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2. Signification des pictogrammes utilisés dans la base de données

      2.1. Un pictogramme par type de document

Monographie


Dictionnaire / Encyclopédie


Collectif


Article


Revue / Périodique


Thèse

3. Possibilités manipulatoires de la sphère

      3.1. Vous pouvez la faire tourner dans tous les sens

      3.2. Vous pouvez la zoomer et la dézoomer

      3.3. Vous pouvez cliquer sur les mots-clés qu'elle présente





Nuage de mots-clés associé à : Recherche scientifique
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    NOTICES

    Liste des références bibliographiques indexées

    Monographie

    Scientific discovery. Computational explorations of the creative processes

    Herbert Alexander SIMON, Pat LANGLEY, Gary L. BRADSHAW, Jan M. ZYTKOW
    Éditeur : The MIT Press - 1987


    Article

    Logiques de l'agir et construction des objets de connaissance. L'invention de nouveaux dispositifs de recherche

    Michel SEBILLOTTE

    Sous la direction de Thierry GAUDIN, Armand HATCHUEL
    Dans Les Nouvelles raisons du savoir : vers une prospective de la connaissance. - 2002


    Article

    Gestion des connaissances et recherche scientifique

    Claude KORDON

    Sous la direction de Thierry GAUDIN, Armand HATCHUEL
    Dans Les Nouvelles raisons du savoir : vers une prospective de la connaissance. - 2002


    Article

    La valorisation des résultats de la recherche scientifique : point de vue institutionnel et juridique

    Martine BARRÉ-PÉPIN

    Sous la direction de Gérard CHAZAL
    Dans Valeur des sciences - 2008


    Article

    La construction du problème en Sciences : un outil méthodologique didactique

    Youssef BOUGHANMI

    Sous la direction de Gérard CHAZAL
    Dans Valeur des sciences - 2008


    Monographie

    Les valeurs de la recherche : Enquête sur la protection des données personnelles en épidémiologie

    Nicolas LECHOPIER
    Éditeur : Michalon Éditions - 2011


    Monographie

    Group Rationality in Scientific Research

    Husain SARKAR
    Éditeur : Cambridge University Press - 2007


    Monographie

    Introduction à la philosophie des sciences

    Hans-Jörg RHEINBERGER
    Éditeur : La Découverte - 2014


    Monographie

    La science au pluriel : Essai d’épistémologie des sciences impliquées

    Léo COUTELLEC
    Éditeur : Éditions Quae - 2015


    Monographie

    Comment pense un savant ? : Un physicien des Lumières et ses cartes à jouer

    Jean-François BERT
    Éditeur : Anamosa - 2018


    MONOGRAPHIE

    Scientific discovery. Computational explorations of the creative processes

    • Pages : IV-357
    •  
    • Support : Print
    • Edition : Original
    • Ville : Cambridge, Mass.
    •  
    • ISBN : 0-262-62052-9
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 30-09-2015

    Résumé :

    Anglais

    This book examines the nature of scientific research : reviews the arguments for and against a normative theory of discovery; describes the evolution of the BACON programs, which discover quantitative empirical laws and invent new concepts; presents programs that discover laws in qualitative and quantitative data; and ties the results together, suggesting how a combined and extended program might find research problems, divise new instruments, and invent appropriate problem representations. Numerous prominent historical exemples of discoveries in physics and chemistry are used as tests for the programs and anchor the discussion concretely in the history of science. – I. Introduction to the theory of scientific discovery : 1, What is scientific discovery ?; 2, On the possibility of a normative theory of discovery; – II. The Bacon programs : 3, Discovering quantitative empirical laws; 4, Intrinsic properties and common divisors; 5, Symmetry and conservation; – III. Qualitative laws and models : 6, Discovering qualitative laws; 7, Constructing componential models; 8, Formulating structural models; – IV. Putting the picture together : 9, An integrated view of law discovery; 10, Discovering problems and representations; 11, Envoi. M.-M. V.

     

    ARTICLE

    Logiques de l'agir et construction des objets de connaissance. L'invention de nouveaux dispositifs de recherche

    • Pages : 93 à 115
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Résumé :

     

    ARTICLE

    Gestion des connaissances et recherche scientifique

    • Pages : 65 à 74
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    ARTICLE

    La valorisation des résultats de la recherche scientifique : point de vue institutionnel et juridique

    • Pages : 95 à 102
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Résumé :

    Français

    Cette contribution a pour objet de présenter, dans un premier temps, les institutions de valorisation de la recherche scientifique en France et à l’Université de Bourgogne, ainsi que les traits caractéristiques des systèmes de propriété intellectuelle sur lesquels ces institutions reposent pour l’essentiel; dans un second temps, sont évoqués quelques aspects de l’évolution récente du droit des brevets, particulièrement significatifs des enjeux de la brevetabilité en termes de valeur.

     

    ARTICLE

    La construction du problème en Sciences : un outil méthodologique didactique

    • Pages : 129 à 136
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Résumé :

    Français

    Les didacticiens, dans leur grande majorité, se penchent aujourd’hui dans leurs travaux sur les notions de problématisation (construction du problème), problémation (recherche d’une solution), problème, et situation-problème, du fait de leur intérêt dans l’acquisition du savoir scientifique. Les appronfondissements théoriques menés ici s’inscrivent dans un objectif de comprendre comment se construit l’explication scientifique dans la recherche.

     

    MONOGRAPHIE

    Les valeurs de la recherche

    Enquête sur la protection des données personnelles en épidémiologie

    • Pages : 319
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Originale
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 978-2-84186-579-6
    •  
    • Date de création : 06-12-2011
    • Dernière mise à jour : 05-07-2017

    Résumé :

    Français

    Cet ouvrage, issu d'une thèse de doctorat en philosophie des sciences soutenue à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en 2007, intitulée Éthique dans la recherche et démarcation : la scientificité de l'épidémiologie à l'épreuve des normes de confidentialité, est le résultat d'une enquête sur la loi française du 1er juillet 1994 portant sur le rapport de la recherche à l'usage des données personnelles : il aborde le double problème, éthique et épistémologique, de la recherche avec des êtres humains dans le cadre du développement de l'épidémiologie. À quelles conditions et suivant quels critères est-il légitime d'avoir recours à l'usage de données personnelles dans la recherche ? Il s'agit d'articuler le problème éthique de l'usage des données, le problème épistémologique de la méthodologie de la recherche, ainsi que celui de l'application des résultats obtenus dans des politiques de santé. Dans un premier temps, l'auteur introduit le problème des rapports entre science et valeurs tel qu'il se pose au sein de la recherche scientifique avec des êtres humains (chap. 1 : « Clivage dans la recherche avec l'être humain »). Suit une présentation de ce que sont les registres épidémiologiques, c'est-à-dire les recueils de données nominatives utilisées par les épidémiologistes à des fins de recherche et de santé publique : ce qui conduit l'auteur à poser la question des modalités d'usage de données issues de la vie privée à des fins épistémiques et sanitaires (Chap. 2 : « Les registres épidémiologiques et le fichage »). Suit une explication de la contradiction normative entre la loi Informatique et liberté et le secret médical au regard de la recherche épidémiologique (chap. 3 : « Les épidémiologistes face à la CNIL et au secret médical »). L'auteur montre comment la loi du 1er juillet 1994 a été la traduction d'un compromis entre l'intérêt de la recherche et les droits de la personne (chap. 4 : « Une législation comme compromis »). Il peut ainsi présenter le rôle du Comité consultatif sur le traitement de l'information en matière de recherche dans le domaine de la santé (CCTIRS), créé par la loi de 1994 (chap. 5 : « Une comité méconnu, le CCTIRS »), puis les critères qui président à l'évaluation des protocoles de recherche dans le domaine de la santé (chap. 6 : « Catégories de l'évaluation de la recherche ») ; enfin décrire l'activité d'expertise du CCTIRS (chap. 7 : « Les avis experts et les zones grises ») et expliquer les raisons pour lesquelles certains protocoles sont disqualifiés par le Comité (chap. 8: « Pharmacoépidémiologie et marketing »). Il peut dès lors tirer les leçons épistémologiques de son enquête et définir ce qu'est une "bonne" recherche scientifique dans le domaine de la santé (chap. 9 : « Les valeurs de la recherche »). Enfin le chapitre 10 (« Éthique sociale de la recherche avec l'être humain ») montre « en quoi cette référence à une intentionnalité scientifique, partie prenante de la recherche authentique, permet d'éclairer le problème initial de l'éthique de la recherche avec des êtres humains. » (p. 259). – Notes ; Annexe, pp. 285-289 ; Bibliographie, pp. 291-307 ; Index, pp. 311-319.

    F. F.

     

    MONOGRAPHIE

    Group Rationality in Scientific Research

    • Pages : XV-284
    •  
    • Support : Print
    • Edition : Original
    • Ville : Cambridge
    •  
    • ISBN : 0521871131
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 27-03-2012
    • Dernière mise à jour : 28-03-2012

    Résumé :

    Anglais

    Under what conditions is a group of scientists rational? How would rational scientists collectively agree to make their group more effective? What sorts of negotiations would occur among them and under what conditions? What effect would their final agreement have on science and society? These questions have been central to the philosophy of science for the last two decades. In this 2007 book, Husain Sarkar proposes answers to them by building on classical solutions - the skeptical view, two versions of the subjectivist view, the objectivist view, and the view of Hilary Putnam. Although he finds these solutions not completely adequate, Sarkar retrieves what is of value from them and also expropriates the arguments of John Rawls and Amartya Sen, in order to weave a richer, deeper, and more developed theory of group rationality. – Contents : – 1. The overview : – I. The plan of the book; – II. Group to individual, or vice vera?; – III. The Williams problem and utopias. – 2. Group rationality : a unique problem : – I. Not an evolution problem; – II. Not a game theory problem; – III. Ramsey and group rationality. – 3. The problem explored : Sen’s way : – I. Consistency, ordering, and rationality; – II. Other notions of rationality and scientific welfare; – III. The sen-problems of group rationality; – IV. The problem defined. – 4. – The skeptical view : – I. The democratic councils; – II. No covenant, a tale; – III. Multiply, multiply, multiply; – IV. Positive arguments; – V. Negative arguments; – VI. The route to the goal. – 5. The subjectivist view I : – Individuals, group, and goals; – II. Divisions and discrepancies; – III. A society of ruthless egoists; – IV. Theory choice; – V. Problems and a paradox. – 6. The subjectivist view II : – I. Values and individuals; – II. Group transitions and risk distribution; – III. History, values, and representative groups; – IV. Negotiations in the scientists’ original position; – V. The city of man? – 7. The objectivist view : – I. Two objectivist problems; – II. Toward the best available method; – III. The best available method; – IV. Is the single method sufficient?; – V. A new problem of demarcation; – VI. Illustration : the herbalist tradition; – VII. The scare of Saint-Simon. – 8. Putnam, individual rationality, and Peirce’s puzzle : – I. Democracy and group rationality; – II. Moral images, scientific images; – III. Method, historical knowledge, and reason; – IV. Peirce’s puzzle; – V. Ultimately, relativism?; – VI. What lies at Bedrock. – 9. The nine problems : – I. The problem, the common aim of science, and the basic structure; – II. The council, reasoning, and allegiance; – III. The universal law of rationality, the worth of science and utopias. – Includes bibliographical references (p. 267-274) and indexes.

     

    MONOGRAPHIE

    Introduction à la philosophie des sciences

    • Pages : 126
    • Collection : Repères
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : 1re édition française
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 978-2-7071-7824-4
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 22-04-2014
    • Dernière mise à jour : 30-04-2021

    Résumé :

    Français

    Cet ouvrage de synthèse analyse l’évolution dialectique des rapports entre philosophie générale des sciences, épistémologies régionales, théorie de la connaissance et histoire des sciences, de la fin du XIXe siècle à nos jours. La thèse de l’auteur est la suivante : après la domination du positivisme au XIXe siècle, l’historicisation de l’épistémologie est la transformation majeure de la philosophie des sciences au XXe siècle. Dans un premier temps (chapitre 1) l’auteur dresse un panorama des positions épistémologiques dominantes en Europe, de la seconde moitié du XIXe siècle à la veille de la seconde guerre mondiale : le mécanisme d’E. Du Bois-Reymond (1818-1896), le positivisme d’E. Mach (1838-1916), le conventionnalisme de H. Poincaré (1854-1912), l’émergence d’une proto-épistémologie historique dans la philosophie de la contingence d’É. Boutroux (1845-1921), et enfin, la première tentative de structuration méthodologique de l’histoire des sciences par O. Neurath (1882-1945). Dans un second temps il présente les deux grands premiers programmes d’historicisation de l’épistémologie de l’entre-deux-guerres, tous deux axés sur la constitution sociale du savoir et son historicité (chapitre 2) : d’une part le réalisme phénoménotechnique et la théorie objectivante et processuelle de l’esprit scientifique de G. Bachelard (1884-1962), d’autre part la théorie constructiviste de la connaissance de L. Fleck (1896-1961). L’auteur expose alors les théorisation, méditation et conceptualisation de la logique de la recherche scientifique dans ses rapports complexes à l’histoire et à la technique dans les œuvres de K. Popper (1902-1994), H. Husserl (1859-1938), M. Heidegger (1889-1976) et E. Cassirer (1874-1945) (chapitre 3). Dès lors les idées clés et stratégies de quatre figures représentatives de l’épistémologisation de l’histoire des sciences sont présentées (chapitre 4) : la réinscription de l’histoire des sciences dans l’histoire des idées d’A. Koyré (1892-1964), l’historiographie des révolutions scientifiques de T. Kuhn (1922-1996), l’évolutionnisme conceptuel de S. Toulmin (1922-2009), l’anarchisme épistémologique de P. Feyerabend (1924-1994). Ce sont ensuite les héritiers de Bachelard, représentants des grands programmes épistémologiques de la première partie de la seconde moitié du XXe siècle qui font l’objet du chapitre 5 : l’histoire des concepts de G. Canguilhem (1904-1995), l’archéologie du savoir de M. Foucault (1926-1984), l’approche praxique de la connaissance d’inspiration marxiste de L. Althusser (1918-1990), l’approche scripturaire du fondement de la science (héritière du dernier Husserl) de J. Derrida (1930-2004). L’ouvrage se termine sur une présentation des approches anthropologiques en histoire des sciences (chapitre 6) : l’approche centrée sur la pratique et l’expérimentation scientifique incarnée par I. Hacking (1936-) et l’ethnographie des pratiques scientifiques de Bruno Latour (1947-). – Conclusion, pp. 115-117 ; Repères bibliographiques, pp. 119-122 ; Index, pp. 123-124 ; Table des matières, pp. 125-126.

    F. F.

     

    MONOGRAPHIE

    La science au pluriel

    Essai d’épistémologie des sciences impliquées

    • Pages : 88
    • Collection : Sciences en questions
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Originale
    • Ville : Versailles
    •  
    • ISBN : 978-2-7592-2398-5
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 10-12-2015
    • Dernière mise à jour : 19-04-2021

    Résumé :

    Français

    Comment penser le pluralisme dans les sciences et comment le faire vivre ? Quelles sont les conséquences effectives de la reconnaissance d’un tel pluralisme ? Quel type de responsabilité engage-t-il ? Animé d’une ambition subtile – ni positiviste, ni relativiste, ni non plus éclectique – l’auteur de cet ouvrage (qui est issu d’une conférence donnée à l’occasion du 20e anniversaire du groupe Sciences en questions) nous livre l’argumentaire solide, concis, structuré et illustré par de nombreux exemples concrets (OGM, Alzheimer, tremblement de terre de la ville d’Aquila, etc.) d’une posture épistémologique originale (promise à un avenir rayonnant) conforme à la réalité structurelle de la science au XXIe siècle : l’ « épistémologie impliquée ». À partir d’une caractérisation pluraliste de la science (dans sa disciplinarité, ses styles, ses méthodes, ses valeurs et ses temporalités de recherche), l’auteur propose une critique argumentée des concepts d’autonomie, d’impartialité et de neutralité, constitutifs de l’idéal de la science traditionnelle, afin d’expliciter, sur la base du pluralisme exposé et revendiqué, ce qu’il entend par « science impliquée », à savoir : « une science qui tient sa pertinence à sa tolérance au pluralisme et aux valeurs et donc qui abandonne son idéal d’autonomie et de neutralité sans abandonner son exigence d’impartialité. » (p. 39) À la triade axiologique autonomie/impartialité/neutralité de l’idéal de la science traditionnelle, l’auteur propose donc de substituer la triade axiologique fécondité/impartialité impliquée/responsabilité impliquée de la science impliquée. Dès lors, il dégage un nouveau concept de responsabilité, connexe à une science véritablement impliquée : celui de « responsabilité épistémique », qui n’est ni la responsabilité juridique, ni la responsabilité morale, mais la responsabilité sociale et politique nécessairement collective, liée à la pertinence de savoirs produits et mobilisés en contexte, de façon concertée. Ni compliquée, ni appliquée, ni expliquée, ni dupliquée, la science « impliquée » est démocratique, pluraliste, critique et responsable : elle forme la conjointure de ces différentes postures. Le lecteur trouvera en complément de l’essai de Léo Coutellec la transcription de la discussion ayant suivi la conférence dont il est issu. – Discussion, pp. 59-76 ; Références bibliographiques, pp. 77-82 ; Table des matières, p. 83 ; Ouvrages parus dans la même collection, pp. 85-87.

    F. F.

     

    MONOGRAPHIE

    Comment pense un savant ?

    Un physicien des Lumières et ses cartes à jouer

    • Pages : 224
    •  
    • Edition : Originale
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 979-10-95772-44-6
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 04-02-2021
    • Dernière mise à jour : 04-02-2021

    Résumé :

    Français

    Jean-François Bert, sociologue et historien des sciences sociales, retrace la méthode de classement et d’explication des travaux dirigés par Georges-Louis Le Sage, physicien du XVIIIe siècle. La méthode de référencement, de classement et l’organisation du travail de Le Sage étant uniques à son époque, Bert essaie d’en tirer les avantages et les inconvénients afin de percevoir quels étaient les aspects positifs et négatifs de son organisation de chercheur. Il s’agit de montrer de quelle manière la façon de travailler influe directement sur la manière de percevoir le monde du scientifique. Les travaux du scientifique sont directement influencés par la manière qu’il a de travailler, de classer les éléments théoriques, les découvertes et les références bibliographiques. Le fichier de Le Sage constitue donc le révélateur de son incompréhension devant le monde, de son manque d’organisation et d’efficacité devant les problèmes physiques, et dévoile ses incapacités à évoluer au même rythme que les autres physiciens. Le but du livre de Jean-François Bert est donc de souligner les révolutions qui sont à l’œuvre au XVIIIe siècle dans les domaines de la production et de la gestion des savoirs. Il s’agit d’évaluer la gestion et la méthode de production de savoir de Le Sage afin de découvrir l’histoire d’un physicien, au-delà de son parcours professionnel, et de se rendre compte de l’impact de son travail sur sa vie, sa carrière et sa réputation. Les cartes à jouer qui constituent le fichier de Le Sage physicien sont donc l’objet d’étude de Jean-François Bert, qui en fait désormais un usage épistémologique dans le but d’en découvrir les principes méthodologiques. Elles passent donc des mains d’un Le Sage désorienté, douteux, anxieux et débordé par le nombre de cartes qui constituent son fichier, aux mains d’un chercheur convaincu qu’elles révéleront les raisons et les causes des découvertes de ce physicien.

    L. M.

     
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