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Arnold Van Gennep : Du folklore à l’ethnographie
Sous la direction de Daniel FABRE, Christine LAURIÈREÉditeur : Éditions du CTHS - 2018
Introduction : Arnold Van Gennep, passeur aux gués de l’ethnographie
Christine LAURIÈRESous la direction de Daniel FABRE, Christine LAURIÈREDans Arnold Van Gennep - 2018
Luttes de définition autour de la notion de folklore. Van Gennep, Saintyves, Varagnac (1910-1950)
Arnauld CHANDIVERTSous la direction de Daniel FABRE, Christine LAURIÈREDans Arnold Van Gennep - 2018
Daniel Fabre, « La question de l’art populaire : quête, enquêtes »
Daniel FABRESous la direction de Daniel FABRE, Christine LAURIÈREDans Arnold Van Gennep - 2018
Esprit(s) de folklore(s). Georges Henri, André, Arnold…et les autres au prisme de Roger Lecotté
Nicolas ADELLSous la direction de Daniel FABRE, Christine LAURIÈREDans Arnold Van Gennep - 2018
Pour un folklore vivant aux racines du peuple. Van Gennep et Henry Poulaille, convergences anarchistes
Jean-Paul MORELSous la direction de Daniel FABRE, Christine LAURIÈREDans Arnold Van Gennep - 2018
[Ouvrage collectif sous la direction de Daniel Fabre & Christine Laurière]. – Arnold Van Gennep est un ethnologue qui fut à l’origine des travaux d’ethnographie appliquée aux sociétés européennes et, dans son cas, de la France. Son Manuel de folklore français contemporain (3 vol. 1937-1958), fruit de plus de 20 ans de travail, fait référence dans le domaine. Son œuvre, des Rites de passage (1909)jusqu’au Manuel, est l’objet depuis 25 ans de rééditions multiples. Elle est analysée par de nombreux travaux universitaires cherchant à retracer la trajectoire du personnage, depuis sa formation à l’EPHE sous la houlette de Léon Marillier jusqu’à son atterrissage institutionnel tardif et somme toute fragile (il faut attendre la création du CNRS et l’après-guerre pour cela). Le rôle de Van Gennep dans la constitution de l’ethnologie de la France dans la première moitié du XXe siècle est pourtant attesté. L’ouvrage propose ainsi, à la suite du colloque tenu en octobre 2011 à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) sous l’intitulé « Arnold Van Gennep (1873-1957). Terrains, oppositions, réseaux », un « essai de biographie collective » (Introduction, p. 9), afin de mettre en lumière « de façon critique et circonstanciée, le champ des oppositions dans lequel évolua Arnold Van Gennep » (Ibid.). À travers Van Gennep c’est en effet le passage à la science et à l’autonomie d’une discipline, l’ethnographie et l’ethnologie des sociétés européennes, qui peut se lire. Discipline longtemps tenue dans l’ombre d’une part de l’ethnologie « exotique » (l’ethnologie se définissant par l’étude du lointain plutôt que du proche, l’étude du fonctionnement des sociétés extra-européennes plutôt que des manières d’être dans les milieux sociaux les plus variés d’univers plus familiers et européens), d’autre part de sa devancière « le folklore » dont elle hérite et qu’elle cherche à mieux définir sans en abandonner le nom dans un premier temps, elle eut à batailler pour définir ses méthodes et ses objectifs indépendamment de trois disciplines voisines : l’histoire, la sociologie (en particulier durkheimienne), l’anthropologie physique de la Société d’anthropologie.« Dissident structurel » (désignation proposée par une contributrice de l’ouvrage, Emmanuelle Sibeud), dissidence en partie redevable d’une philosophie de vie anarchiste tôt adoptée par l’auteur des Rites de passage, VG agit comme le révélateur du développement de la photographie argentique, faisant apparaître par ses prises de position, qui lui valent reconnaissances ou exclusions, les grandes masses qui déterminent les forces et centres de gravité du champ des sciences de l’homme en cours de professionnalisation et d’institutionnalisation à la fin du XIXe et tout au long de la première moitié du XXe siècle. L’ouvrage se propose ainsi de suivre la vie de Van Gennep en quatre temps qui sont aussi quatre confrontations à des domaines disciplinaires où se taillent peu à peu les contours de l’ethnologie des sociétés européennes. La première partie (« Interroger la pensée primitive ») revient sur la formation de Van Gennep chez les historiens des religions, en particulier à l’EPHE et, au sein de celle-ci, le rôle qu’a pu y jouer Léon Marillier (Giordana Charuty). On y suit les premiers travaux de Van Gennep sur les naissances vierges (Frederico Delgado Rosa) ou sur le totémisme (André Mary). La deuxième partie (« Chroniques de la vie d’un ethnographe ») revient sur les difficultés (personnelles et académiques) qu’a rencontrées Van Gennep à l’orée de sa carrière académique : l’échec d’une inscription académique en Suisse où son poste à Neuchâtel lui est retiré pour des raisons politiques (Serge Reubi), la difficulté de faire jouer les réseaux ministériels et ceux de l’administration coloniale pour développer une ethnologie à sa convenance (Emmanuelle Sibeud), les résultats en demi-teinte de l’enquête de terrain en Algérie menée en 1911 (François Pouillon). La troisième partie (« Ethnologie, folklore, histoire ») montre un Van Gennep qui rompt avec son intérêt pour l’ethnologie des domaines extra-européens (Madagascar, Australie, Algérie) pour se consacrer à la constitution de l’ethnologie de la France. Van Gennep participe ainsi de ce moment de réappropriation scientifique du folklore où il se trouve en conflit avec des chercheurs comme Saintyves ou Varagnac (Arnauld Chandivert). L’enjeu de ce développement du folklore se double d’une attention aux arts et traditions populaires se difractant en querelles de méthode et de mises en œuvre de la discipline, en lien notamment avec la dimension muséographique ou de recherche que doit adopter le domaine (Daniel Fabre, Sylvie Sagnes). Il faut une étude fine des réseaux et une dimension d’anthropologie et sociologie des pratiques savantes pour suivre l’évolution de la discipline, ce qu’offre la quatrième et dernière partie de l’ouvrage (« Des réseaux savants rivaux »). L’ouvrage éclaire ainsi les différents liens qui font la vie d’un chercheur et l’histoire de sa discipline. L’ouvrage aborde ainsi le lien et les trajectoires différenciées de Mauss et Van Gennep (Christine Laurière), la constitution des études folkloriques en France de la fin des années 30 jusqu’à la fin de la vie de Van Gennep (et au-delà) via la figure d’un personnage secondaire mais pivot qui a laissé une riche documentation, Roger Lecotté (Nicolas Adell). Enfin l’ouvrage met en lumière les liens de Van Gennep avec les cercles anarchistes par où se jouent d’autres développements de la discipline (Jean-Paul Morel). Un chapitre épilogue portant sur le statut de classique acquis au fil du temps par Les Rites de passage vient clore ce parcours d’une vie de savant par où se découvre la vie d’une discipline (Thierry Wendling). – Portrait de Van Gennep, p. 4 ; Introduction, pp.5-20 ; Parties I à IV + épilogue, pp. 21-341 ; Bibliographie, pp. 343-361 ; Repères bio-bibliographiques, pp. 363-366 ; Présentation des auteurs, pp. 367-371 ; Table des matières, pp. 372-373.
V. B.
L’introduction met en perspective la trajectoire
scientifique de Van Gennep avec la réception qu’a pu en proposer
l’anthropologue Daniel Fabre, co-directeur de l’ouvrage, décédé peu de temps
avant sa réalisation. La co-directrice, Christine Laurière, établit ainsi à la
fois le programme de l’ouvrage en même temps qu’elle rend un hommage vibrant à
Daniel Fabre qui, comme Van Gennep, fut un grand passeur en sciences humaines.
V. B.
Le chapitre 7 cherche à
démêler les conflits de définition autour de la discipline
« folklore » à partir des trajectoires croisées de trois protagonistes :
Saintyves, Varagnac et VG. Les premiers sont attachés à une inscription du
folklore dans le giron de la discipline historique, percevant les traditions
populaires comme des résidus du passé, résidus en voie de disparition qu’il
s’agit donc de conserver sous la forme d’un patrimoine. VG s’attache davantage
à l’aspect vivant de ces coutumes et pratiques populaires. Il veut inscrire le
folklore dans l’ethnographie et en faire une étude de phénomènes vivants, une
étude pour cette raison relevant des sciences du vivant présent et non du mort
passé.
V. B.
Le chapitre 8 éclaire la définition que VG attache aux arts populaires, refusant de voir dans ces derniers des vestiges du passé qu’il faudrait reproduire pour entretenir une nostalgie à destination de commémorations à visée touristique. VG met en avant la définition d’un art vivant, signe d’un peuple-demos possesseur de son destin et créateur de son cadre d’existence, de ses représentations et acteur de la circulation et des usages de ses propres productions culturelles.
V. B.
Le chapitre 11 évoque à travers le parcours de Roger Lecotté, personnage second mais non secondaire, le devenir du folklore en France. Venu sur le tard au Folklore, Lecotté aura un rôle d’organisateur des études folkloriques et deviendra un ami très cher de VG, de la fin des années 30 jusqu’à la mort de l’auteur du Manuel du folklore français. À travers la correspondance et la riche documentation archivée de Lecotté, on peut mesurer plus finement les stratégies de rupture et de rapprochement suivies par VG pour faire vivre les études folkloriques.
V. B.
Le chapitre 12 met en perspective une série de
documents qui attestent des liens de VG avec le milieu anarchiste tout au long
de son existence, et plus précisément la traduction de ces liens dans des
travaux de recherche portant sur la culture populaire. Il étudie notamment la
rencontre de VG avec Henry Poulaille, éditeur et promoteur de la
« littérature prolétarienne ». Poulaille et VG vont mettre sur pied
des revues éphémères visant à mettre à l’honneur un folklore vivant.
V. B.