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Monographie


Dictionnaire / Encyclopédie


Collectif


Article


Revue / Périodique


Thèse

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Nuage de mots-clés associé à : Naturalisme
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    NOTICES

    Liste des références bibliographiques indexées

    Monographie

    Introduzione a Quine

    Gloria ORIGGI
    Éditeur : Laterza - 2000


    Monographie

    Scientific Realism and the Rationality of Science

    Howard SANKEY
    Éditeur : Ashgate Publishing Limited - 2008


    Monographie

    Relativité de l’ontologie et autres essais

    Willard Van Orman QUINE
    Éditeur : Aubier (Montaigne) - 2008


    Collectif

    Naturalisme versus constructivisme

    Sous la direction de Michel de FORNEL, Cyril LEMIEUX
    Éditeur : Éditions de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) - 2008


    Article

    Epistemological Naturalism and the Normativity Objection

    Michael JANVID

    Sous la direction de Hans ROTT
    Dans Erkenntnis - 2004


    Article

    Quine, la science et le naturalisme

    Sandra LAUGIER

    Sous la direction de Pierre WAGNER
    Dans Les Philosophes et la science - 2002


    Article

    Scepticisme et épistémologie externaliste

    Thomas BALDWIN

    Sous la direction de Daniel ANDLER, Pierre JACOB, Joëlle PROUST, François RÉCANATI, Dan SPERBER
    Dans Épistémologie et cognition - 1992


    Article

    Quel naturalisme pour les sciences sociales ?

    Michel de FORNEL, Cyril LEMIEUX

    Sous la direction de Michel de FORNEL, Cyril LEMIEUX
    Dans Naturalisme versus constructivisme - 2008


    Article

    Les sciences de la vie, alliées naturelles du naturalisme ? De la diversité des articulations possibles entre biologie et sciences sociales

    Dominique GUILLO

    Sous la direction de Michel de FORNEL, Cyril LEMIEUX
    Dans Naturalisme versus constructivisme - 2008


    Article

    Les formes élémentaires de la vie sociale

    Laurence KAUFMANN, Fabrice CLÉMENT

    Sous la direction de Michel de FORNEL, Cyril LEMIEUX
    Dans Naturalisme versus constructivisme - 2008


    Article

    Le naturalisme est-il l'horizon scientifique des sciences sociales?

    Daniel ANDLER

    Sous la direction de Thierry MARTIN
    Dans Les sciences humaines sont-elles des sciences? - 2011


    Monographie

    Complexity and the Function of Mind in Nature

    Peter GODFREY-SMITH
    Éditeur : Cambridge University Press - 1996


    Monographie

    The Autonomy of mathematical knowledge. Hilbert’s program revisited

    Curtis FRANKS
    Éditeur : Cambridge University Press - 2009


    Monographie

    Darwinism in Philosophy, Social Science and Policy

    Alexander ROSENBERG
    Éditeur : Cambridge University Press - 2000


    Thèse

    Les tentatives contemporaines de sémantique naturaliste et l'héritage peircien : Thèse de doctorat : Philosophie : Université Paris-Est Marne-la-Vallée : 2008, sous la direction de Claudine Tiercelin

    Thomas MARTY
    Éditeur : - 2008


    Article

    Fonction naturelle et fonction morale

    Jérôme RAVAT
    Sous la direction de Marc SILBERSTEIN, Gérard LAMBERT

    Sous la direction de Marc SILBERSTEIN, Gérard LAMBERT
    Dans Matière Première. Revue d'épistémologie - 2010


    Article

    Une théorie naturaliste des phénomènes moraux est-elle possible ?

    Nicolas BAUMARD
    Sous la direction de Marc SILBERSTEIN, Gérard LAMBERT

    Sous la direction de Marc SILBERSTEIN, Gérard LAMBERT
    Dans Matière Première. Revue d'épistémologie - 2010


    Monographie

    Religion, Science and Naturalism

    Willem B. DREES
    Éditeur : Cambridge University Press - 1996


    Article

    Réalisme, pluralisme et naturalisme en biologie

    John DUPRÉ

    Sous la direction de Thierry HOQUET, Francesca MERLIN
    Dans Précis de philosophie de la biologie - 2014


    Monographie

    La silhouette de l'humain : Quelle place pour le naturalisme dans le monde d'aujourd'hui?

    Daniel ANDLER
    Éditeur : Gallimard - 2016


    Article

    Naturalism as a Background Metaphysics

    Paolo VALORE

    Sous la direction de Francesco F. CALEMI
    Dans Metaphysics and Scientific Realism - 2016


    MONOGRAPHIE

    Introduzione a Quine

    • Pages : 204
    • Collection : Maestri del Novecento Laterza
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    • Ville : Roma
    •  
    • ISBN : 88-420-6089-5
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 31-10-2015

    Résumé :

    Italien

    I. Caratteri generali dell’opera di Quine. – II. Verità e analiticità. – III. L’ontologia di Quine. – IV. Il problema del significato. – V. I capricci del riferimento: opacità referenziale, atteggiamenti proposizionali, modalità. – VI. Naturalismo e fisicalismo: l’epistemologia di Quine. – Cronologia della vita e delle opere. – Storia della critica. – Bibliografia. M.-M. V.

     

    MONOGRAPHIE

    Scientific Realism and the Rationality of Science

    • Pages : VIII-154
    • Nombre de volumes : 1
    •  
    • Support : Print
    • Edition : Original
    • Ville : Aldershot, Hampshire
    •  
    • ISBN : 978-0-7546-5888-7
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 01-11-2015

    Résumé :

    Anglais

    The aim of this book is to articulate and defend a scientific realist philosophy of science, and to formulate scientific realism in as clear a manner as possible. – The papers which make up the content of this book have all been published previously : – Chapter 1, «Scientific realism», consists of material drawn from two articles : «What is scientific realism ?», Divinatio 12 (2000), 103-120, and «Scientific realism : an elaboration and a defense», Theoria 98 (2001), 35-54; – Chapter 2, «The God’s eye point of view», was originally published as «Scientific realism and the God’s eye point of view» in Epistemologia XXVII (2004), 211-226. It includes as an appendix a section from «Realism without limits», Divinatio 20 (2004), 145-165; – Chapter 3, «Truth and entity realism», was originally published as «The semantic stance of scientific entity realism» in Philosophia 24, 3-4 (1995), 405-415; – Chapter 4, «Incommensurability and the language of science», combines material which orifinally appeared in «The language of science : meaning variance and theory comparison», Language sciences 22 (2000), 117-136 and «Incommensurability : the current state of play», Theoria 12, 3 (1997), 425-445; – Chapter 5, «Induction and natural kinds», was originally published in Principia 1, 2 (1997), 239-254; – Chapter 6, «Methodological pluralism, normative naturalism and the realist aim of science», was originally published in R. Nola and H. Sankey (eds), After Popper, Kuhn and Feyerabend : recent issues in theories of scientific methods, Australasian studies in history and philosophy of science, Volume 15 (Dordrecht : Kluwer Academic Publishers, 2000), 211-229; – Chapter 7, «Realism, method and truth», was originally published in M. Marsonet (ed.), The Problem of realism (Aldershot : Ashgate, 2002), 64-81; – Chapter 8, «Why is it rational to believe scientific theories are true ?», was originally published in C. Cheyne and J. Worrall (eds), Rationality and reality : conversations with Alan Musgrave (Dordrecht : Springer, 2006), 109-132. M.-M. V.

     

    MONOGRAPHIE

    Relativité de l’ontologie et autres essais

    • Pages : XLII-187
    • Collection : Aubier Philosophie
    • Nombre de volumes : 1
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Traduction de l’anglais (États-Unis)
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 978-2-7007-0172-2
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 03-11-2015

    Résumé :

    Français

    Première édition française à Paris : Aubier, 1977, Collection «Analyse et raisons». – Cet ouvrage réunit six essais dont le troisième, «L’épistémologie naturalisée», est sans doute le texte le plus influent de Quine : référence de la philosophie analytique dans sa version naturaliste, il a été utilisé à la fois comme manifeste philosophique des sciences cognitives, et comme signal d’un renoncement à l’antipsychologisme des pères fondateurs de la philosophie analytique. Quine y affirme que l’épistémologie devient «un chapitre de psychologie», puisqu’elle étudie «un phénomène naturel, à savoir un sujet humain physique» et sa production de théorie (output) à partir de données sensorielles (input). Cette réflexion sur le naturalisme, sur ses limites et sa nature, constitue un élément essentiel de l’héritage philosophique de Quine aujourd’hui. – 1. «Parler d’Objets», allocution prononcée devant la division orientale de l’American Philosophical Association, en 1957, rééditée avec l’autorisation des Proceedings and Addresses de cette association (1958). Cet essai a été détaché des brouillons d’où sortit, en 1960, Word and Object; – 2. «Relativité de l’ontologie», essai présenté à l’Université Columbia les 26 et 28 mars 1968, sous forme d’un couple de conférences portant ce même titre, dans le cadre du premier cycle des conférences John Dewey; publié la même année dans le Journal of Philosophy; – 3. «L’épistémologie naturalisée», communication présentée à Vienne le 9 septembre 1968 au 14e Congrès International de Philosophie; – 4. «Existence et Quantification», communication au Colloque Fact and Existence, Université d’Ontario-Ouest, 4 novembre 1966; – 5. «Espèces naturelles», essai dédié à C. G. Hempel, Université Long Island, Brooklyn, 17 octobre 1967; – 6. «Objets propositionnels», conférence donnée au Amherst College, à l’Université de Michigan, à l’Université de Chicago, et à l’Université d’Illinois à Urbana, au printemps 1965. À paraître dans Critica. M.-M. V.

     

    COLLECTIF

    Naturalisme versus constructivisme

    • Pages : 334
    • Collection : Enquête
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    • Ville : Paris
    •  
    • ISBN : 978-2-7132-2152-1
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 06-11-2015

    Résumé :

    Français

    L’opposition entre naturalisme et constructivisme semble irrémédiable. D’un côté, les versions les plus réductionnistes des sciences cognitives, des neurosciences et des approches évolutionnistes néo-darwiniennes soutiennent que tout fait social peut être rapporté à des mécanismes naturels sous-jacents, produits par l’évolution biologique; d’un autre côté, les approches ultraconstructivistes du social affirment que les prétendus «faits de nature» ne sont rien d’autre que des constructions sociales. Loin d’accepter une paix préservée par une sorte d’indifférence intellectuelle mutuelle entre ces deux courants de pensée antagonistes, le présent ouvrage affirme au contraire la nécessité de les confronter et explore comment l’opposition entre constructivisme et naturalisme peut être surmontée. Publiées ici pour la première fois en français et longuement discutées, les analyses d’Anne W. Rawls rappellent que l’approche praxéologique de Durkheim constitue, aujourd’hui encore, une voie de dépassement prometteuse. La parole est aussi donnée à des sociologues, des philosophes et des historiens pour défendre, à partir de leurs objets propres, les arguments susceptibles d’offrir aux sciences sociales la perspective d’une naturalisation sans réductionnisme. M.-M. V.

     

    ARTICLE

    Epistemological Naturalism and the Normativity Objection

    • Pages : 35 à 49
    •  
    •  
    • DOI : 10.1023/B:ERKE.0000005168.3604
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Résumé :

    Français

    A common objection raised against naturalism is that a naturalized epistemology cannot account for the essential normative character of epistemology. Following an analysis of different ways in which this charge could be understood, it will be argued that either epistemology is not normative in the relevant sense, or if it is, then in a way which a naturalized epistemology can account for with an instrumental and hypothetical model of normativity. Naturalism is here captured by the two doctrines of empiricism and gradualism. Epistemology is a descriptive discipline about what knowledge is and under what conditions a knowledge-claim is justified. However, we can choose to adopt a standard of justification and by doing so be evaluated by it. In this sense our epistemic practices have a normative character, but this is a form of normativity a naturalized epistemology can make room for. The normativity objection thus fails. However, in the course of this discussion, as yet another attempt to clarify the normativity objection, such a naturalistic model will be contrasted with Donald Davidson's theory of interpretation. Even though this comparison will not improve upon the negative verdict upon the original objection, it will be argued that naturalism cannot accept Davidson's theory since it contains at least one constitutive principle – the principle of charity – whose epistemic status is incompatible with the naturalistic doctrine of gradualism. So, if this principle has this role, then epistemology cannot be naturalized.

     

    ARTICLE

    Quine, la science et le naturalisme

    • Pages : 712 à 784
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Résumé :

    Français

    Traduction, signification et schèmes conceptuels; L’analyticité et le conventionnalisme; Holismes et naturalismes; Relativisme, schème conceptuel et anthropologie.

     

    ARTICLE

    Scepticisme et épistémologie externaliste

    • Pages : 163 à 171
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 04-01-2011

    Résumé :

    Français

    Thomas Baldwin examine ici la façon dont l’épistémologie externaliste et naturaliste traite les doutes sceptiques traditionnels. Il soutient que pour donner aux doutes sceptiques le sens qui leur revient, il convient d’adjoindre à l’épistémologie naturalisée ce qu’il appelle le «naturalisme épistémologique» des philosophes du sens commun (Hume, Reid, Wittgenstein) qui soulignent l’irrésistible spontanéité de la formation des croyances ordinaires.

     

    ARTICLE

    Quel naturalisme pour les sciences sociales ?

    • Pages : 9 à 25
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 21-02-2015

    Résumé :

    Français

    Si le programme constructiviste permet de parer au manque de réflexivité de l’approche naturaliste poussée à l’extrême, il comporte trois obstacles épistémologiques majeurs : le charcutage ontologique, la déréalisation, la proximité non réfléchie avec le sens commun critique. Après avoir examiné plusieurs tentatives récentes de sortie du constructivisme, en particulier d’ordre praxéologique, on montre que le programme naturaliste ne peut se poser en alternative crédible qu’à la condition de surmonter les contradictions épistémologiques et théoriques qui l’habitent. La juxtaposition des deux approches est aussi ruineuse : elle ne fait que conforter la posture réductionniste en plaçant la diversité des phénomènes culturels aux marges de l’explication proprement dite. Seul un naturalisme non réductionniste permet de ne pas céder aux sirènes de l’innéisme ou à la fascination pour la thèse néodarwinienne d’une sélection naturelle des variantes culturelles.

    Anglais

    If the constructivist program is a useful antidote to the lack of reflexivity that characterizes the naturalistic approach to social sciences, it also raises three epistemological difficulties : an ontological gerrymandering, a form of useless abstraction and a thoughtless proximity with critical common sense. After scrutinizing several recent approaches, which attempt to overcome these difficulties, we demonstrate that the naturalistic program, in order to contitute a relevant alternative, should first resolve numerous epistemological and theoretical contradictions. We also challenge the idea that the two approaches could complement each other, showing that it only favours a reductionist version of naturalism that denies the empirical centrality of the diversity of cultural phenomena. We outline a non-reductionist version of naturalism and argue that it is the only way to avoid the pitfalls of inneism or of the neo-Darwinian idea of natural selection of cultural variants.

     

    ARTICLE

    Les sciences de la vie, alliées naturelles du naturalisme ? De la diversité des articulations possibles entre biologie et sciences sociales

    • Pages : 187 à 212
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 21-02-2015

    Résumé :

    Français

    Les théories qui, depuis deux siècles, se réfèrent à la biologie en sciences de l’homme sont parfois regardées comme un bloc homogène, unifié par un noyau idéologique commun. Une telle interprétation doit sans doute beaucoup à la prévalence, sur ce thème, d’un mode de critique essentiellement externe. Si cette perspective externe a incontestablement enrichi la connaissance des conditions socio-historiques de l’émergence des discours naturalistes, elle a toutefois conduit à une assez large surestimation de leur unité : ces théories diffèrent très sensiblement les unes des autres, tant par leur contenu théorique que par leur solidité. Par ailleurs, la diffusion de ce mode de critique s’est accompagnée d’une forme de désengagement relatif, de la part des sciences sociales, d’un champ d’investigation, assez largement abandonné aujourd’hui aux théories naturalistes : celui de l’articulation du biologique et du social. Or on peut attendre au moins deux bénéfices d’un intérêt accru pour l’étude de ce champ, qui doit être nettement distingué des théories naturalistes : tout d’abord, des arguments solides – en particulier des arguments internes – pour critiquer le naturalisme sommaire et ses dérives idéologiques sur le terrain même où il prospère; ensuite, la possibilité de procéder à une évaluation critique de la biologie implicite qui s’est développée dans certains pans des sciences sociales – en particulier dans certaines formes sommaires de culturalisme et de constructivisme – sans être soumise à l’expertise empirique, faute de contact et de dialogue réels avec les sciences de la vie.

    Anglais

    Social theories, which have used biology since the beginning of the nineteenth century, are often considered in the social sciences as elements of a homogeneous whole, which share a same ideological structure. Such an interpretation is the consequence of a dominating kind of critique, which is external to this subject. This external point of view has obviously increased the knowledge of the social and historical conditions of the production of naturalistic theories; but it leads to overrating their unity. Indeed, these theories are built with very different concepts and do not have the same degree of scientific value. Besides, this kind of critique was accompanied by a disengagement of the social sciences from the field of research on the relations between biological and sociological phenomena. But a study of this field, which must be clearly distinguished from the naturalistic theories, is important for two reasons : first, il could propose strong arguments – internal arguments – against the simplistic and caricatured forms of naturalism, and their sometimes tragic, ideological drifts; secondly, it could lead to the possibility of a critical evaluation of implicit biology which has spread in some parts of the social sciences – especially in some extreme forms of culturalism or constructionism – without being subjected to any empirical test, because of the lack of a real dialogue between the social sciences and biology.

     

    ARTICLE

    Les formes élémentaires de la vie sociale

    • Pages : 241 à 269
    •  
    •  
    •  
    • Date de création : 04-01-2011
    • Dernière mise à jour : 21-02-2015

    Résumé :

    Français

    Dans la plupart des réflexions méthodologiques et épistémologiques qui sont menées en sciences sociales, l’opposition entre naturalisme et constructivisme recoupe terme à terme l’opposition entre individualisme et holisme. Cet article vise à remettre en question cet a priori épistémologique en entrant, ainsi que le proposent les sciences naturalistes de l’esprit, «dans la tête» des agents sociaux. Ce «détour» par l’esprit montre que les préceptes de l’individualisme méthodologique sont loin de rendre compte du mode d’appréhension «naturel» du monde social. Au contraire, la saisie intuitive des faits sociaux mise en œuvre par les membres ordinaires se rapproche de la compréhension savante préconisée par la sociologie durkheimienne : les «sociologues naïfs» appréhendent les formes sociales, tels que les normes, les formats de relations ou les appartenances de genre ou de race, comme des faits objectifs, sinon des «choses», dont le statut expérientiel est «quasi perceptif». Grâce à cette sociologie naïve, spontanément réaliste et holiste, les individus sont à même d’anticiper le comportement de leurs semblables et d’identifier quelles sont les manières de parler et d’agir appropriées à la situation. L’enquête cognitive et développementale plaide ainsi pour une forme de naturalisme social non réductionniste, fondé aussi bien sur le caractère objectif des faits sociaux que sur les capacités et les attentes qui permettent aux agents sociaux de les détecter et de les catégoriser.

    Anglais

    In most methodological and epistemological reflections in the social sciences, the opposition between naturalism and constructivism confirms the word-to-word opposition between individualism and holism. The article questions this epistemological a priori through a study of social agents, as proposed by natural sciences. This mental «deviation» shows that the precepts of methodological individualism are far from accounting for the manner of «natural» understanding of the social world. On the contrary, the intuitive grasp of social facts applied by ordinary members comes close to the learned understanding recommended by Durkheimian sociology; «naive sociologists» grasp social forms such as norms, size of relations or belonging to gender or race, as objective facts, if not of «things», whose experience is «quasi perceptive». Thanks to this naive, spontaneously realistic and holistic sociology, individuals are given to anticipating the behaviour of their fellows and identifying ways of speaking and acting that suit the situation. The cognitive and developmental inquiry thus pleads for a form of non-reductionist naturalism, based as much on the objective character of social facts as on the capacities and expectations that allow social agents to detect and categorize them.

     

    ARTICLE

    Le naturalisme est-il l'horizon scientifique des sciences sociales?

    • Pages : 15 à 34
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    •  
    •  
    • Date de création : 29-10-2011
    • Dernière mise à jour : 02-03-2015

    Résumé :

    Français

    L'objectif de cet article est d'esquisser la perspective méthodologique grâce à laquelle les sciences sociales peuvent légitimement accéder au statut de sciences authentiques. Ce qui suppose une remise en question de la conception traditionnelle de l'unité de la science véhiculée par les sciences de la nature, dont le modèle est réductionniste. En effet quelle perspective permet à la fois de défendre l'unité et la pluralité des sciences, sans que cette pluralité ne soit subsumée sous un modèle réductionniste essentiellement physicaliste ? Pour l'auteur, cette perspective est nécessairement celle d'un naturalisme pluraliste. Par naturalisme, il faut entendre « la thèse philosophique selon laquelle les sciences doivent et peuvent viser à traiter leurs objets respectifs à la manière des sciences de la nature, car ces objets appartiennent nécessairement à l'ordre de la nature. » (p. 16) Le corollaire central de cette thèse étant l'affirmation de l'unité de la science, par-delà la diversité de ses méthodes et de ses objets dans ses différents champs d'investigation. Mais le pluralisme exige que la diversité des sciences ne soit pas réduite à la physique. Dans une filiation neurathienne, l'auteur soutient donc une thèse naturaliste et pluraliste, c'est-à-dire non réductionniste et non physicaliste, où unité et diversité des sciences coexistent, les sciences sociales pouvant légitimement accéder au statut de sciences authentiques, dans la mesure où l'unité de la science est un idéal régulateur. F. F.

     

    MONOGRAPHIE

    Complexity and the Function of Mind in Nature

    Résumé :

    Anglais

    This book explains the relationship between intelligence and environmental complexity, and in so doing links philosophy of mind to more general issues about the relations between organisms and environments, and to the general pattern of 'externalist' explanations. The author provides a biological approach to the investigation of mind and cognition in nature. In particular he explores the idea that the function of cognition is to enable agents to deal with environmental complexity. The history of the idea in the work of Dewey and Spencer is considered, as is the impact of recent evolutionary theory on our understanding of the place of mind in nature. – Contents : – Part I. Foundations: 1. Naturalism and teleology; 2. Externalism and internalism; 3. Spencer’s Version; 4. Dewey’s version; 5. On construction; 6. The question of correspondence; – Part II. Models: 7. Adaptive plasticity; 8. The signal detection model; 9. Complex individuals, complex populations. – Includes bibliographical references (p. 291-308) and index.

     

    MONOGRAPHIE

    The Autonomy of mathematical knowledge. Hilbert’s program revisited

    • Pages : XIII-213
    •  
    • Support : Print
    • Edition : Original
    • Ville : Cambridge
    •  
    • ISBN : 9780521514378 (hbk.)
    • URL : Lien externe
    •  
    • Date de création : 10-03-2012
    • Dernière mise à jour : 20-03-2015

    Résumé :

    Anglais

    Most scholars think of David Hilbert's program as the most demanding and ideologically motivated attempt to provide a foundation for mathematics, and because they see technical obstacles in the way of realizing the program's goals, they regard it as a failure. Against this view, Curtis Franks argues that Hilbert's deepest and most central insight was that mathematical techniques and practices do not need grounding in any philosophical principles. He weaves together an original historical account, philosophical analysis, and his own development of the meta-mathematics of weak systems of arithmetic to show that the true philosophical significance of Hilbert's program is that it makes the autonomy of mathematics evident. The result is a vision of the early history of modern logic that highlights the rich interaction between its conceptual problems and technical development. – Contents : Preface; – 1. A new science; – 2. David Hilbert's naturalism; – 3. Arithmetization; – 4. Intensionality; – 5. Interpreting G2 for Q; – 6. Autonomy in context. – Includes bibliographical references (p. 200-208) and index. M.-M.V.

     

    MONOGRAPHIE

    Darwinism in Philosophy, Social Science and Policy

    Résumé :

    Anglais

    A collection of essays by Alexander Rosenberg, the distinguished philosopher of science. The essays cover three broad areas related to Darwinian thought and naturalism: – the first deals with the solution of philosophical problems such as reductionism; – the second with the development of social theories; – and the third with the intersection of evolutionary biology with economics, political philosophy, and public policy. Specific papers deal with naturalistic epistemology, the limits of reductionism, the biological justification of ethics, the so-called 'trolley problem' in moral philosophy, the political philosophy of biological endowments, and the Human Genome Project and its implications for policy. Rosenberg's important writings on a variety of issues are here organized into a coherent philosophical framework which promises to be a significant and controversial contribution to scholarship in many areas. – Contents : Introduction. – 1. A field guide to recent species of naturalism; – 2. Naturalistic epistemology for eliminative materialists; – 3. Limits to biological knowledge; – 4. Reductionism redux: computing the embryo; – 5. What happens to genetics when holism runs amok?; – 6. The biological justification of ethics: a best-case scenario; – 7. Moral realism and social science; – 8; Contractarianism and the 'trolley' problem; – 9. Does evolutionary theory give comfort or inspiration to economics?; – 10. The politicial philosophy of biological endowments: some considerations; – 11. Research tactics and economic strategies: the case of the human Genome project. – Includes bibliographical references (p. 243-247) and index.

     

    THÈSE

    Les tentatives contemporaines de sémantique naturaliste et l'héritage peircien

    Thèse de doctorat : Philosophie : Université Paris-Est Marne-la-Vallée : 2008, sous la direction de Claudine Tiercelin

    • Année : 2008
    •  
    • Support : Document imprimé
    • Ville : [s.l.]
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    • Institution : Université Paris-Est
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    • Date de création : 05-10-2012
    • Dernière mise à jour : 22-10-2012

    Résumé :

    Français

    Cette thèse aborde un sujet très débattu dans la philosophie de l’esprit et les sciences cognitives contemporaines : la naturalisation de l’intentionnalité en vue d’une théorie générale de la signification exprimable dans les prédicats des sciences naturelles. La première partie expose comment, à partir des années 1960 a évolué le programme collectif de naturalisation, depuis le fonctionnalisme jusqu’à ce qu’on peut appeler le « tournant naturaliste » du début des années 1970 dû à l’essor des sciences cognitives et à une forte remise en cause du fonctionnalisme, notamment en ce qui concerne la prise en compte de l’indexicalité des significations (Kripke 1971, Putnam 1975). La deuxième partie expose les deux types de stratégies qui s’esquissent alors au début des années 1980 : d’une part la voie de la « sémantique informationnelle » (SI) (initiée par Fred Dretske et poursuivie aussi par Jerry Fodor, ce dernier défendant un symbolisme cérébral) où il s’agit de fonder l’intentionnalité sur des rapports nomologiques informatifs. D’autre part la voie de la « téléosémantique » (TS) (initiée par Ruth G. Millikan, suivie notamment par David Papineau) qui consiste à expliquer le développement de l’intentionnalité jusqu’à la cognition conceptuelle à partir de contraintes évolutionnistes. La troisième partie opère un « tournant sémiotique » en examinant la théorie logique et métaphysique des signes chez Charles S. Peirce (1845-1914), dont Millikan déclare s’être initialement inspirée. Il s’agit de montrer que la conception peircienne de l’intentionnalité, qui conçoit celle-ci comme un processus inférentiel réalisé dans des signes fonctionnant de manière iconique, est effectivement la voie permettant de fonder une nouvelle conception de la représentation symbolique qui évite d’avoir à assumer les présupposés métaphysiques du cognitivisme computationnel propres à la SI ; cela en développant une notion de signe naturel qui rend compte des faits découverts par les sciences cognitives sans tomber pour autant dans le psychologisme. La quatrième partie constitue alors l’ébauche de ce que pourrait être une philosophie de l’esprit élaborée à partir du concept écologique de signe cognitif, celui-ci comportant une dimension logique (une relation triadique, au sens où l’entend la logique des relatifs de Peirce) et une dimension proprement comportementale (également triadique, mais dépourvue d’auto-contrôle : ce pour quoi on crée le concept d’Image comportementale). Un examen sur la question de l’indexicalité montre que la bonne appréhension du problème consiste en effet à bien penser l’articulation entre les fonctions indexicales et iconiques du signe, qui ne prend la forme d’un rapport contrôlé d’intentionnalité seconde que dans le cadre d’un système symbolique régi par des conventions syntaxiques.

    Anglais

    The subject of this thesis is the naturalizing project of intentionality, i.e. a theory of meaning expressible in natural sciences predicates. Part I expose the functionalist program in the 1960’ and its calling into question during the 1970’ by the development of cognitive sciences and indexicality problem (Kripke 1971, Putnam 1975). Part II is devoted to the alternative strategies developed since the beginning of the 1980’. In one hand : the “information semantics”, i.e. a nomic grounded semantics initiated by Fred Dretske (followed by Jerry Fodor). On the other hand: the “teleosemantics” of Ruth G. Millikan (followed by David Papineau) which seeks to found the theory of cognition on evolutionary constraints. Part III proceeds to a “semeiotic turn” by analyzing the logical and metaphysical theory of signs of Charles S. Peirce (1845-1914), one of the most prominent sources of Millikan’s thesis. Indeed, Peirce’s conception of cognition as an inferential process grounded in iconic signs is the very way of a naturalistic theory of symbols which symmetrically avoids the metaphysical prejudices of computational cognitivism and psychologism. Then Part IV try to sketch out the project of an ecological theory of mind based on the concept of a multi-functional intentional sign (a sign of which the inferential function of self-control is not reducible to the simpler behavioural functions). In this part we argue in favour of a new behavioural concept : the “Image”. A last development concerning the indexicality problem tends to prove that the matter consists in an adequate description of the relations between iconic and indexical functions in the sign, by which it is possible to understand the specificity of syntactical and conventional systems of expression.

     

    ARTICLE

    Fonction naturelle et fonction morale

    • Pages : 221 à 239
    •  
    • Support : Document électronique
    • Edition : Originale
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    • Date de création : 30-05-2013
    • Dernière mise à jour : 30-05-2013

    Résumé :

    Français

    Cet article questionne la philosophie morale dans ses rapports avec la biologie de l’évolution, les sciences cognitives et la psychologie. - Bibliographie, pp. 238-239 ; Notice biographique, p. 239.

     

    ARTICLE

    Une théorie naturaliste des phénomènes moraux est-elle possible ?

    • Pages : 241 à 284
    •  
    • Support : Document électronique
    • Edition : Originale
    •  
    •  
    • Date de création : 30-05-2013
    • Dernière mise à jour : 30-05-2013

    Résumé :

    Français

    Cet article questionne la philosophie morale dans ses rapports avec la biologie de l’évolution, les sciences cognitives et la psychologie. - Bibliographie, pp. 279-284 ; Notice biographique, p. 284.

     

    MONOGRAPHIE

    Religion, Science and Naturalism

    • Pages : XVI-314
    •  
    • Support : Print
    • Edition : Original
    • Ville : Cambridge; New York
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    • ISBN : 0521497086
    • URL : Lien externe
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    • Date de création : 24-03-2014
    • Dernière mise à jour : 24-03-2014

    Résumé :

    Anglais

    This book considers the consequences of the natural sciences (physics, biology, neurosciences) for our view of the world. Willem Drees argues that religion and morality are to be understood as rooted in our evolutionary past and neurophysiological constitution. His book takes a more radical naturalist position than most on religion and science. But religion is not dismissed: religious traditions remain important as bodies of wisdom and vision. Physicist-philosopher-theologian Willem Drees offers a religious view of reality rooted in 'the rich possibilities of the natural world,' and he expects progress in religion by means of ongoing interaction with scientific knowledge. In the end, Drees provides a well-crafted survey of the science-religion landscape that also tries to reconcile the humility of science with the hope of religion. – Table of contents : – Preface. – 1. Religion and science: strategies, definitions, and issues; 2. Histories of relationships between science and religion; 3. Theology and knowledge of the world; 4. Theology and knowledge of human nature; 5. Science, religion, and naturalism. – References. – Index.

     

    ARTICLE

    Réalisme, pluralisme et naturalisme en biologie

    • Pages : 169 à 181
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    • Support : Document imprimé
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    • Date de création : 18-12-2015
    • Dernière mise à jour : 18-12-2015

    Résumé :

    Français

    Adoptant une position réaliste et critique, l’auteur de cet article, conscient du caractère incomplet des modèles en général, mais en particulier en biologie, défend une approche pluraliste dans la modélisation des phénomènes biologiques. – Ce texte, d’abord rédigé en anglais par son auteur pour le Précis de philosophie de la biologie, a été traduit en français par Thierry Hoquet.

    F. F.

     

    MONOGRAPHIE

    La silhouette de l'humain

    Quelle place pour le naturalisme dans le monde d'aujourd'hui?

    • Pages : 576
    • Collection : NRF Essais
    • Nombre de volumes : 1
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    • Support : Document imprimé
    • Edition : Originale
    • Ville : Paris
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    • Institution : Université Paris Sorbonne
    • ISBN : 978-2-07-072940-1
    • URL : Lien externe
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    • Date de création : 15-04-2016
    • Dernière mise à jour : 19-04-2016

    Résumé :

    Français

    Ce livre est organisé en cinq grands chapitres. Le chapitre un à la fois dépeint le naturalisme d’un point de vue philosophique, et le défend en mettant en avant une attitude naturaliste qui se traduit dans un engagement naturaliste. Les chapitres deux, trois et quatre, sont consacrés à trois domaines scientifiques à la fois distincts et connectés, respectivement : les sciences cognitives, les neurosciences et les approches évolutionnaires. Enfin, le chapitre cinq décrit une catégorie de phénomènes qui pour l’instant échappe aux méthodes du naturalisme (l’intelligence de l’agent), et, pour terminer, revient sur ce qui est présenté comme la meilleure attitude face au naturalisme. Le premier chapitre commence par décrire le naturalisme : d’abord, de manière générale, l’attitude naturaliste ; ensuite, les formes historiques du naturalisme avec notamment le premier naturalisme américain puis le retour du naturalisme dans la philosophie analytique ; enfin, de manière plus détaillée, le naturalisme contemporain sous ses formes ontologiques et/ou épistémologiques, plus ou moins systématiques, et surtout incarné dans un certain nombre de lieu de débat (la place du surnaturel, l’extension du domaine de la physique, la nature de la philosophie, etc.). L’auteur continue en abordant le problème central de la normativité et des tentatives pour la naturaliser : cybernétique, prise en compte plus générale des motivations et émotions, approche scientifique pas à pas des faits normatifs (avec l’exemple des psychopathologies et des erreurs de raisonnement). Ce deuxième temps débouche sur une difficulté : l’impossibilité de s’en remettre aux faits pour déterminer la réussite du naturalisme. Il en tire la question du dernier temps de la première partie : que faire du naturalisme ? Après avoir décrit des formes non-scientifiques, ordinaires, ou en tout cas libérales, de naturalisme, l’auteur s’engage dans une autre voie : retrouver l’esprit du naturalisme, une attitude naturaliste qui donne lieu à un engagement à la fois théorique et pratique, à des programmes de recherche. Le deuxième chapitre est consacré aux sciences cognitives et à leur volonté de naturaliser l’esprit. Dans un premier temps, l’auteur en retrace l’histoire en partant de la première cybernétique et du fonctionnalisme, et en abordant la question de l’implémentation dans le système nerveux central et plus généralement dans un système biologique lui-même inséré dans l’évolution. Dans un deuxième temps, l’auteur traite de la question centrale de l’intelligence et la théorie censée en rendre compte : la modularité, décrite dans son projet initial et dans ses différentes versions. Un point est particulièrement développé, celui de la part de l’inné dans la cognition. Dans un troisième temps, l’auteur décrit l’exigence faite aux sciences cognitives de prendre en compte l’intentionnalité, la conscience, la causalité mentale, d’un côté, et le corps, les affects, les émotions, le contexte, de l’autre. Le constat est fait d’une multiplication des théories sans grand consensus. Le troisième chapitre est consacré aux neurosciences. Pour commencer, l’auteur insiste sur l’apparence d’évidence de l’idée selon laquelle les neurosciences sont la science de l’esprit, écartant un certain nombre d’objections et décrivant l’essor des neurosciences cognitives. La doctrine neuronale est développée de manière plus détaillée notamment quant à la question des bases neuronales des fonctions mentales, avec la question du localisationnisme et du programme correspondantiste maximal. Dans un deuxième grand mouvement, l’auteur se penche sur la question de la neuro-imagerie, à la fois d’un point de vue historique et méthodologique, en faisant place à ses critiques, mais aussi à des découvertes non fondées sur la neuro-imagerie dans le domaine de la vision, des neurones-miroirs et de ce qui apparaît comme en-deçà ou au-delà des facultés (neuro-calcul et auto-compréhension de l’individu). Le chapitre se termine par une description des mises en cause du paradigme dominant des neurosciences cognitives et une réflexion plus générale sur le rapport entre neurosciences et sciences cognitives. Le quatrième chapitre est consacré aux approches évolutionnaires de l’homme et de la société. Dans un premier temps, après avoir dessiné les grandes lignes d’un évolutionnisme minimal, l’auteur décrit de manière détaillée la psychologie évolutionnaire, notamment sa version forte dans le « programme de Santa Barbara ». Face aux différentes critiques adressées à ce programme (concernant la théorie de l’évolution, la prise en compte du cerveau, l’utilisation de la modularité, etc.), il en défend la dimension heuristique en prenant trois exemples. Dans un deuxième temps, à partir de cette psychologie évolutionnaire, l’auteur s’attaque à la socialité profonde de l’homme : le but est de considérer l’évolution culturelle comme un phénomène naturel, en soulignant le rôle du cerveau social et d’un processus de coévolution gène-culture. La cinquième et dernière partie revient de manière plus générale sur l’attitude à adopter face au naturalisme. Dans un premier temps, l’auteur décrit un phénomène échappant pour l’instant aux méthodes du naturalisme : l’intelligence de l’agent, en insistant particulièrement sur la notion de contexte et sur le caractère approprié du comportement, pour rendre compte de la normativité en jeu. De cette limite à la naturalisation de l’individu, l’auteur tire un certain nombre de conclusions concernant la possibilité de naturaliser le réel, et finit en développant l’idée centrale d’un naturalisme critique. P. F.

    Anglais

    The book is organised in five chapters. Chapter one both depicts naturalism in a philosophical point of view, and defends it pointing out a naturalistic attitude, which has to express in a naturalistic commitment. Chapters two, three and four, are devoted to three scientific domains, both distinct and connected, respectively: cognitive sciences, neurosciences and evolutionary approaches. Finally chapter five describes a category of phenomena, which escapes for the moment to naturalism’s methods (agent’s intelligence), and comes back to what is presented as the best attitude towards naturalism. The first chapter begins describing naturalism: firstly, in a general way, the naturalistic attitude; then naturalism’s historical forms, especially the first American naturalism and naturalism’s return in analytical philosophy; finally, in a more detailed way, contemporary naturalism in all its ontological and/or epistemological forms, more or less systematic, which expresses in some debates (the place of supernatural, the extension of physics, the nature of philosophy, etc.). The author goes on broaching the central problem of normativity and some attempts to naturalise it: the cybernetic, the account of motivation and emotion, the step-by-step scientific approach of normative facts. This second moment leads to a difficulty: the impossibility to leave it up to facts in order to determine whether naturalism succeeds. Therefore the question is: what must we do with naturalism? After a description of non-scientific, or ordinary, or liberal, forms of naturalisms, the author goes in another direction: to go back to naturalism’s spirit, naturalism’s attitude, which expresses in a commitment both theoretical and practical, and in research programs. The second chapter is devoted to cognitive sciences and to their will to naturalise the mind. In a first moment the author traces their history from the first cybernetic and functionalism, and broaches the question of the implementation in the central nervous system and more generally in a biological system, inserted in evolution. In a second moment the author deals with the central question of intelligence and the theory supposed to give an account of it: the modularity, described in its initial form and in its different versions. A point is described more particularly: the innateness in cognition. In a third moment the author describes the requirement for the cognitive science to take into account intentionality, consciousness, mental causality, on one side, and affects, emotions, context, on the other. An analysis is made of the multiplication of theories without consensus. The third chapter is devoted to neurosciences. To begin the author insists on the apparent obviousness of the idea according to which neurosciences are the sciences of mind. The neuronal doctrine is developed in a more detailed way, particularly as regards to the question of the neuronal basis of mental functions, the question of localisationism and the maximal correspondentist program. In a second moment the author focuses on the question of neuroimaging, both in a historical and methodological points of view, making room for criticisms and discoveries that were not made by neuroimaging (in the domain of vision, mirror neurons, neurocalculus and self understanding of the individual). The chapter ends by a description of the criticisms against the dominant paradigm in cognitive neurosciences and a more general reflexion on the connection between neurosciences and cognitive sciences. The fourth chapter is devoted to the evolutionary approaches of man and society. In a first moment, after a general description of a minimal evolutionism, the author describes in a detailed way the evolutionary psychology, especially its strong version in the “Santa Barbara program”. In front of the different criticisms to this program, the author defends its heuristic dimension with three examples. In a second moment, from this evolutionary psychology, he focuses on man’s profound sociality: the aim is to see the cultural evolution as a natural phenomenon, highlighting the role of the social brain and of a process of coevolution gene-culture. The fifth and last chapter comes back to the attitude to adopt in front of naturalism. In a first moment the author describes a phenomena escaping for now to naturalism’s methods: agent’s intelligence, and focuses especially on the notion of context and the appropriateness of the behaviour, in order to give an account of normativity. From this limit in human’s naturalisation, he draws some conclusions about the possibility of naturalising reality, and develops the central idea of a critic naturalism. P. F.

     

    ARTICLE

    Naturalism as a Background Metaphysics

    • Pages : 253 à 260
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    • Support : Document imprimé
    • Edition : Original
    •  
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    • Date de création : 10-01-2017
    • Dernière mise à jour : 10-01-2017

    Résumé :

    Français

    Armstrong définit le naturalisme comme la thèse selon laquelle : 1) il existe un système spatio-temporel (l'espace-temps d'une part, ce qu'il contient d'autre part) et 2) il n'existe rien d'autre. L'auteur considère la partie positive de la thèse comme triviale (négligeant ainsi la possible disparition de l'espace-temps dans certaines théories physiques en construction), et la seconde partie négative comme étant justifiée a priori, et non a posteriori, ce qui est problématique dans la mesure où le naturalisme est supposé trouver sa justification a posteriori. B.L.B.

     
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