, pp. 441-488 ; Index des personnes, pp. 489-495 ; Index des institutions, pp. 497-501 ; Table des illustrations, pp. 503-505 ; Table des matières, pp. 507-510. J. V.

     

    MONOGRAPHIE

    Science and its Fabrication

    • Pages : XII-142
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    • Support : Print
    • Edition : Original
    • Ville : Buckingham
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    • ISBN : 0335093175 (pbk)
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    • Date de création : 02-12-2015
    • Dernière mise à jour : 02-12-2015

    Résumé :

    Anglais

    Science and its Fabrication is a sequel to the famous What is This Thing Called Science?. Chalmers is concerned to counter those who read his earlier book as supporting relativism, while continuing to argue that there are fatal problems with all attempts to present unique, ahistorical and objective standards for science. He argues that science does have its own internal rules and that it is these that are most appropriate for understanding the normal progress of science and its success in fulfilling its aims. He accepts that sociology has much to tell us about the history of science and that the links between politics and science in the modern world are too important to be ignored, but he doesn't accept what some radical sociologists have argued — that science can be understood as the result of purely external forces. Chalmers' basic position on the nature of science is quite practical, and will be more acceptable to practising scientists than most philosophers. M.-M. V.

     

    ARTICLE

    Aux origines de l’épistémologie sociale : principe communautaire de l’enquête et sciences sociales

    • Pages : 159 à 172
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    • Support : Document imprimé
    • Edition : Originale
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    • Date de création : 21-12-2017
    • Dernière mise à jour : 21-12-2017

    Résumé :

    Français

    Distinguant épistémologie sociale (la réflexion épistémologique appliquée aux groupes sociaux) et épistémologie sociale (l’étude scientifique de ces groupes), l’article conteste la conception commune du rapport de Peirce aux sciences sociales. Il montre que Peirce a théorisé les croyances, la vérité et la logique comme intrinsèquement sociales, à travers : une théorie de la connaissance fondée sur l’enquête des chercheurs ; une définition de la vérité et de la réalité comme ce qui résulte de la fin de l’enquête ; une description de la méthode scientifique et une conception de la logique comme étant intrinsèquement sociales. De plus, Peirce s’est intéressé aux méthodes scientifiques d’analyse de la société (prise comme objet d’étude philosophique), comme en témoignent ses remarques sur la sociologie et l’économie notamment. Enfin, sa théorie de la communauté s’accompagne d’une demande de justice sociale, basée sur sa conception anti-utilitariste et « agapastique » ou « socialiste ». Ph. S.

     

    COLLECTIF

    Spinoza et les passions du social

    • Pages : 355
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    • Edition : Originale
    • Ville : Paris
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    • ISBN : 978-2-35480-166-3
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    • Date de création : 18-11-2020
    • Dernière mise à jour : 03-06-2021

    Résumé :

    Français

    Spinoza fait l’objet d’une attention philosophique renouvelée depuis le début des années 2000. Son œuvre est désormais abordée avec le souci d’inscrire sa philosophie dans un dialogue nourri avec les sciences sociales. Il s’agit autant de voir ce qui chez Spinoza peut éclairer ces dernières, que de relire Spinoza à la lumière des concepts et catégories qui se développent dans les travaux récents en ce domaine. Dès lors Spinoza peut être lu à la lumière des avancées en sciences sociales, autant que ces dernières peuvent être relues à la lumière d’un spinozisme dépoussiéré. Dans cette opération de relectures croisées, il convient de mettre en avant premièrement la dimension anthropologique et sociologique de la philosophie spinoziste et, secondement, de faire jouer dans le rapport aux sciences sociales contemporaines cette anthropologie et sociologie spinozistes afin d’en saisir mieux les attendus. Individu, institutions, histoire sont alors ressaisis à partir des concepts clefs du spinozisme : affects, désir, conatus, ingenium, modes finis, relations, multitude. L’ouvrage collectif Spinoza et les sciences socialesentend par là reprendre un programme de recherche ouvert par Alexandre Matheron dans Individu et communauté chez Spinoza (Paris, Minuit, 1988), en prolongeant un questionnaire jusque-là internaliste en lui apportant une dimension plus externaliste : la circulation dans l’œuvre spinozienne se confronte à des enquêtes contemporaines en anthropologie ou sociologie. Les concepts spinozistes viennent étayer les concepts contemporains de l’anthropologie sociale et culturelle et de la sociologie holiste, en particulier des concepts tels ceux de «collectif», de « vulnérabilité », de « déterminisme », d’« obligation », de « conflit » aujourd’hui forgés pour s’opposer à ceux d’individu, d’autonomie, de liberté, de droit, de dialogue que l’on rencontre davantage dans une sociologie arrimée à l’individualisme méthodologique et qui s’articule à une traduction et tradition politiques de type contractualiste. Les concepts alternatifs en sciences sociales développés en réaction à cette approche plus individualiste et atomistique du social pour laquelle ce dernier est expliqué à partir de l’action d’agents individuels rationnels agissant en fonction d’intérêts soumis à un calcul coût/bénéfice, sont mieux saisis à partir du site conceptuel spinoziste. Il apparaît en effet que les principaux ouvrages de Spinoza (Éthique, Traité Politique, Traité théologico-politique) contiennent des développements conséquents pour saisir l’épaisseur sociale de l’individu, permettant de le comprendre non comme un point de départ de l’action individuelle puis collective, donnant lieu à société, mais au contraire comme un point de rencontre de l’ensemble des interactions sociales qui le constituent en un agent passif-actif qui ne saurait être compris indépendamment du milieu dont il est une simple modalité finie. Dès lors sont abordées une série de questions qui touchent à la constitution politique et historique des sociétés, à leur devenir (stable ou instable) et ce à la lumière de réflexions spinozistes : l’individu tout dépendant qu’il soit n’a-t-il pas, ou n’est-il pas, un pouvoir d’agir ? Les institutions constitutives du social signifient-elles la mise en suspens de la vitalité sociale des individus (ou conatus) ou au contraire sont-elles animées par cette dernière ? Le mouvement historique ne peut-il se comprendre comme double point de vue (l’un comprenant toujours l’autre) de l’individuel et de l’institutionnel comme nœud de convergence des passions du social ? Après une introduction qui met en perspective la genèse de cette relecture en sciences sociales du spinozisme, ces questions sont abordées tour à tour. Une première partie est ainsi centrée sur l’individu (« Conatus et individualité moderne ») où se distribuent une réflexion sur le « désir de vivre » (Judith Butler), sur la « vulnérabilité » (Kim Sang Ong-Van-Cung) et une tentative de clarification quant au statut du déterminisme en sciences sociales (Frédéric Lordon). Une deuxième partie se focalise, elle, sur les institutions (« La logique des institutions ») où l’accent est porté, pour comprendre leur constitution, sur le rôle des passions individuelles et l’« imitation des affects » (Eva Devray), sur celui de la conflictualité (Christophe Miqueu) puis de l’obligation (Nicola Marcucci). Une troisième partie (« Les forces de l’histoire ») réarticule les deux entités du social précédemment mises à jour (individus et institutions) pour saisir la dynamique historique qu’elles provoquent. Une dynamique où les collectifs humains inscrits dans et faisant l’histoire sont pensés théoriquement à partir d’un croisement de regard Spinoza-Sartre (Kim Sang Ong-Van-Cung), une dynamique où les « puissances du social » sont rapportées aux « puissances du nombre » (Yves Citton) et où le rapport à l’histoire de Spinoza est questionné à partir de son anthropologie telle que mise en œuvre dans son Traité théologico-politique (Nicolas Israël, Pierre-François Moreau). Cette troisième partie se clôt sur un exercice de relecture spinoziste d’une enquête d’anthropologie historique autour de la question de l’antisémitisme nazi (Pascal Séverac). – Présentation des contributeurs et contributrices, p. i-ii ; Sommaire, p. iii-iv ; Remerciements, p. v.

    V. B.

     
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